jeudi 22 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2200402 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | LEFEBVRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 1er février 2022 et 20 janvier 2023, Mme B C épouse F, représentée par Me Lefebvre, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 novembre 2021 par laquelle le préfet de l'Aisne a refusé de lui délivrer une carte de résident portant la mention " résident de longue durée UE " ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet de l'Aisne de lui délivrer une carte de résident à compter de la notification du jugement et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de l'Aisne de réexaminer sa demande de carte de résident à compter de la notification du jugement et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de la décision attaquée ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle méconnait l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle justifie disposer de ressources mensuelles stables et suffisantes pour les cinq dernières années et que le motif tiré de son niveau insuffisant en langue française n'est pas justifié ;
- elle méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale protégée par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de l'intérêt supérieur de ses enfants protégé par les stipulations de l'article 3 paragraphe 1 de la convention des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 février 2022, le préfet de l'Aisne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 2 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Congo relative à la libre circulation et au séjour des personnes, signée à Brazzaville le 31 juillet 1993 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Pellerin, rapporteure.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B C épouse F, ressortissante de la République du Congo née le 4 avril 1974, est entrée en France le 22 août 2016 sous couvert d'un visa de long séjour portant la mention " visiteur ". L'intéressée a été titulaire d'une carte de séjour temporaire portant la mention " visiteur " d'une durée d'un an à compter du 21 septembre 2017, qui a été renouvelée à deux reprises jusqu'au 10 décembre 2021. Le 28 octobre 2021, Mme F a sollicité la délivrance d'une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " d'une durée de dix ans. Par une décision du 25 novembre 2021, le préfet de l'Aisne a refusé de faire droit à sa demande et lui a renouvelé, le 11 décembre suivant, la carte de séjour temporaire précitée portant la mention " visiteur " pour une durée d'un an, soit jusqu'au 10 décembre 2022.
Sur la légalité externe de la décision attaquée :
2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée du 25 novembre 2021 a été signée par Mme Rosa Bela Augusto, secrétaire administrative de classe normale, adjointe au chef de bureau de la nationalité. Par arrêté préfectoral du 2 septembre 2021, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Aisne le même jour, le préfet de l'Aisne a donné délégation à Mme Rosa Bela Augusto, à l'effet de signer, notamment les titres de séjour en cas d'absence ou d'empêchement de M. A, directeur de la citoyenneté et de la légalité, et de M. D E, chef du bureau de la nationalité, adjoint au directeur de la citoyenneté et de la légalité. Il ne ressort pas des pièces du dossier et n'est pas établi que M. A et M. E n'étaient pas absents ou empêchés. En outre, la circonstance que la mention relative à l'absence ou à l'empêchement de ces derniers n'ait pas été visée dans l'arrêté attaqué est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
3. En second lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. La décision litigieuse portant refus de titre de séjour vise l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la convention conclue entre la France et le Congo sur lesquelles elle se fonde et liste les conditions de délivrance du titre de séjour sollicité issues de ces textes. Le refus de titre de séjour opposé à la requérante fait également mention des motifs pour lesquels sa demande ne peut être accueillie, soit l'absence de justification de ressources stables et suffisantes sur les trois dernières années et l'absence de respect des conditions d'intégration républicaine prévues à l'article L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en l'absence de justification du niveau A2 en langue française. Par suite, Mme C n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée est insuffisamment motivée.
Sur la légalité interne de la décision attaquée :
5. Aux termes de l'article 11 de la convention franco-congolaise susvisée : " Après trois années de résidence régulière et non interrompue, les ressortissants de chacune des Parties contractantes établis sur le territoire de l'autre Partie peuvent obtenir un titre de séjour de longue durée, dans les conditions prévues par la législation de l'Etat d'accueil. Ce titre de séjour est renouvelable de plein droit ".
6. Aux termes de l'article L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La première délivrance de la carte de résident prévue aux articles L. 423-6, L. 423-10 ou L. 423-16, de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " prévue aux articles L. 421-12, L. 421-25, L. 424-5, L. 424-14 ou L. 426-19, ainsi que de la carte de résident permanent prévue à l'article L. 426-4 est subordonnée à l'intégration républicaine de l'étranger dans la société française, appréciée en particulier au regard de son engagement personnel à respecter les principes qui régissent la République française, du respect effectif de ces principes et de sa connaissance de la langue française qui doit être au moins égale à un niveau défini par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui justifie d'une résidence régulière ininterrompue d'au moins cinq ans en France au titre d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident, de ressources stables, régulières et suffisantes pour subvenir à ses besoins et d'une assurance maladie se voit délivrer, sous réserve des exceptions prévues à l'article L. 426-18, une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " d'une durée de dix ans. / () Les ressources mentionnées au premier alinéa doivent atteindre un montant au moins égal au salaire minimum de croissance. Sont prises en compte toutes les ressources propres du demandeur, indépendamment des prestations familiales et des allocations prévues à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles ainsi qu'aux articles L. 5423-1, L. 5423-2 et L. 5423-3 du code du travail. (). Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes de l'article L. 426-19 du même code : " La décision d'accorder la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " prévue à l'article L. 426-17 est subordonnée au respect des conditions d'intégration républicaine prévues à l'article L. 413-7 ". Aux termes de l'article R. 413-25 du même code : " Pour l'appréciation de la condition d'intégration prévue à l'article L. 413-7, l'étranger doit fournir : /1° Une déclaration sur l'honneur par laquelle il s'engage à respecter les principes qui régissent la République française ; / 2° Les diplômes ou certifications permettant d'attester de sa maîtrise du français à un niveau égal ou supérieur au niveau A2 du cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l'Europe tel qu'adopté par le comité des ministres du Conseil de l'Europe dans sa recommandation CM/ Rec (2008) 7 du 2 juillet 2008, dont la liste est définie par un arrêté du ministre chargé de l'accueil et de l'intégration. () ".
7. En premier lieu, pour refuser de délivrer à Mme F une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " d'une durée de dix ans, le préfet de l'Aisne a relevé que l'intéressée ne justifiait ni de ressources propres stables et suffisantes sur les dernières années ni du respect des conditions d'intégration républicaine prévues par les dispositions de l'article L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ne ressort pas des termes de ces dispositions que la situation familiale constitue une condition de délivrance du titre de séjour demandé. Par ailleurs, il est constant qu'une carte de séjour temporaire portant la mention " visiteur " a été délivrée à Mme F le 11 décembre 2021. Dans ces conditions, Mme F n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen de sa situation familiale. Par suite, ce moyen doit être écarté.
8. En deuxième lieu, d'une part, il résulte des dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que la délivrance de la carte " résident de longue durée-UE " est subordonnée à la justification par le demandeur de ressources qui soient d'un montant au moins égal au salaire minimum interprofessionnel de croissance sur une période de temps suffisante pour apprécier leur stabilité et leur régularité, en tenant compte, le cas échéant, de l'évolution favorable de la situation du demandeur. Il ressort des avis d'imposition portant sur les revenus des années 2017 à 2020, que Mme F disposait d'un revenu fiscal de référence de 0 euro. Si la requérante se prévaut du versement d'une pension mensuelle de 1500 euros par son époux depuis le 1er janvier 2021, elle n'apporte aucune justification sur l'existence de ressources avant cette date alors que son époux exerce une activité professionnelle en République du Congo depuis le 1er janvier 2019. Par suite, à la date de la décision attaquée, il n'est pas établi que ces ressources avaient un caractère suffisamment stable. Ainsi, le préfet de l'Aisne n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en considérant que la requérante ne justifiait pas de ressources suffisamment stables.
9. D'autre part, pour refuser de délivrer à Mme F une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " d'une durée de dix ans, le préfet de l'Aisne a relevé que l'intéressée ne justifiait pas du respect des conditions d'intégration républicaine prévues par les dispositions combinées des articles L. 413-7, L. 426-19 et R. 413-25 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui s'appliquent à la carte de résident en litige au motif qu'elle ne justifiait pas avoir atteint le niveau A2 en langue française. Si la requérante produit une attestation de France éducation internationale du 18 novembre 2022 indiquant qu'elle a le niveau requis A2 pour demander une carte de résident, cette attestation indique que l'intéressée s'est présentée à la session du 31 octobre 2022, soit près d'un an après la décision attaquée. Ainsi, cette attestation qui est postérieure à la décision attaquée, est sans incidence sur la légalité de cette dernière. Dans ces conditions, le préfet de l'Aisne n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en considérant que la requérante ne justifiait pas remplir les conditions d'intégration républicaine. Si la requérante soutient que le préfet de l'Aisne ne lui a pas demandé de compléter son dossier par la justification d'un niveau de langue suffisant avant de prendre la décision attaquée, Mme F ne conteste pas en tout état de cause n'avoir obtenu le niveau A2 que près d'un an après l'intervention de la décision attaquée de sorte qu'elle n'aurait pas été en mesure de produire un document attestant d'un tel niveau. En tout état de cause, la décision attaquée pouvait légalement être fondée sur le seul motif tiré du caractère insuffisamment stable des ressources de l'intéressée.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. Mme F se prévaut de la présence en France de ses cinq enfants nés les 5 mai 1996, 1er août 1999, 21 mai 2003, 30 juillet 2006 et 28 septembre 2010 et de la régularité de leur situation et de ce que son époux, qui réside en République démocratique du Congo, leur rend régulièrement visite. Toutefois, la décision attaquée n'a pas pour effet de refuser la délivrance de tout titre séjour à la requérante ou de l'éloigner de ses enfants, le préfet de l'Aisne lui ayant d'ailleurs délivré le 11 décembre 2021 une carte de séjour temporaire portant la mention " visiteur " d'une durée d'un an. Dans ces conditions, la décision attaquée ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article 3, paragraphe 1, de la convention relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
13. Pour le même motif que celui exposé aux points 7 et 11, Mme F n'est pas fondée à soutenir que le préfet de l'Aisne a entaché sa décision lui refusant la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " d'un défaut d'examen de l'intérêt supérieur de ses enfants protégé par les stipulations de l'article 3, paragraphe 1 de la convention relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme F doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C épouse F et au préfet de l'Aisne.
Délibéré après l'audience du 8 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
Mme Pellerin, première conseillère,
Mme Bazin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juin 2023.
La rapporteure,
signé
C. Pellerin
La présidente,
signé
C. Galle Le greffier,
signé
J.F. Langlois
La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026