jeudi 28 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2200643 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP ROBIQUET DELEVACQUE VERAGUE YAHIAOUI LEGER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 21 février 2022 et 21 décembre 2023, dont le dernier n'a pas été communiqué, Mme H C veuve A, Mme E A, Mme F A et la SARL Fanfan, représentées par Me Verague, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision tacite du 13 septembre 2021 par lequel le préfet de la région Hauts-de-France a autorisé Mme G B veuve A à exploiter des parcelles d'une surface de 10,6895 hectares situées sur le territoire des communes de Flaucourt et d'Assevillers ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2021 en tant qu'il refuse à la SARL Fanfan l'autorisation d'exploiter les parcelles d'une surface de 15,595 hectares, cadastrées ZB 32 et 62 et situées sur le territoire de la commune de Péronne et les parcelles d'une surface de 10,6895 hectares, cadastrées ZD19 et ZK11 et situées sur le territoire des communes de Flaucourt et d'Assevillers ;
3°) d'annuler l'arrêté du 20 janvier 2022 en tant qu'il retire partiellement l'arrêté du 21 décembre 2021 et qu'il refuse à la SARL Fanfan l'autorisation d'exploiter les parcelles d'une surface de 15,595 hectares, cadastrées ZB 32 et 62 et situées sur le territoire de la commune de Péronne et les parcelles d'une surface de 10,6895 hectares, cadastrées ZD19 et ZK11 et situées sur le territoire des communes de Flaucourt et d'Assevillers ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la décision tacite et les arrêtés attaqués ont été pris au terme d'une procédure irrégulière dès lors que la demande d'autorisation d'exploiter de Mme B veuve A n'a pas été publiée en méconnaissance des articles L. 331-3, D. 331-4 et D. 331-4-1 du code rural et de la pêche maritime ;
- la décision tacite et les arrêtés attaqués ont été pris au terme d'une procédure irrégulière dès lors que la demande d'autorisation d'exploiter de Mme B veuve A n'a pas été soumise à la commission départementale d'orientation de l'agriculture en méconnaissance de l'article R. 331-5 du code rural et de la pêche maritime ;
- la décision tacite et les arrêtés attaqués ont été pris au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'elles n'ont pas été informées de la date d'examen par la commission départementale d'orientation de l'agriculture de la demande d'autorisation d'exploiter de Mme B veuve A, en méconnaissance des articles L. 331-5 et R. 331-5 du code rural et de la pêche maritime ;
- la décision tacite est illégale dès lors qu'elle n'a pas fait l'objet des mesures de publicité prévues à l'article R. 331-6 du code rural et de la pêche maritime ;
- l'arrêté du 21 décembre 2021 est entaché d'une erreur matérielle dès lors qu'il comporte des incohérences sur les références cadastrales des parcelles sur l'exploitation desquelles il statue ;
- la décision tacite et les arrêtés attaqués sont illégaux dès lors que la SARL Fanfan avait déposé le 1er juin 2021 une demande concurrente à celle de Mme B veuve A, qui n'a pas été prise en considération par le préfet ;
- la décision tacite et les arrêtés attaqués méconnaissent le 1° du I de l'article L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime et l'article 3 du schéma directeur régional des exploitations agricoles en Picardie dès lors que Mme B veuve A n'était pas conjoint collaborateur à titre principal de son époux décédé et que l'opération envisagée par celle-ci constitue un agrandissement de son exploitation si bien que cette opération ne relève en conséquence pas du rang de priorité n° 1 mais du n° 7 ;
- la décision tacite et les arrêtés attaqués méconnaissent le 2° du I de l'article L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime dès lors qu'il n'est pas établi que les parcelles d'une surface de 15,595 hectares situées sur le territoire de la commune de Péronne constituent un élément essentiel de l'exploitation de Mme B veuve A dont la privation compromettrait la viabilité et qu'aucun motif n'est donné pour refuser l'autorisation d'exploiter les parcelles d'une surface de 10,6895 hectares situées sur le territoire des communes de Flaucourt et d'Assevillers ;
- la décision tacite et les arrêtés attaqués sont illégaux dès lors que Mme B veuve A n'est titulaire d'aucun titre l'habilitant à exploiter des parcelles auparavant mises à disposition de l'EARL Fanfan ;
- la décision tacite et les arrêtés attaqués méconnaissent l'article L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime dès lors que ces décisions autorisent un agrandissement excessif de l'exploitation de Mme B veuve A ;
- le préfet n'a pas pris en compte l'activité professionnelle non-agricole de Mme B veuve A et a, en conséquence, méconnu les dispositions du schéma directeur régional des exploitations agricoles en Picardie dès lors que l'opération autorisée ne permet pas de favoriser la présence d'un exploitant participant de manière effective aux travaux ;
- la décision et l'arrêté attaqués méconnaissent les dispositions du 2° de l'article L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime dès lors qu'ils compromettent la viabilité de l'exploitation de l'EARL Fanfan, preneur en place ;
- la décision tacite et les arrêtés attaqués sont entachés de détournement de pouvoir.
La requête a été communiquée au préfet de la région Hauts-de-France qui n'a pas produit d'observations.
Par un courrier du 10 mars 2022, le tribunal a demandé aux requérantes, en application de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, de régulariser au sein d'une requête distincte les conclusions qu'elles présentaient contre la décision tacite d'autorisation du 13 septembre 2021.
Par un courrier du 3 janvier 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de soulever d'office les moyens d'ordre public tirés d'une part, de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 20 janvier 2022 en tant qu'il retire l'arrêté du 21 décembre 2021 dès lors que les requérantes n'ont pas intérêt à contester ce retrait et, d'autre part, de ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 21 décembre 2021 dont le retrait est devenu définitif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le schéma directeur régional des exploitations agricoles en Picardie du 29 juin 2016 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Richard, rapporteur,
- et les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique,
- et les observations de Me de Lamarlière, substituant Me Verague, représentant les requérantes.
Considérant ce qui suit :
1. M. D A a mis à disposition de l'EARL Fanfan, devenue SARL Fanfan, afin de les exploiter, des parcelles situées sur les territoires des communes de Péronne, Barleux, Flaucourt, Biaches, Mesnil-Bruntel, Eterpigny, Doingt-Flamicourt et Villers-Carbonnel. A la suite de son décès le 11 janvier 2017, sa veuve, Mme G B, a déposé, le 23 mai 2017, une demande d'autorisation d'exploiter des terres d'une surface totale de 263,868 hectares, comportant notamment des parcelles d'une surface de 10,6895 hectares, cadastrées ZD19 et ZK11 et situées sur le territoire des communes de Flaucourt et d'Assevillers. Le préfet de la région Hauts-de-France a fait droit à cette demande par un arrêté du 5 décembre 2017 qui a été annulé en tant qu'il autorisait l'exploitation de ces parcelles de 10,6895 hectares par un jugement n° 1800390 du tribunal du 18 février 2021.
2. Par ailleurs, Mme B veuve A, a déposé, le 1er décembre 2017, une demande d'autorisation d'exploiter des parcelles d'une surface de 15,595 hectares, cadastrées ZB 32 et 62 et situées sur le territoire de la commune de Péronne. Le préfet de la région Hauts-de-France a fait droit à cette demande par un arrêté du 4 avril 2018 qui a été annulé par un jugement n° 1801736 du tribunal du 18 février 2021.
3. Le 13 mai 2021, Mme B veuve A a confirmé ses demandes d'autorisation d'exploiter, d'une part, les parcelles d'une surface de 10,6895 hectares situées sur le territoire des communes de Flaucourt et d'Assevillers et, d'autre part, celles d'une surface de 15,595 hectares situées sur le territoire de la commune de Péronne. Le préfet de la région Hauts-de-France a fait droit à ces demandes par des autorisations tacites du 13 septembre 2021.
4. Le 7 septembre 2021, la SARL Fanfan a demandé l'autorisation d'exploiter d'une part, des parcelles d'une surface de 9,1299 hectares, cadastrées ZA 08 et 103 et situées sur le territoire de la commune de Flaucourt, d'autre part, des parcelles d'une surface de 15,595 hectares, cadastrées ZB 32 et 62 et situées sur le territoire de la commune de Péronne et, enfin, des parcelles d'une surface de 10,6895 hectares, cadastrées ZD19 et ZK11 et situées sur le territoire des communes de Flaucourt et d'Assevillers, soit un total de 26,2845 hectares. Par un arrêté du 21 décembre 2021, le préfet de la région Hauts-de-France a fait partiellement droit à cette demande, mais a refusé l'autorisation d'exploiter sollicitée pour les parcelles d'une superficie totale de 26,2845 hectares situées à Péronne, Assevillers et Flaucourt.
5. Par un arrêté du 20 janvier 2022, le préfet de la région Hauts-de-France a retiré cet arrêté au motif que son article 1er comportait une erreur matérielle sur la référence cadastrale et la superficie de la parcelle ayant fait l'objet d'une autorisation, a autorisé la SARL Fanfan à exploiter les parcelles d'une surface de 9,1299 hectares, cadastrées ZA 08 et 103 et situées sur le territoire de la commune de Flaucourt et a de nouveau refusé la demande de l'intéressée pour les parcelles d'une surface de 15,595 hectares, cadastrées ZB 32 et 62 et situées sur le territoire de la commune de Péronne et les parcelles d'une surface de 10,6895 hectares, cadastrées ZD19 et ZK11 et situées sur le territoire des communes de Flaucourt et d'Assevillers.
6. Aux termes de leur requête no 2200643, Mme H C veuve A, Mme E A, Mme F A et la SARL Fanfan demandent l'annulation, d'une part, de l'autorisation tacite du 13 septembre 2021 accordée à Mme B veuve A d'exploiter des parcelles d'une surface de 10,6895 hectares, cadastrées ZD19 et ZK11 et situées sur le territoire des communes de Flaucourt et d'Assevillers, d'autre part, de l'arrêté du 21 décembre 2021 en tant qu'il refuse de l'autoriser à exploiter les parcelles d'une surface de 15,595 hectares, cadastrées ZB 32 et 62 et situées sur le territoire de la commune de Péronne et les parcelles d'une surface de 10,6895 hectares, cadastrées ZD19 et ZK11 et situées sur le territoire des communes de Flaucourt et d'Assevillers et, enfin, de l'arrêté du 20 janvier 2022 en tant qu'il retire le précédent arrêté et qu'il refuse de l'autoriser à exploiter les parcelles d'une surface de 15,595 hectares, cadastrées ZB 32 et 62 et situées sur le territoire de la commune de Péronne et les parcelles d'une surface de 10,6895 hectares, cadastrées ZD19 et ZK11 et situées sur le territoire des communes de Flaucourt et d'Assevillers.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 20 janvier 2022 en tant qu'il retire l'arrêté du 21 décembre 2021 :
7. Le retrait de l'arrêté du 21 décembre 2021 auquel le préfet a procédé par son arrêté du 20 janvier 2022 ne fait pas grief aux requérantes qui avaient, par ailleurs, demandé l'annulation de l'arrêté retiré. Dès lors, les conclusions à fin d'annulation de ce dernier en tant qu'il procède à ce retrait sont irrecevables et doivent dès lors être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 21 décembre 2021 :
8. Le juge de l'excès de pouvoir ne peut, en principe, déduire d'une décision juridictionnelle rendue par lui-même ou par une autre juridiction qu'il n'y a plus lieu de statuer sur des conclusions à fin d'annulation dont il est saisi, tant que cette décision n'est pas devenue irrévocable. Il en va toutefois différemment lorsque, faisant usage de la faculté dont il dispose dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, il joint les requêtes pour statuer par une même décision, en tirant les conséquences nécessaires de ses propres énonciations. Dans cette hypothèse, toutes les parties concernées seront, en cas d'exercice d'une voie de recours, mises en cause et celle à laquelle un non-lieu a été opposé, mise à même de former, si elle le souhaite, un recours incident contre cette partie du dispositif du jugement. A ce titre, lorsque le juge est parallèlement saisi de conclusions tendant, d'une part, à l'annulation d'une décision et, d'autre part, à celle de son retrait et qu'il statue par une même décision, il lui appartient de se prononcer sur les conclusions dirigées contre le retrait puis, sauf si, par l'effet de l'annulation qu'il prononce, la décision retirée est rétablie dans l'ordonnancement juridique, de constater qu'il n'y a plus lieu pour lui de statuer sur les conclusions dirigées contre cette dernière.
9. Par son arrêté du 20 janvier 2022, le préfet a retiré l'arrêté du 21 décembre 2021. Il résulte de ce qui a été dit au point 7 que les conclusions tendant à son annulation présentées par les requérantes sont irrecevables. Dans ces conditions, eu égard aux principes rappelés au point 8, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 21 décembre 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'autorisation d'exploiter tacite du 13 septembre 2021 délivrée à Mme B veuve A :
10. Il a été donné suite à la demande de régularisation du 10 mars 2022, adressée par le tribunal, dès lors que les requérantes ont introduit une requête distincte enregistrée sous le n° 2201015 dans laquelle elles présentent des conclusions tendant à l'annulation de l'autorisation tacite du 13 septembre 2021. Dans ces conditions, il sera statué sur ces conclusions dans le jugement portant sur cette requête.
Sur la légalité de l'arrêté du 20 janvier 2022 en tant qu'il refuse l'autorisation d'exploiter les parcelles en litige :
11. Aux termes du 2° du I de l'article L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime prévoit : " I.- L'autorisation mentionnée à l'article L. 331-2 peut être refusée : / () 2° Lorsque l'opération compromet la viabilité de l'exploitation du preneur en place ; () ".
12. Il ressort des termes même de l'arrêté du 20 janvier 2022 que ce dernier a été pris, à tout le moins pour les parcelles d'une surface de 15,595 hectares situées sur le territoire de la commune de Péronne, au motif que l'autorisation demandée compromettrait la viabilité de l'exploitation du preneur en place dès lors que ces parcelles d'une surface de 15,595 hectares, supportent le corps de ferme de l'exploitation et constituent dès lors un élément essentiel à son fonctionnement. Alors que les requérantes contestent cette appréciation en soulignant que l'exploitation, très étendue, comporte d'autres corps de ferme et hangars, le préfet n'a produit aucun élément de nature à l'établir. Par ailleurs, aucun motif n'est donné pour refuser l'autorisation d'exploiter les parcelles d'une surface de 10,6895 hectares situées sur le territoire des communes de Flaucourt et d'Assevillers. Dans ces conditions, les requérantes sont fondées à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions citées au point précédent. Par suite, elles sont fondées à en demander l'annulation en tant qu'il leur refuse l'autorisation d'exploiter les parcelles en litige, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens qu'elles présentent à l'appui de leurs conclusions.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par les requérantes sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 21 décembre 2021.
Article 2 : L'arrêté du 20 janvier 2022 est annulé en tant qu'il refuse à la SARL Fanfan l'autorisation d'exploiter les parcelles d'une surface de 15,595 hectares, cadastrées ZB 32 et 62 et situées sur le territoire de la commune de Péronne et les parcelles d'une surface de 10,6895 hectares, cadastrées ZD19 et ZK11 et situées sur le territoire des communes de Flaucourt et d'Assevillers.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme H C veuve A, à Mme E A, à Mme F A, à la SARL Fanfan et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Copie en sera adressée au préfet de la région Hauts-de-France.
Délibéré après l'audience du 11 mars 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Galle, présidente,
- M. Fumagalli, conseiller,
- M. Richard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2024.
Le rapporteur,
Signé
J. Richard
La présidente,
Signé
C. Galle
La greffière,
Signé
Z. Aguentil
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
No 2200643
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026