mardi 30 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2200467 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BIROLINI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 5 février 2022, le 19 février 2022 et le 8 juin 2022, M. C A, représenté par Me Birolini, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 février 2022 de la préfète de l'Oise en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français sans délai et qu'il fixe le Nigéria comme pays de renvoi en cas d'exécution d'office de cette mesure ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mars 2022, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. B A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 13 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Dans son mémoire enregistré le 8 juin 2022, M. A a expressément abandonné ses conclusions dirigées contre la décision portant refus de lui délivrer un titre de séjour, contenue dans l'arrêté du 4 février 2022 de la préfète de l'Oise dont il demande l'annulation. Dès lors, il y a lieu pour le tribunal de ne statuer que sur les conclusions tendant à l'annulation de cet arrêté en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français sans délai et qu'il fixe le Nigéria comme pays de renvoi en cas d'exécution d'office de cette mesure d'éloignement.
3. Il ressort des pièces du dossier que la préfète de l'Oise a décidé, le 1er juin 2022, de délivrer un titre de séjour à l'intéressé. Cette décision a eu pour effet d'abroger l'arrêté litigieux en tant qu'il lui fait obligation de quitter le territoire français sans délai et en tant qu'il fixe le pays de destination, sans que ces mesures aient reçu aucune exécution. Par suite, les conclusions de la requête de M. A aux fins d'annulation sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer.
4. Dans les circonstances de l'espèce il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Birolini, avocat de M. A, d'une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Birolini renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A dirigées contre l'arrêté du 4 février 2022 de la préfète de l'Oise.
Article 2 : l'Etat versera Me Birolini, avocat de M. A, une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Birolini renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle..
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A, à la préfète de l'Oise et à Me Birolini.
Fait à Amiens, le 30 août 2022.
Le président de la 4ème chambre,
Signé
C. Binand
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise, en ce qui a concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026