mardi 8 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2200134 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | A.A.R.P.I. LEFEVRE - BEUZEVAL |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le numéro 2200134, le 12 janvier 2022 et le 13 août 2024, la société à responsabilité limitée (SARL) Multi service Senlis, représentée par Me Beuzeval, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 novembre 2021 par lequel le maire de la commune de Senlis a refusé de lui délivrer un permis de construire portant sur la pose de châssis de toit, sur une parcelle cadastrée section AM n°230 située 51 rue du Faubourg Saint Martin, sur le territoire de la commune de Senlis ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Senlis de lui délivrer le permis sollicité ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Senlis la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- le maire de la commune de Senlis s'est, à tort, cru en situation de compétence liée dès lors que, d'une part, l'avis de l'architecte des bâtiments de France visé dans la décision attaquée ne correspond pas à la demande de permis de construire qu'elle a déposée et, d'autre part, qu'il est entaché d'une erreur d'appréciation ;
- la pose de châssis de toit qu'elle sollicite est conforme aux dispositions de l'article UC 11 du règlement écrit du plan local d'urbanisme de la commune de Senlis ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle procède au retrait illégal d'une autorisation qui lui a été précédemment délivrée par un permis de construire en date du 14 mars 2019 ainsi que par un permis de construire en date du 8 avril 2021.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 décembre 2022, la commune de Senlis, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors que, d'une part, la société requérante n'a pas saisi le préfet de région d'un recours administratif préalable obligatoire contre l'avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France tel que le prescrivent les dispositions de l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme, et, d'autre part, la requête ne satisfait pas aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par ordonnance du 19 août 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 30 septembre 2024 à 12 heures.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le numéro 2202399, le 19 juillet 2022 et le 13 août 2024, la SARL Multi service Senlis, représentée par Me Beuzeval, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 avril 2022 par lequel le maire de la commune de Senlis a refusé de lui délivrer un permis de construire portant sur la pose de châssis de toit et le remplacement de la couverture, sur une parcelle cadastrée section AM n° 230 située 51 rue du Faubourg Saint Martin, sur le territoire de la commune de Senlis ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Senlis de lui délivrer le permis sollicité ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Senlis la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le maire de la commune de Senlis s'est, à tort, cru en situation de compétence liée dès lors que, l'avis de l'architecte des Bâtiments de France ne mentionne pas la couverture en ardoise, objet de la demande de permis de construire et que l'avis de l'ABF visé dans la décision du 16 novembre 2021 est erroné ;
- la pose d'une couverture en ardoise artificielle et de châssis de toit qu'elle sollicite est conforme aux dispositions de l'article UC 11 du règlement écrit du plan local d'urbanisme de la commune de Senlis ;
- le maire de la commune de Senlis a inexactement appliqué les dispositions de l'article R. 431-2 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2023, la commune de Senlis, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors que, d'une part, la société requérante n'a pas saisi le préfet de région d'un recours administratif préalable obligatoire contre l'avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France tel que le prescrivent les dispositions de l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme, et, d'autre part, la requête ne satisfait pas aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par ordonnance du 19 août 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 30 septembre 2024 à 12 heures.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code du patrimoine ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fass, conseillère,
- et les conclusions de Mme Beaucourt, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le 7 septembre 2021, la société à responsabilité limitée (SARL) Multi service Senlis a déposé, une demande de permis de construire portant sur portant sur la pose de châssis de toit, sur une parcelle cadastrée section AM n°230 située 51 rue du Faubourg Saint Martin, sur le territoire de la commune de Senlis. Par un arrêté du 16 novembre 2021, le maire de la commune de Senlis a refusé de lui délivrer le permis ainsi sollicité. Le 18 mars 2022, la SARL Multi service Senlis a déposé une demande de permis de construire portant sur la pose de châssis de toit et le remplacement de la couverture, sur cette même parcelle. Par un arrêté du 22 avril 2022, le maire de la commune de Senlis a refusé de lui délivrer le permis ainsi sollicité. La société Multi service Senlis demande l'annulation des arrêtés du 16 novembre 2021 et du 22 avril 2022.
2. Les requêtes introduites par la société Multi service Senlis et enregistrées au greffe du tribunal administratif d'Amiens sous les numéros 2200134 et 2202399 concernent la situation d'une même requérante, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la requête 2200134 :
En ce qui concerne le cadre juridique du litige :
3. D'une part, l'article L. 425-1 du code de l'urbanisme dispose que : " Lorsque les constructions ou travaux mentionnés aux articles L. 421-1 à L. 421-4 sont soumis, en raison de leur emplacement, de leur utilisation ou de leur nature, à un régime d'autorisation ou à des prescriptions prévus par d'autres législations ou réglementations que le code de l'urbanisme, le permis de construire, () tient lieu d'autorisation au titre de ces législations ou réglementations, dans les cas prévus par décret en Conseil d'Etat, dès lors que la décision a fait l'objet d'un accord de l'autorité compétente. ". Aux termes de l'article R. 425-2 du même code : " Lorsque le projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable, le permis de construire, () tient lieu de l'autorisation prévue à l'article L. 632-1 du code du patrimoine si l'architecte des Bâtiments de France a donné son accord, le cas échéant assorti de prescriptions motivées. ".
4. D'autre part, l'article L. 631-1 du code du patrimoine dispose que : " Sont classés au titre des sites patrimoniaux remarquables les villes, villages ou quartiers dont la conservation, la restauration, la réhabilitation ou la mise en valeur présente, au point de vue historique, architectural, archéologique, artistique ou paysager, un intérêt public. / (). / Le classement au titre des sites patrimoniaux remarquables a le caractère de servitude d'utilité publique affectant l'utilisation des sols (). ". L'article L. 632-1 du même code dispose que : " Dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable, sont soumis à une autorisation préalable les travaux susceptibles de modifier l'état des parties extérieures des immeubles bâtis, y compris du second œuvre, ou des immeubles non bâtis " et aux termes de l'article L. 632-2 de ce code : " I. - L'autorisation prévue à l'article L. 632-1 est, sous réserve de l'article L. 632-2-1, subordonnée à l'accord de l'architecte des Bâtiments de France, le cas échéant assorti de prescriptions motivées. A ce titre, ce dernier s'assure du respect de l'intérêt public attaché au patrimoine, à l'architecture, au paysage naturel ou urbain, à la qualité des constructions et à leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant. Il s'assure, le cas échéant, du respect des règles du plan de sauvegarde et de mise en valeur ou du plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine. () / III. - Un recours peut être exercé par le demandeur à l'occasion du refus d'autorisation de travaux. Il est alors adressé à l'autorité administrative, qui statue ".
5. Il résulte des dispositions précitées que la délivrance d'une autorisation de construire est subordonnée, lorsque les travaux envisagés sont situés dans un secteur sauvegardé, à l'avis conforme de l'architecte des Bâtiments de France ou, lorsque celui-ci a été saisi, du préfet de région, qui se substitue alors à celui de l'architecte des Bâtiments de France. En cas d'avis défavorable, l'autorité compétente pour délivrer l'autorisation sollicitée se trouve en situation de compétence liée et doit en refuser la délivrance.
6. En outre, si, lorsque la délivrance d'une autorisation administrative est subordonnée à l'accord préalable d'une autre autorité, le refus d'un tel accord, qui s'impose à l'autorité compétente pour statuer sur la demande d'autorisation, ne constitue pas une décision susceptible de recours, des moyens tirés de sa régularité et de son bien-fondé peuvent, quel que soit le sens de la décision prise par l'autorité compétente pour statuer sur la demande d'autorisation, être invoqués devant le juge saisi de cette décision.
7. Il est constant que le maire a sollicité, comme le prescrivent les dispositions de L. 632-2 du code de l'urbanisme qui viennent d'être rappelées, l'avis conforme de l'architecte des Bâtiments de France (ABF), qui a émis un avis défavorable au projet le 5 novembre 2021 dès lors que le projet en litige se situe dans le champ de visibilité d'un monument historique et site inscrit, le Pavillon Saint Martin de la Vallée de la Nonette.
En ce qui concerne les moyens de la requête :
8. En premier lieu, la société requérante soutient que c'est à tort que le maire de la commune de Senlis s'est cru en situation de compétence liée dès lors que l'avis de l'ABF visé dans la décision attaquée, en date du 28 janvier 2021, n'est pas celui émis sur la demande de permis qu'elle a sollicitée le 7 septembre 2021. Toutefois, une omission ou une erreur dans les visas d'un acte administratif ne sont pas de nature à en affecter la légalité. Ainsi, la circonstance que l'arrêté attaqué ne porte pas le visa de l'avis de l'ABF en date du 5 novembre 2021, dont il ressort d'ailleurs des pièces du dossier que la société requérante en a eu connaissance, est sans influence sur sa légalité. Par suite, ce moyen doit être écarté.
9. En deuxième lieu, la société requérante soutient que c'est à tort que le maire de la commune de Senlis s'est cru en situation de compétence liée par l'avis défavorable de l'ABF du 5 novembre 2021 concernant la pose de châssis de toit qu'elle sollicite dès lors que cet avis est entaché d'une erreur d'appréciation. Il ressort des pièces du dossier que l'ABF a émis le 5 novembre 2021 un avis défavorable au projet sollicité au motif que " La création de huit châssis vitrés sur le pan de la couverture côté avenue Saint Léonard n'est pas autorisée car elle constitue une disposition impactante visible du domaine public. / Ces ouvrages devront être remplacés par une ligne discrète de six châssis posés en encastrés dans le premier tiers du bas de pente de la couverture côté avenue Saint Léonard conformément à l'autorisation précédemment citée. Sur le pan de toiture côté avenue du Faubourg Saint Martin, les deux châssis de toit en partie supérieure devront être déposés. ".
10. Il ressort des pièces du dossier de demande de permis de construire que le projet sollicité consiste en la pose, du côté de la rue du Faubourg Saint Martin, de six châssis contigus en façade avant, sur la partie basse de la toiture et de deux châssis en partie haute de la toiture et, du côté de la rue Saint Léonard, de deux rangées de huit châssis. Si la société requérante soutient que les châssis de toit en façade arrière donnant sur la rue Saint Léonard sont d'aspect discret et non visibles depuis le domaine public, il ressort toutefois de ces mêmes pièces que ces châssis sont au nombre de seize, visibles depuis la rue, pour certains d'entre eux, en partie supérieure de la couverture et ne revêtent ainsi pas un caractère discret. Dès lors, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que l'ABF a délivré un avis défavorable sur le projet objet de la demande de permis de construire. Un tel moyen doit donc être écarté.
11. En troisième lieu, la société requérante soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle procède au retrait illégal d'une autorisation qui lui a été précédemment délivrée par un permis de construire en date du 14 mars 2019 ainsi que par un permis de construire en date du 8 avril 2021. Toutefois, il ressort des termes des arrêtés du 14 mars 2019 et du 8 avril 2021 qu'ils autorisent le projet présenté par la société Multi service Senlis sous couvert notamment d'une prescription aux termes de laquelle " le nombre de châssis de toit côté rue, sera limité à six, de type CAST n° (52 x 85 cm) ". En outre, il ressort des termes de l'arrêté attaqué du 16 novembre 2021, qui refuse la demande de permis de construire présentée par la requérante le 7 septembre 2021, au motif que " sur le pan de toiture côté avenue du Faubourg Saint Martin, les deux châssis de toit en partie supérieure devront être déposés ", que celui-ci ne procède pas au retrait de l'autorisation précédemment délivrée concernant la pose de six châssis de toit, sur ce même pan de couverture, en partie basse. Par suite, le moyen doit être écarté.
12. En quatrième et dernier lieu, il résulte de ce qui précède que le maire de Senlis était en situation de compétence liée par le refus d'avis conforme de l'ABF et tenu en conséquence de rejeter la demande de permis de construire présentée par la société Multi service Senlis. Dès lors, les moyens tirés de l'inexacte application des dispositions de l'article UC 11 du règlement écrit du plan local d'urbanisme de la commune de Senlis et de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué doivent être écartés comme inopérants.
13. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête, les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 16 novembre 2021 présentées par la société Multi service Senlis doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions à fin d'injonction.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la requête 2202399 :
14. Il est constant que le maire a sollicité, comme le prescrivent les dispositions de L. 632-2 du code de l'urbanisme ainsi que cela est rappelé aux points 3 à 7 du présent jugement, l'avis conforme de l'ABF, qui a émis un avis défavorable au projet le 21 avril 2022.
15. En premier lieu, la société requérante soutient que le maire de la commune de Senlis s'est cru, à tort, en situation de compétence liée dès lors que l'avis de l'ABF du 21 avril 2022 ne mentionne pas la couverture en ardoise artificielle pourtant indiquée dans l'objet de sa demande de permis de construire présentée le 25 mars 2022. Toutefois, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée du 22 avril 2022 que celle-ci ne se fonde pas sur la circonstance que la couverture du toit du projet de la société Multi service Senlis serait en ardoise artificielle. Par suite, ce moyen doit être écarté.
16. En deuxième lieu, pour le même motif que celui énoncé au point 8 du présent jugement, le moyen tiré de ce que c'est à tort que le maire de la commune de Senlis s'est cru en situation de compétence liée dès lors que l'avis de l'ABF en date du 28 janvier 2021, visé dans la décision du 16 novembre 2021, n'est pas celui émis sur la demande de permis qu'elle a sollicité le 7 septembre 2021 doit être écarté. En tout état de cause et à fortiori, cette erreur de visa ne concerne pas la décision attaquée du 22 avril 2022.
17. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 9 à 11 du présent jugement, le moyen tiré de ce que le maire de la commune de Senlis s'est, à tort, cru en situation de compétence liée dès lors que l'avis de l'ABF est entaché d'une erreur d'appréciation, doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que le maire de Senlis était en situation de compétence liée par le refus d'avis conforme de l'ABF et tenu en conséquence de rejeter la demande de permis de construire présentée par la société Multi service Senlis. Dès lors, les moyens tirés de l'inexacte application des dispositions de l'article UC 11 du règlement écrit du plan local d'urbanisme de la commune de Senlis et de l'inexacte application des dispositions de l'article R. 431-2 du code de l'urbanisme par l'arrêté attaqué doivent être écartés comme inopérants.
19. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête, les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 22 avril 2022 présentées par la société Multi service Senlis doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par la société Multi service Senlis au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens soit mise à la charge de la commune de Senlis, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.
21. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la société Multi service Senlis une somme de 2 000 euros au titre de ces mêmes dispositions à verser à la commune de Senlis.
D E C I D E :
Article 1er : La requête n°2200134 et la requête n°2202399 de la société Multi service Senlis sont rejetées.
Article 2 : La société Multi service Senlis versera à la commune de Senlis une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Multi service Senlis et à la commune de Senlis.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2025 à laquelle siégeaient :
- M. Binand, président,
- Mme A et Mme Fass, conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juillet 2025.
La rapporteure,
Signé
L. FASS
Le président,
Signé
C. BINAND
Le greffier,
Signé
N. VERJOT
La République mande et ordonne au préfet de l'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2 et 2202399
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026