LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2102610

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2102610

jeudi 20 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2102610
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantWOIMANT GEORGINA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 27 juillet 2021, 14 septembre 2021, 26 septembre 2021, 5 octobre 2021, 15 octobre 2021, 10 novembre 2021, 27 février 2022 et 8 juillet 2022, M. A B, représenté par Me Woimant, demande au tribunal d'annuler la décision du 29 juin 2021 par laquelle la commission de discipline compétente à l'égard des usagers de l'université de Picardie Jules Verne a prononcé à son encontre la sanction d'exclusion de cette université.

Il soutient que :

- la fraude n'est pas constituée dès lors que s'il était en possession de certains documents, ces derniers n'étaient pas en lien avec l'évaluation ;

- la sanction prononcée à son encontre est disproportionnée par rapport aux faits reprochés ;

- il a besoin d'une attestation de réussite afin de poursuivre ses études et de renouveler son titre de séjour.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 décembre 2021, l'université de Picardie Jules Verne conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une décision du 13 avril 2022, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Galle, présidente-rapporteure,

- les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique,

- et les observations de Mme C, représentant l'université de Picardie Jules Verne.

Considérant ce qui suit :

1. M. B était inscrit en troisième année de licence de langues et cultures étrangères à l'université de Picardie Jules Verne durant l'année universitaire 2020/2021. Par une décision du 29 juin 2021, dont M. B demande l'annulation, la commission de discipline compétente à l'égard des usagers de l'université a prononcé à son encontre la sanction disciplinaire d'exclusion de l'université, pour fraude par possession de documents non autorisés durant une épreuve, en récidive. Cette sanction a emporté la nullité de l'épreuve pour laquelle la fraude a été constatée.

2. Aux termes du point II, paragraphe 2, relatif aux " sujets d'examen " du règlement des examens de l'université de Picardie Jules Verne du 17 juin 2011, mis à jour le 24 février 2016 : " L'enseignant est responsable du sujet qu'il donne. Il précise sur le sujet, les documents ou matériels autorisés (). En l'absence d'indication, aucun matériel ou document ne sera autorisé ". Aux termes du III, paragraphe 3, relatif à la " prévention des fraudes ", " sera considéré comme une tentative de fraude le fait pendant l'épreuve d'utiliser ou même de conserver avec soi des documents ou matériels non autorisés () ".

3. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un étudiant ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire sont matériellement établis et constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.

4. D'une part, il ressort des pièces du dossier et notamment du rapport d'instruction pour la section disciplinaire du 29 juin 2021 que lors de l'examen littérature d'Amérique latine ayant eu lieu le 27 avril 2021, M. B a été surpris en possession de documents non autorisés. L'intéressé fait valoir que les documents en question, posés sur sa table, étaient des documents imprimés issus d'une conversation sur un réseau social, envoyés par un correspondant argentin, et relatif aux explorateurs des royaumes de Castille et d'Aragon, et que ces documents étaient sans lien avec l'épreuve. Toutefois, il n'est pas contesté que ces documents, qui n'étaient pas mentionnés sur le sujet d'examen comme étant autorisés, étaient par conséquent interdits en application des dispositions citées au point 2 du règlement des examens de l'université. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que la commission disciplinaire de l'université de Picardie Jules Verne a inexactement qualifié les faits qui lui sont reprochés en estimant que la tentative de fraude était établie en l'espèce, conformément aux dispositions du paragraphe 3 de l'article III de ce règlement.

5. D'autre part, contrairement à ce que soutient M. B, il ressort des pièces du dossier qu'il a déjà fait l'objet de trois rappels à l'ordre pour des faits similaires les 14 janvier, 25 mars et 20 juillet 2020 qui ont donné lieu à des entretiens avec le directeur de l'UFR de Langues et cultures étrangères. M. B a été notamment informé à l'occasion de l'entretien du 22 janvier 2020 des conséquences éventuelles en cas de récidive. Ainsi, et eu égard à la nature des faits reprochés, à leur gravité et au fait qu'ils ont été commis en récidive, la sanction d'exclusion de l'université de Picardie Jules Verne n'est pas disproportionnée.

6. En dernier lieu, les circonstances que M. B doit valider son année universitaire pour finaliser une inscription en master et renouveler son titre de séjour sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.

7. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 29 juin 2021 de la commission de discipline de l'université de Picardie Jules Verne. Par suite, sa requête doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'université de Picardie Jules Verne.

Délibéré après l'audience du 6 avril 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Galle, présidente-rapporteure,

Mme Pellerin, première conseillère,

Mme Bazin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.

La présidente-rapporteure

signé

C. Galle

L'assesseure la plus ancienne,

signé

C. PellerinLe greffier,

signé

J-F Langlois

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2102610

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions