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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2102144

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2102144

mardi 19 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2102144
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSCP VIGNON ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 18 juin 2021 et 7 janvier 2022, M. et Mme E, représentés par Me Vignon, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 21 janvier 2021 par lequel le premier adjoint du maire de la commune de Clairfontaine a délivré à M. D un permis de construire tendant à la transformation et à l'extension d'une grange en habitation et à la construction d'un garage sur la parcelle cadastrée rue du Dr B sur le territoire de la commune, ensemble la décision du 22 avril 2021 rejetant leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Clairfontaine et de M. D la somme totale de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- ils ont qualité à agir en tant que voisins immédiats de la parcelle litigieuse ;

- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente, le premier adjoint au maire signataire de l'arrêté ne justifiant pas d'une délégation de signature régulièrement publiée ;

- il méconnait l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, dès lors que le pétitionnaire n'avait pas la qualité de propriétaire de la parcelle en litige et qu'il n'avait pas fourni de preuve de sa qualité lors du dépôt de sa demande de permis de construire ;

- le projet présentait une surface de plancher supérieure au seuil fixé par les dispositions de l'article L. 431-3 du code de l'urbanisme et nécessitait ainsi le recours à un architecte ;

- l'arrêté méconnait l'article R. 111-17 du code de l'urbanisme, dès lors que la construction est à moins de quatre mètres de la limite séparative des fonds ;

- il méconnait l'article R. 111-3 du code de l'urbanisme, dès lors que le projet les prive potentiellement de lumière et d'intimité.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2021, la commune de Clairfontaine conclut au rejet de la requête, à ce que soit mis à la charge de M. et Mme E la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 code de justice administrative et les entiers dépens.

Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

La requête a été communiquée à M. D, qui n'a pas produit d'écritures dans la présente instance.

Par une ordonnance du 25 août 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 septembre 2022 à 12h00.

Par un courrier du 16 novembre 2023, les parties ont été invitées, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, à présenter leurs observations sur un éventuel sursis à statuer dans l'attente de la régularisation, dans un délai de deux mois, du vice résultant de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée, compte tenu de l'absence de désignation de cet auteur par une délibération du conseil municipal de la commune de Clairfontaine, en méconnaissance de l'article L. 422-7 du code de l'urbanisme.

Des observations en réponse ont été présentées le 20 novembre 2023 pour M. D et ont été communiquées aux parties le 21 novembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Parisi, conseillère,

- et les conclusions de M. Lapaquette, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 27 mars 2020, le maire de la commune de Clairfontaine a délivré à M. D un permis de construire tendant à la transformation et à l'extension d'une grange en habitation sur la parcelle cadastrée rue du Dr B sur le territoire de cette commune. Par un courrier du 20 novembre suivant, M. D a demandé au maire de cette commune le retrait de cet arrêté et a déposé, le même jour, une nouvelle demande de permis de construire tendant à la transformation et à l'extension d'une grange en habitation et à la construction d'un garage sur la même parcelle. Par un arrêté du 21 janvier 2021, le premier adjoint du maire de la commune de Clairfontaine a retiré l'arrêté du 27 mars 2020 et a délivré l'autorisation sollicitée. Par la présente requête, M. et Mme E demandent au tribunal d'annuler cet arrêté en tant qu'il délivre le permis de construire sollicité, ensemble la décision du 22 avril 2021 rejetant leur recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, ainsi que dans les communes qui se sont dotées d'une carte communale après la date de publication de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové. Dans les communes qui se sont dotées d'une carte communale avant cette date, le maire est compétent, au nom de la commune, après délibération du conseil municipal. En l'absence de décision du conseil municipal, le maire est compétent, au nom de la commune, à compter du 1er janvier 2017. Lorsque le transfert de compétence à la commune est intervenu, il est définitif ; / b) Le préfet ou le maire au nom de l'Etat dans les autres communes ".Et aux termes de l'article L. 422-7 du code de l'urbanisme : " Si le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale est intéressé au projet faisant l'objet de la demande de permis ou de la déclaration préalable, soit en son nom personnel, soit comme mandataire, le conseil municipal de la commune ou l'organe délibérant de l'établissement public désigne un autre de ses membres pour prendre la décision ".

3. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le maire de la commune de Clairfontaine, propriétaire de la parcelle d'assiette du projet, a signé le 18 janvier 2020 un compromis de vente avec M. D portant sur cette parcelle, et que cet acte stipulait une condition suspensive de la vente tendant à l'obtention de l'autorisation de construire un bâtiment à usage d'habitation. Dans ces conditions, le maire de la commune de Clairfontaine était intéressé à la délivrance du permis de construire en litige au sens des dispositions précitées de l'article L. 422-7 du code de l'urbanisme.

4. D'autre part, il est constant que la commune de Clairfontaine était dotée, à la date de la décision attaquée, d'une carte communale, de telle sorte que les permis de construire sont délivrés par le maire, ou sur délégation, au nom de la commune. Par conséquent, il appartenait au conseil municipal de la commune de Clairfontaine, en application des dispositions précitées de l'article L. 422-7 du code de l'urbanisme, de désigner un autre de ses membres pour statuer sur la demande de M. D. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. A C, premier adjoint du maire de la commune de Clairfontaine, n'a pas été régulièrement désigné à cette fin par une délibération du conseil municipal de cette commune. A cet égard, la circonstance que M. C bénéficie d'une délégation de fonctions consentie par le maire dans le cadre de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales ne permet pas de faire regarder l'arrêté attaqué comme pris conformément à l'article L. 422-7 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté du 21 janvier 2021 doit être accueilli.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / b) Soit, en cas d'indivision, par un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire ; () ". Et aux termes de l'article R. 431-5 du même code : " La demande de permis de construire précise : () / La demande comporte également l'attestation du ou des demandeurs qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R.423-1 pour déposer une demande de permis ".

6. Il résulte de ces dispositions que les demandes de permis d'aménager doivent seulement comporter l'attestation du pétitionnaire qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 cité ci-dessus. Les autorisations d'utilisation du sol, qui ont pour seul objet de s'assurer de la conformité des travaux qu'elles autorisent avec la législation et la réglementation d'urbanisme, étant accordées sous réserve du droit des tiers, il n'appartient pas à l'autorité compétente de vérifier, dans le cadre de l'instruction d'une demande de permis, la validité de l'attestation établie par le demandeur. Toutefois, lorsque l'autorité saisie de la demande vient à disposer au moment où elle statue, sans avoir à procéder à une instruction lui permettant de les recueillir, d'informations de nature à établir le caractère frauduleux de cette attestation ou faisant apparaître, sans que cela puisse donner lieu à une contestation sérieuse, que le pétitionnaire ne dispose, contrairement à ce qu'implique l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, d'aucun droit à la déposer, il lui revient de refuser pour ce motif le permis sollicité.

7. Il ressort des pièces du dossier que M. D a attesté, en signant le formulaire cerfa utilisé pour sa demande de permis de construire, qu'il disposait d'une qualité requise pour procéder à cette demande. Il ressort d'ailleurs des pièces du dossier que la qualité dont M. D s'est prévalu découlait du compromis de vente mentionné au point 3 du présent jugement. Par suite, et alors que, contrairement à ce que soutiennent les requérants, M. D n'avait pas à joindre une copie de ce compromis, à sa demande de permis de construire, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme doit être écarté.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 431-1 du code de l'urbanisme : " Conformément aux dispositions de l'article 3 de la loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 sur l'architecture, la demande de permis de construire ne peut être instruite que si la personne qui désire entreprendre des travaux soumis à une autorisation a fait appel à un architecte pour établir le projet architectural faisant l'objet de la demande de permis de construire. ". Et aux termes de l'article L. 431-3 du même code : " Conformément aux dispositions de l'article 4 de la loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 sur l'architecture, par dérogation à l'article L. 431-1, ne sont pas tenues de recourir à un architecte les personnes physiques ou exploitations agricoles et les coopératives d'utilisation de matériel agricole qui déclarent vouloir édifier ou modifier, pour elles-mêmes, une construction de faible importance dont les caractéristiques, notamment la surface maximale de plancher, sont déterminées par décret en Conseil d'Etat. Ces caractéristiques peuvent être différentes selon la destination des constructions. Pour les constructions édifiées ou modifiées par les personnes physiques, à l'exception des constructions à usage agricole, la surface maximale de plancher déterminée par ce décret ne peut être supérieure à 150 mètres carrés. ". Et aux termes de l'article L. 111-14 du code de l'urbanisme : " Sous réserve des dispositions de l'article L. 331-10, la surface de plancher de la construction s'entend de la somme des surfaces de plancher closes et couvertes, sous une hauteur de plafond supérieure à 1,80 m, calculée à partir du nu intérieur des façades du bâtiment. / Un décret en Conseil d'Etat précise notamment les conditions dans lesquelles peuvent être déduites les surfaces des vides et des trémies, des aires de stationnement, des caves ou celliers, des combles () ". Enfin, aux termes de l'article R. 111-22 du même code : La surface de plancher de la construction est égale à la somme des surfaces de plancher de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades après déduction : / 1° Des surfaces correspondant à l'épaisseur des murs entourant les embrasures des portes et fenêtres donnant sur l'extérieur ; / 2° Des vides et des trémies afférentes aux escaliers et ascenseurs ;

/ 3° Des surfaces de plancher d'une hauteur sous plafond inférieure ou égale à 1,80 mètre ;

/ 4° Des surfaces de plancher aménagées en vue du stationnement des véhicules motorisés ou non, y compris les rampes d'accès et les aires de manœuvres ; () ".

9. Il ne ressort ni du formulaire cerfa déposé par M. D qui mentionne une surface de plancher créée de 149,63 m2, ni du plan de situation et des relevés dimensionnels PCMI3 qui y sont joints, ni d'aucune pièce du dossier que la surface de plancher créée totale prévue par le projet excéderait 150 m2. Par suite, et alors que les calculs des requérants ne tiennent d'ailleurs pas compte des déductions, prévues à l'article R. 111-22 du code de l'urbanisme, de l'épaisseur des murs et de la surface de plancher du garage, ce projet ne saurait être regardé comme présentant une surface de plancher supérieure au seuil fixé par les dispositions citées au point précédent, à compter duquel le recours à un architecte était requis. Par suite, le moyen tiré, sur le fondement des articles L. 431-1 et L. 431-3 du code de l'urbanisme, de la nécessité du recours à un architecte doit être écarté.

10. En quatrième lieu, termes de l'article R. 111-1 du code de l'urbanisme : " Le règlement national d'urbanisme est applicable aux constructions et aménagements faisant l'objet d'un permis de construire, d'un permis d'aménager ou d'une déclaration préalable ainsi qu'aux autres utilisations du sol régies par le présent code. / Toutefois les dispositions des articles

R. 111-3, R. 111-5 à R. 111-19 et R. 111-28 à R. 111-30 ne sont pas applicables dans les territoires dotés d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu. / () ". Et aux termes de l'article R. 111-17 du code de l'urbanisme : " A moins que le bâtiment à construire ne jouxte la limite parcellaire, la distance comptée horizontalement de tout point de ce bâtiment au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à trois mètres. ".

11. Dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet nécessitait un remblai, la hauteur indiquée doit être regardée comme ayant été mesurée à partir du terrain naturel. Il ressort des plans que la hauteur de l'extension projetée s'élève, au-dessus du terrain naturel, à 5,1 mètres au faîtage et à 3 mètres à l'égout du toit. Par ailleurs, il ressort de ces mêmes pièces que la distance de l'extension projetée avec la limite de propriété est de 3,9 mètres. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-17 du code de l'urbanisme doit être écarté.

12. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-3 de ce code : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est susceptible, en raison de sa localisation, d'être exposé à des nuisances graves, dues notamment au bruit. ".

13. M. et Mme E se bornent à soutenir, à l'appui de ce moyen, que le projet les privera de lumière et d'intimité. Toutefois, ce moyen ne peut qu'être écarté dès lors que les dispositions dont les requérants se prévalent n'ont pas pour effet de protéger les tiers au projet autorisé par le permis de construire litigieux mais visent le cas dans lequel le projet lui-même est susceptible d'être exposé à de telles nuisance. Par ailleurs, la circonstance que la construction projetée causerait aux requérants des troubles de voisinage, à la supposer établie, est sans incidence sur la légalité de la décision contestée, dès lors qu'une autorisation d'urbanisme est délivrée sous réserve du droit des tiers.

Sur la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :

14. Aux termes des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées () contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé. ".

15. Un vice entachant le bien-fondé de l'autorisation d'urbanisme est susceptible d'être régularisé sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, même si cette régularisation implique de revoir l'économie générale du projet en cause, dès lors que les règles d'urbanisme en vigueur à la date à laquelle le juge statue permettent une mesure de régularisation qui n'implique pas d'apporter à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même.

16. En l'espèce, le vice retenu au point 4, tenant à l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée, est susceptible d'être régularisé sans remettre en cause la nature même du projet. Par suite, les parties ayant été appelées à présenter leurs observations sur ce point, il y a lieu de surseoir à statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête afin de permettre cette régularisation, qui devra être communiquée au tribunal dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il y a lieu, enfin, de surseoir à statuer sur les conclusions relatives aux frais d'instance et aux dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il est sursis à statuer sur la requête de M. et Mme E.

Article 2 : La commune de Clairfontaine devra justifier, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, des mesures permettant de régulariser l'illégalité relevée au point 4 du présent jugement.

Article 3 : Tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. G E et Mme I E, à M. F D et à la commune de Clairfontaine.

Délibéré après l'audience du 21 novembre 2023 à laquelle siégeaient :

- M. Binand, président,

- Mme H et Mme Parisi, conseillères.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2023.

La rapporteure,

Signé

J. PARISI

Le président,

Signé

C. BINAND

Le greffier,

Signé

N. VERJOT

La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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