LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2102765

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2102765

jeudi 19 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2102765
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantEL HAILOUCH

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 août 2021, M. C A, représenté par

Me El Hailouch, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 2 juillet 2021 par laquelle l'Agence de services et de paiement a rejeté son recours gracieux dirigé contre la décision portant refus de versement de la prime à la conversion ;

2°) d'enjoindre à l'Agence de services et de paiement (ASP) de lui verser la prime à la conversion ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision du 2 juillet 2021 n'est pas motivée en droit et en fait ;

- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors que, n'ayant eu connaissance du caractère incomplet de son dossier que six mois après l'acquisition de son nouveau véhicule, il n'a pas été mis à même de déposer une nouvelle demande d'aide rectifiant la déclaration erronée de sa situation professionnelle et il n'a pas non plus été tenu compte des documents rectificatifs envoyés par voie postale à l'ASP en octobre 2020 compte tenu de l'impossibilité de les transmettre en ligne ;

- il remplit les conditions posées par l'article D.251-1 et suivants du code de l'énergie.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 décembre 2021, l'Agence de services et de paiement conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que la décision attaquée, correspondant aux courriers de réponse de l'ASP des 18 juin et 2 juillet 2021, n'est pas versée au dossier et que la requête est tardive ;

- aucun des moyens de la requête n'est fondé ;

- la décision attaquée peut également être fondée sur les motifs tirés de l'incomplétude du dossier, la facture fournie en octobre 2020 n'étant pas complète, et l'attestation " gros rouleur " n'étant pas conforme car le requérant y apparaît en tant qu'employeur et salarié, alors que le dirigeant de l'entreprise mentionné dans les documents légaux est M. B et non le requérant ; elle peut également être fondée sur le motif tiré de ce que le véhicule a déjà bénéficié du bonus écologique lors de la facturation du véhicule, alors que le versement de 6 000 euros au titre du bonus écologique fait obstacle à ce que la prime à la conversion soit accordée de manière distincte, les deux demandes des aides dites prime à la conversion et bonus écologique devant faire l'objet d'une présentation simultanée et d'un paiement simultané en application des dispositions de l'article D. 251-13 du code de l'énergie.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'énergie ;

- l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 ;

- l'arrêté du 29 décembre 2017 relatif aux modalités de gestion des aides à l'acquisition et à la location des véhicules peu polluants ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pellerin, rapporteure,

- et les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A a acquis un véhicule au titre duquel il a sollicité, le 10 mars 2020, l'octroi de l'aide dite prime à la conversion, sur le fondement de l'article D. 251-3 du code de l'énergie. Par un courrier du 9 avril 2020, l'ASP lui a demandé de compléter son dossier en fournissant trois documents dans un délai de trente jours. En l'absence de réponse à cette demande, une décision implicite de rejet est née. Par un courrier du 27 octobre 2020, selon les déclarations de M. A, l'Agence de services de paiement (ASP) l'aurait informé explicitement du caractère incomplet de sa demande. Par un courrier daté du 2 novembre 2020 et reçu le 5 novembre 2020, M. A a formé un recours gracieux contre le refus d'octroi de la prime à la conversion, recours gracieux qui a été rejeté par des courriers de l'ASP en date des

18 juin 2021 et 2 juillet 2021. M. A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet de sa demande d'aide née à la suite de sa demande du

10 mars 2020, ensemble les décisions des 18 juin 2021 et 2 juillet 2021 portant rejet explicite de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la légalité de la décision implicite de rejet de la demande de versement de la prime à la conversion :

2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 29 décembre 2017 relatif aux modalités de gestion des aides à l'acquisition et à la location des véhicules peu polluants : " L'Agence de services et de paiement instruit les demandes d'aide mentionnées à l'article 1er du présent arrêté. En cas de dossier incomplet, elle en informe par lettre simple ou courriel le demandeur et l'invite à compléter son dossier dans un délai de trente jours. A défaut de régularisation, la demande d'aide est refusée par l'Agence de services et de paiement. / La convention conclue avec le demandeur définit les conditions d'instruction de ces demandes et les procédures de contrôle ".

3. D'autre part, aux termes de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Une personne ayant méconnu pour la première fois une règle applicable à sa situation ou ayant commis une erreur matérielle lors du renseignement de sa situation ne peut faire l'objet, de la part de l'administration, d'une sanction, pécuniaire ou consistant en la privation de tout ou partie d'une prestation due, si elle a régularisé sa situation de sa propre initiative ou après avoir été invitée à le faire par l'administration dans le délai que celle-ci lui a indiqué.() ".

4. Il ressort des termes du courrier du 9 avril 2020 que l'ASP a demandé à M. A de compléter son dossier en fournissant une attestation de profession non salariée, une attestation d'affiliation au régime de sécurité sociale des indépendants et un certificat d'immatriculation du véhicule recyclé lisible et complet comportant la mention " cédé pour destruction ". Si l'intéressé soutient que l'ASP ne lui a pas permis de rectifier une erreur qu'il a commise en remplissant le formulaire de la demande d'aide en litige et qui a consisté à indiquer qu'il exerçait une profession indépendante alors qu'il est salarié, il ne conteste pas l'incomplétude de son dossier relative au certificat d'immatriculation et n'allègue pas avoir transmis un certificat d'immatriculation conforme à l'ASP. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté.

5. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que l'ASP a rejeté la demande de versement de la prime à la conversion présentée le 10 mars 2020 par le requérant au motif que ce dernier n'a pas complété son dossier dans le délai qui lui était imparti. Dès lors, M. A ne peut utilement soutenir que la décision attaquée méconnaît les dispositions des articles D. 251-1 et suivants du code de l'énergie, dès lors que ce motif ne constitue pas le fondement de la décision attaquée.

En ce qui concerne la légalité des décisions du 18 juin et 2 juillet 2021 portant rejet du recours gracieux :

6. En premier lieu, les vices propres dont serait entachée la décision portant rejet du recours gracieux ne peuvent être utilement soulevés. Dès lors, le moyen tiré de ce que les décisions des 18 juin et 2 juillet 2021 par lesquelles l'ASP a rejeté son recours gracieux sont entachées d'insuffisance de motivation doit être écarté. En tout état de cause, ces décisions indiquent que le rejet sa demande est confirmé au motif que son dossier est resté incomplet malgré une demande de pièces complémentaires du 9 avril 2020.

7. En deuxième lieu, il ressort des termes des décisions attaquées que l'ASP a rejeté le recours gracieux formé par le requérant au motif de l'incomplétude de son dossier de demande d'aide. Ainsi, pour le même motif que celui exposé au point 4, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté.

8. En troisième lieu, pour le même motif que celui exposé au point 5, le moyen tiré de la méconnaissance des articles D. 251-1 et suivants du code de l'énergie doit être écarté.

9. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées par l'ASP, que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'ASP, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à l'Agence de services et de paiement.

Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Galle, présidente,

Mme Pellerin, première conseillère,

Mme Bazin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 janvier 2023.

La rapporteure,

signé

C.Pellerin

La présidente,

signé

C. Galle La greffière,

signé

S. Chatellain

La République mande et ordonne à la ministre de la transition énergétique, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions