jeudi 28 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2200034 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | BEGUIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 7 janvier, 14 janvier et 18 mai 2022, le syndicat SNUTER-FSU Oise, représenté par Me Beguin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler les documents de planification individuelle du temps de travail des agents du syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles" établis au titre de l'année scolaire 2021-2022, ainsi que la règle générale résultant de ces planifications, par laquelle le président de l'établissement a imposé à ces agents de prendre leurs congés annuels durant la période allant du 18 juillet au 21 août 2022 ;
2°) d'annuler la décision par laquelle le conseil syndical du syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles" a refusé de délibérer sur les cycles de travail et les planifications individuelles du temps de travail des agents ;
3°) d'enjoindre à l'assemblée générale du syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles" de délibérer sur les cycles de travail et les planifications individuelles du temps de travail des agents ;
4°) de mettre à la charge du syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles" une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions fixant la planification individuelle du temps de travail et les cycles de travail des agents ont été prises par une autorité incompétente, dès lors qu'elles relèvent de la compétence de l'organe délibérant du syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles";
- la fixation des cycles de travail doit intervenir dans un délai raisonnable ;
- la décision imposant les dates de congés annuels méconnait les dispositions de l'article 1er du décret n° 85-1250 du 26 novembre 1985, dès lors, d'une part, que les agents n'ont pas été consultés préalablement à la fixation des dates de congés annuels et, d'autre part, que les documents de planification de leur temps de travail leur interdisent de bénéficier des jours de fractionnement ou de reporter leurs congés en cas de maladie ;
- ces décisions portent une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale, au regard de l'intérêt du service, et méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que l'article 8 des contrats de travail, dès lors qu'elles privent les agents de poser un jour de congé pour tout évènement familial ;
- les planifications de temps de travail sont privées de base légale et sont irrégulières, dès lors qu'elles ne font pas apparaitre les mois et jours de l'année scolaire 2021-2022, les agents étant ainsi privés d'y voir les temps de travail, les temps de repos compensateurs et les congés annuels ;
- la décision du 22 mars 2022 par laquelle le conseil syndical du syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles" a refusé de délibérer sur l'organisation du temps de travail de l'année scolaire 2021-2022 méconnait les dispositions des articles 7-1 de la loi n°84-53 du
26 janvier 1984, les articles 1er et 4 du décret n°2001-623 du 12 juillet 2001, et l'article L. 611-2 du code général de la fonction publique, dès lors qu'elle ne garantit pas aux agents le respect de la durée hebdomadaire et quotidienne de travail et leur impose les congés annuels entre le 18 juillet et le 21 août 2022 ;
- elle méconnait les dispositions des articles L. 2121-12, L. 2121-13, L. 5211-1 et L. 2121-10 du code général des collectivités territoriales, dès lors que les membres de l'assemblée délibérante n'ont pas été suffisamment informés sur la question soumise à délibération.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 10 février 2022 et 30 juin 2023, le syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles", représenté par Me Lepretre, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge du syndicat SNUTER-FSU Oise sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable, dès lors que le requérant est dépourvu de qualité lui conférant un intérêt à agir ;
- la requête est irrecevable, dès lors que les décisions dont il est demandé l'annulation sont relatives à l'organisation des services et constituent des mesures d'ordre intérieur ne faisant pas grief ;
- les conclusions à fin d'annulation de la décision par laquelle le conseil syndical du syndicat scolaire a refusé de délibérer, ainsi que les conclusions à fin d'injonction sont irrecevables, dès lors qu'elles sont dirigées contre une décision intervenue postérieurement à la requête, avec laquelle elles ne présentent pas un lien suffisant et auraient dû faire l'objet d'une requête distincte ;
- ces conclusions sont irrecevables, dès lors que la délibération dont il est demandé l'annulation est dépourvue de tout caractère décisoire ;
- les conclusions à fin d'injonction sont irrecevables et en tout état de cause dépourvues d'objet, dès lors que, par la séance du 20 octobre 2022, le conseil syndical du syndicat scolaire a décidé d'adopter le principe d'annulation des cycles de travail ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 3 juillet 2023, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 30 juillet 2023, à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 2000-815 du 25 août 2000 ;
- le décret n° 2001-623 du 12 juillet 2001 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Rondepierre, rapporteure,
- et les conclusions de Mme Minet, rapporteure publique.
Une note en délibéré a été présentée le 11 octobre 2023 pour le syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles", représenté par Me Lepretre.
Considérant ce qui suit :
1. Le syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles" assure des missions de fonctionnement des services scolaires, transports et garderies, ainsi que le service de restauration scolaire et les accueils de loisirs pendant les vacances scolaires. Le président de cet établissement a remis à chacun des agents de celui-ci les documents de planification individuelle du temps de travail pour l'année 2021-2022. Le syndicat SNUTER-FSU Oise demande au tribunal, d'une part, d'annuler ces documents, ainsi que la règle générale en résultant par laquelle il est imposé aux agents de prendre leurs congés annuels durant la période allant du 18 juillet au 21 août 2022 et, d'autre part, d'annuler la délibération du 22 mars 2022, par laquelle le conseil syndical du syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles" a refusé de se prononcer sur ces documents de planification.
Sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir du syndicat requérant à l'encontre des documents de planification individuelle du temps de travail :
2. Aux termes de l'article 8 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Le droit syndical est garanti aux fonctionnaires. Les intéressés peuvent librement créer des organisations syndicales, y adhérer et y exercer des mandats. Ces organisations peuvent ester en justice. / Elles peuvent se pourvoir devant les juridictions compétentes contre les actes réglementaires concernant le statut du personnel et contre les décisions individuelles portant atteinte aux intérêts collectifs des fonctionnaires ".
3. Il ressort des pièces du dossier que les documents de planification notifiés à chacun des agents de l'établissement indiquent le nombre d'heures de travail prévu pour l'année scolaire 2021/2022 de manière individuelle et ne portent pas, en eux-mêmes, d'atteinte aux intérêts collectifs des agents de l'établissement. Il s'ensuit que le syndicat SNUTER-FSU Oise ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité pour demander l'annulation de ces documents et la fin-de non-recevoir opposée sur ce fondement par le syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles" doit, sauf en ce qui concerne la règle générale ci-dessous décrite pouvant en être déduite, être accueillie.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de la règle générale résultant de ces documents de planifications, par laquelle le président du syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles" a imposé aux agents de l'établissement de prendre leurs congés annuels durant la période allant du 18 juillet au 21 août 2022 :
4. En premier lieu, la circonstance qu'un acte administratif ait produit l'intégralité de ses effets ne rend pas le recours dirigé à son encontre sans objet. Par suite, l'exception de non-lieu à statuer tirée de ce que les congés concernés par la décision contestée sont révolus, doit être écartée.
5. En deuxième lieu, il ressort de chacun des documents de planification individuelle du temps de travail une mention identique aux termes de laquelle les congés annuels des agents sont placés entre le 18 juillet et le 21 août 2022. Une telle mention, dont la réitération est appliquée à l'ensemble des agents de l'établissement, révèle l'application d'une règle générale et impersonnelle de nature à affecter les conditions d'emploi et de travail de ces derniers. Dans ces conditions, le syndicat SNUTER-FSU Oise justifie d'un intérêt lui donnant qualité pour agir à l'encontre de la règle fixant les congés annuels des agents de l'établissement durant cette période et la fin de non-recevoir opposée sur ce fondement en défense doit être écartée.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 7-1 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa version alors en vigueur : " Les règles relatives à la définition, à la durée et à l'aménagement du temps de travail des agents des collectivités territoriales et des établissements publics mentionnés au premier alinéa de l'article 2 sont fixées par la collectivité ou l'établissement, dans les limites applicables aux agents de l'Etat, en tenant compte de la spécificité des missions exercées par ces collectivités ou établissements () " . Aux termes de l'article 4 du décret du 12 juillet 2001 pris pour l'application de l'article 7-1 de la loi du 26 janvier 1984 et relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique territoriale : " L'organe délibérant de la collectivité ou de l'établissement détermine, après avis du comité social territorial compétent, les conditions de mise en place des cycles de travail prévus par l'article 4 du décret du 25 août 2000 susvisé () ". Aux termes de l'article 4 du décret du 25 août 2000 relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique de l'Etat et dans la magistrature : " Le travail est organisé selon des périodes de référence dénommées cycles de travail. Les horaires de travail sont définis à l'intérieur du cycle, qui peut varier entre le cycle hebdomadaire et le cycle annuel de manière que la durée du travail soit conforme sur l'année au décompte prévu à l'article 1er () ". Selon l'article 1er du même décret : " La durée du travail effectif est fixée à trente-cinq heures par semaine dans les services et établissements publics administratifs de l'Etat ainsi que dans les établissements publics locaux d'enseignement. / Le décompte du temps de travail est réalisé sur la base d'une durée annuelle de travail effectif de 1 607 heures maximum, sans préjudice des heures supplémentaires susceptibles d'être effectuées () ".
7. D'une part, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, la règle relative à la fixation des congés annuels des agents de l'établissement résulte des documents de planification, lesquels ont été émis par le président du syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles", qui doit, par suite, en être considéré comme l'auteur. Il ne ressort par ailleurs d'aucune pièce du dossier qu'à la date d'édiction de cette règle, l'assemblée délibérante se soit prononcée sur les conditions de mise en place des cycles de travail des agents de l'établissement, ni sur une règle leur imposant de prendre la totalité de leur congés annuels durant une période déterminée, qui, lorsqu'elle est édictée, relève de la définition et de la durée du temps de travail et donc de la compétence de cette assemblée. Dans ces conditions, cette règle a été édictée par une autorité incompétente.
8. D'autre part, si l'autorité administrative compétente peut décider, dans l'intérêt du service dont elle a la charge, d'imposer à ses agents de faire valoir leurs droits à congés annuels durant des périodes déterminées, notamment à raison de la fermeture de ce service, le président du syndicat intercommunal, en imposant à l'ensemble des agents concernés de prendre leurs congés annuels entre le 18 juillet et le 21 août 2022, a édicté une règle interdisant à tout le moins à certains d'entre eux, notamment lorsqu'ils sont employés à temps complet, de faire valoir tout droit à congés annuels à toute autre période de l'année, fut-ce pendant d'autres périodes de congés scolaires, et a ainsi entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
9. Il s'ensuit que le syndicat SNUTER-FSU Oise est fondé à demander, pour ces motifs et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens qu'il présente à l'appui de ses conclusions, l'annulation de la règle litigieuse.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de la délibération du 22 mars 2022 du conseil syndical du syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles" :
10. Il ressort du procès-verbal de la délibération litigieuse, qui présente un lien suffisant avec le litige initial pour que des conclusions tendant à son annulation soient présentées en cours d'instance, que l'assemblée a ajourné sa décision sur la règle générale de fixation des congés annuels imposée aux agents de l'établissement, en refusant de se prononcer sur ce point. Par cette délibération, qui fait grief au syndicat requérant pour les mêmes motifs que ceux exposés ci-dessus au point 5, le conseil syndical a dès lors méconnu le champ de sa propre compétence telle qu'elle est décrite ci-dessus au point 7. Il s'ensuit que le syndicat SNUTER-FSU Oise est, pour ces motifs et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens qu'il présente à l'appui de ses conclusions, recevable et fondé à demander l'annulation de cette délibération.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
11. L'exécution du présent jugement implique qu'il soit enjoint au conseil syndical du syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles" de délibérer, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sur les conditions de mise en place des cycles de travail des agents de l'établissement, en ce compris, si l'établissement entend en imposer, les périodes durant lesquels les agents de l'établissement sont autorisés à faire valoir leurs droits à congés annuels.
Sur les frais liés au litige :
12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles" la somme de 1 500 euros à verser au syndicat SNUTER-FSU Oise au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise, à ce titre, à la charge du syndicat SNUTER-FSU Oise, qui n'est pas la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La règle générale par laquelle le président du syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles" a imposé aux agents de l'établissement de prendre leurs congés annuels durant la période allant du 18 juillet au 21 août 2022, ensemble la délibération du conseil syndical de ce syndicat du 22 mars 2022 refusant de se prononcer sur ce point, sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles" de prendre les mesures d'exécution du présent jugement décrites à son point 11 dans un délai de deux mois à compter de sa notification.
Article 3 : Le syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles" versera au syndicat SNUTER-FSU la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête et les conclusions du syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles" présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetés.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié au syndicat SNUTER-FSU Oise et au syndicat scolaire intercommunal "Les Hirondelles".
Délibéré après l'audience du 4 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Thérain, président,
- Mme Rondepierre, première conseillère,
- M. Le Gars, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2023.
La rapporteure,
signé
A. Rondepierre
Le président,
signé
S. Thérain
La greffière,
signé
S. Chatellain
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026