LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2103648

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2103648

jeudi 28 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2103648
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantABECASSIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 2 novembre 2021 et

7 mars 2023, M. B A demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 7 septembre 2021, par laquelle le conseil municipal de la commune d'Ault a décidé de ne pas lui attribuer de logement de fonction et de mettre un terme au 30 septembre 2021 à la prise en charge par la commune des loyers du logement mis à sa disposition depuis le 1er mai 2021 ;

2°) de mettre à la charge de la commune d'Ault une somme de 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A doit être regardé comme soutenant que :

- la délibération attaquée est entachée d'incompétence dès lors, d'une part, que le conseil municipal n'était pas compétent pour résilier la convention de mise à disposition d'un logement de fonction et que, d'autre part, le maire était incompétent pour réduire son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise ;

- elle est intervenue en méconnaissance du principe du contradictoire dès lors, d'une part, qu'elle a eu pour effet de diminuer son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise sans avoir préalablement sollicité l'organe délibérant et que, d'autre part, elle constitue une sanction déguisée ;

- elle est entachée d'un détournement de pouvoir comme ayant été prise dans le but de l'inciter à démissionner.

Par des mémoires, enregistrés le 17 janvier 2022 et le 16 mai 2023, la commune d'Ault, représentée par Me Abecassis, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. A une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable, faute d'intérêt à agir ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 19 mai 2023, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 12 juin 2023.

Un mémoire complémentaire a été présenté au tribunal le 23 juillet 2023 par M. A.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Le Gars, rapporteur,

- les conclusions de Mme Minet, rapporteure publique,

- et les observations de Me Cornuot, représentant la commune d'Ault.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A a été recruté en qualité d'ingénieur territorial au sein de la commune d'Ault à compter du 3 mai 2021. Par une délibération du 3 septembre 2021, le conseil municipal de la commune d'Ault a décidé de ne pas lui attribuer de logement de fonction et de mettre un terme, au 30 septembre 2021, à la prise en charge par la commune des loyers du logement mis à sa disposition depuis le 1er mai 2021. M. A demande au tribunal d'annuler cette délibération.

2. En premier lieu, et d'une part, si M. A fait valoir que le conseil municipal d'Ault n'était pas compétent pour résilier la convention de mise à disposition du logement qu'il occupait depuis le 1er mai 2021, il ne ressort toutefois pas de la délibération attaquée qu'elle ait un tel objet, alors que, par cette dernière, le conseil municipal s'est borné à mettre un terme au

30 septembre 2021 à la prise en charge par la commune des loyers de ce logement, conséquemment à son refus d'attribuer à l'intéressé un logement de fonction, ce qui entrait dans le champ de ses compétences. D'autre part, si l'intéressé soutient que le maire de la commune d'Ault ne pouvait, sans entacher sa décision d'incompétence, réduire le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise, ce moyen est inopérant à l'encontre de la délibération attaquée, qui ne prescrit par ailleurs pas une telle mesure. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'incompétence du conseil municipal doivent être écartés.

3. En deuxième lieu, si M. A fait valoir que la délibération attaquée est intervenue en méconnaissance du principe du contradictoire au motif qu'elle a eu pour effet de diminuer son l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise, il résulte de ce qui vient d'être dit ci-dessus que cette délibération n'a pas cet objet.

4. En troisième lieu, il ressort des mentions de la déliberation attaquée que cette dernière est intervenue au motif que les fonctions exercées par M. A au sein de la commune ne lui permettaient pas de prétendre à la mise à disposition d'un logement de fonction, ce qui n'est d'ailleurs pas contesté par l'intéressé. Il ne ressort d'aucune autre pièce que cette mesure ait eu pour objet ou pour effet d'entraîner une dégradation de sa situation professionnelle, ni que l'intention poursuivie par l'autorité administrative ait été de le sanctionner. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que le refus de mettre à sa disposition un logement de fonction constituerait une sanction, ni que cette mesure serait intervenue en méconnaissance des principes applicables à la procédure disciplinaire.

5. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être exposés ci-dessus, et alors qu'il n'est par ailleurs pas établi que la délibération attaquée serait intervenue dans le but de l'inciter à démissionner de ses fonctions, M. A n'est pas fondé à soutenir que celle-ci serait entachée de détournement de pouvoir.

6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la délibération attaquée. Par voie de conséquence, les conclusions qu'il présente sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.

7. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de

M. A une somme de 1 000 euros au profit de la commune d'Ault sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : M. A versera à la commune d'Ault une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune d'Ault.

Délibéré après l'audience du 18 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Thérain, président,

Mme Rondepierre, première conseillère,

M. Le Gars, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2023.

Le rapporteur,

signé

V. Le Gars

Le président,

signé

S. Thérain

La greffière,

signé

S. Chatellain

La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

No 2103648

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions