LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2102700

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2102700

vendredi 17 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2102700
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCABINET LKA AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 3 août 2021, 9 septembre 2021 et 10 novembre 2022, la société par actions simplifiée (SAS) Immaldi et Compagnie et la société civile immobilière (SCI) du Sillon, représentées par Me Robert-Védie, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 26 juillet 2021 par lequel le maire de la commune de Crépy-en-Valois s'est opposé à la déclaration préalable en vue de modifier l'aspect extérieur d'un local commercial sur la parcelle cadastrée section AM n° 204 située 25 avenue Sadi Carnot sur le territoire de cette commune ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de Crépy-en-Valois de délivrer un arrêté de non-opposition à la déclaration préalable sollicitée, sans délai à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Crépy-en-Valois la somme de 10 000 euros à verser à chacune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- le mémoire en défense doit être écarté des débats, faute pour le maire de la commune de justifier d'une délibération du conseil municipal lui donnant qualité pour produire ;

- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;

- il est insuffisamment motivé ;

- c'est à tort que le maire de la commune s'est fondé sur le motif tiré de la méconnaissance des articles R. 111-2 du code de l'urbanisme et de l'article UI 3 du règlement écrit du plan local d'urbanisme de la commune de Crépy-en-Valois ;

- le maire a entaché sa décision d'une erreur de droit, d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation en opposant le motif tiré de l'absence de mention de la soumission du projet à déclaration au titre de la loi sur l'eau ;

- le maire a entaché sa décision d'une erreur de droit, d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation en opposant le motif tiré de la méconnaissance de l'article UI 4-2B du règlement écrit du plan local d'urbanisme de la commune de Crépy-en-Valois ;

- l'arrêté litigieux est entaché de détournement de pouvoir ;

- contrairement à ce que soutient la commune, les conclusions de la requête n'ont pas perdu leur objet par l'obtention d'une décision tacite non-opposition à déclaration préalable le 19 avril 2022 dès lors que cette décision ne porte pas sur l'ensemble de leur projet.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 22 août 2022 et le 16 janvier 2023, la commune de Crépy-en-Valois, représentée par Me K'jan, conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur la requête, et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête, et, en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge de la SAS Immaldi et compagnie et de la SCI du Sillon la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- il n'y a plus lieu de statuer sur la requête des sociétés requérantes, dès lors, d'une part, qu'un certain nombre de travaux objets de la demande de déclaration préalable ont été réalisés sans autorisation, et, d'autre part, que la SAS Immaldi et compagnie est titulaire d'une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable depuis le 19 avril 2022, qui a implicitement retiré l'arrêté du 26 juillet 2021 dont l'annulation est demandée ;

- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par les requérantes ne sont pas fondés ;

- la décision aurait pu être légalement fondée sur le motif tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme.

Par un courrier du 17 avril 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 26 juillet 2021 qui a été implicitement retiré par la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable née de la confirmation par la SAS Immaldi et compagnie de la demande de déclaration préalable du 22 février 2021 à la suite du jugement n° 2101962 du 4 avril 2023 du tribunal.

Des observations en réponse ont été présentées, le 22 avril 2024 pour la SAS Immaldi et compagnie, et ont été communiquées.

Par ordonnance du 6 février 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 27 février 2024 à 12h00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- l'ordonnance n° 2101954 rendue le 28 juin 2021 par le juge des référés du tribunal administratif d'Amiens ;

- le jugement n° 2101962 rendu le 4 avril 2023 par le tribunal administratif d'Amiens ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Parisi, conseillère,

- et les conclusions de Mme Beaucourt, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Souhaitant implanter un commerce de détail sous l'enseigne Aldi sur le territoire de la commune de Crépy-en-Valois en lieu et place d'un bâtiment commercial existant, la SAS Immaldi et compagnie a, le 22 février 2021, déposé une déclaration préalable de travaux tendant à la modification de l'aspect extérieur de la construction existante, le réaménagement et l'agrandissement de son parc de stationnement, la plantation de 86 arbres et l'installation de dispositifs nécessaires à la future exploitation sur un terrain cadastré section AM n° 204 situé 25 avenue Sadi Carnot sur le territoire de la commune. Par un arrêté du 13 avril 2021, le maire de Crépy-en-Valois a sursis à statuer pour une durée de deux ans sur cette déclaration préalable. Par une ordonnance n° 2101954 du 28 juin 2021, le juge des référés du tribunal a suspendu l'exécution de cet arrêté et enjoint à la commune de se prononcer à nouveau sur la demande de la société pétitionnaire. Par un arrêté du 26 juillet 2021, dont l'annulation est demandée, le maire de la commune de Crépy-en-Valois s'est opposé à cette déclaration préalable.

Sur la recevabilité du mémoire en défense :

2. Si le mémoire en défense présenté par le conseil de la commune de Crépy-en-Valois le 22 août 2022 indique que cette dernière est représentée par M. A C, lequel a perdu sa qualité de maire depuis qu'il a été déclaré inéligible à la suite de décisions juridictionnelles, il ressort des pièces du dossier que, par une délibération du 27 octobre 2021, Mme D B, élue maire de Crépy-en-Valois le 14 octobre 2021, a été habilitée à défendre les intérêts de la commune dans les actions intentées contre elle, devant les juridictions de toute nature tant en première instance qu'en appel. Par suite, il n'y a pas lieu d'écarter ces écritures des débats, de même que l'ensemble des pièces qui y sont jointes.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. D'une part, aux termes de l'article L. 123-6 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " () A compter de la publication de la délibération prescrivant l'élaboration d'un plan local d'urbanisme, l'autorité compétente peut décider de surseoir à statuer, dans les conditions et délai prévus à l'article L. 111-8, sur les demandes d'autorisation concernant des constructions, installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan ". Aux termes de l'article L. 600-2 du même code : " Lorsqu'un refus opposé à une demande d'autorisation d'occuper ou d'utiliser le sol ou l'opposition à une déclaration de travaux régies par le présent code a fait l'objet d'une annulation juridictionnelle, la demande d'autorisation ou la déclaration confirmée par l'intéressé ne peut faire l'objet d'un nouveau refus ou être assortie de prescriptions spéciales sur le fondement de dispositions d'urbanisme intervenues postérieurement à la date d'intervention de la décision annulée sous réserve que l'annulation soit devenue définitive et que la confirmation de la demande ou de la déclaration soit effectuée dans les six mois suivant la notification de l'annulation au pétitionnaire ". Selon l'article R. 423-23 : " Le délai d'instruction de droit commun est de :/ a) Un mois pour les déclarations préalables ; () ". Aux termes de l'article R. 424-1 du même code : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas :/ a) Décision de non-opposition à la déclaration préalable ; () ". Aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé ".

4. Il résulte de ces dispositions que l'annulation par le juge de l'excès de pouvoir de la décision qui a sursis à statuer sur une demande de déclaration préalable, impose à l'administration, qui demeure saisie de la demande, de procéder à une nouvelle instruction de celle-ci, sans que le pétitionnaire ne soit tenu de la confirmer. En revanche, un nouveau délai de nature à faire naître une autorisation tacite ne commence à courir qu'à dater du jour de la confirmation de sa demande par l'intéressé. En vertu de l'article R. 424-1 du code de l'urbanisme, la confirmation de la demande de déclaration préalable par l'intéressé fait courir le délai à l'expiration duquel le silence gardé par l'administration fait naître une décision de non-opposition à déclaration préalable tacite.

5. D'autre part, aux termes de l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme : " En cas de permis tacite ou de non-opposition à un projet ayant fait l'objet d'une déclaration, l'autorité compétente en délivre certificat sur simple demande du demandeur, du déclarant ou de ses ayants droit. / Ce certificat mentionne la date d'affichage en mairie de l'avis de dépôt prévu à l'article R.* 423-6. / () ".

6. Par un jugement n° 2101962 du 4 avril 2023, devenu définitif, le tribunal administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du 13 avril 2021 par lequel le maire de Crépy-en-Valois a sursis à statuer pour une durée de deux ans sur la déclaration préalable de travaux déposée le 22 février 2021 par la SAS Immaldi et compagnie, et a enjoint au maire de Crépy-en-Valois de réexaminer la demande de cette société, en tenant compte des dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme, et ce dans un délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement. Il ressort des pièces du dossier qu'à la suite de ce jugement, la SAS Immaldi et compagnie a, par un courrier du 9 mai 2023, confirmé à la maire de Crépy-en-Valois sa demande de déclaration préalable déposée le 22 février 2021. Le silence gardé durant un mois par la maire de la commune sur cette demande a fait naître une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable et, le 27 juillet 2023, la maire de la commune de Crépy-en-Valois a délivré à la SAS Immaldi et compagnie un certificat en ce sens.

7. Dès lors, la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable du 9 juin 2023 a procédé implicitement mais nécessairement au retrait de la décision du 26 juillet 2021 par laquelle le maire de la commune de Crépy-en-Valois s'est opposé à la déclaration préalable de travaux déposée le 22 février 2021 par la SAS Immaldi et compagnie. Il ressort des pièces du dossier que la décision tacite de non-opposition du 9 juin 2023 a été portée à la connaissance de la société pétitionnaire le 3 août 2023. Dans ces conditions, le retrait ayant acquis un caractère définitif, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre l'arrêté du 26 juillet 2021 ont perdu leur objet, postérieurement à l'introduction du recours le 3 août 2021.

8. Il résulte de tout ce qui précède qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 26 juillet 2021 ni sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte de la requête.

Sur les frais liés au litige :

9. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions des parties présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction et d'astreinte présentées par la SAS Immaldi et compagnie et par la SCI du Sillon.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Les conclusions de la commune de Crépy-en-Valois présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée (SAS) Immaldi et Compagnie, à la société civile immobilière (SCI) du Sillon et à la commune de Crépy-en-Valois.

Délibéré après l'audience du 23 avril 2024 à laquelle siégeaient :

- M. Binand, président,

- M. Lapaquette, premier conseiller,

- Mme Parisi, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2024.

La rapporteure,

Signé

J. PARISI

Le président,

Signé

C. BINAND

Le greffier,

Signé

N. VERJOT

La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions