vendredi 21 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2201235 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | GRAVIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 avril 2022, M. A B, représenté par Me Gravier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 février 2022 du directeur interrégional de la protection judiciaire de la jeunesse Grand Nord en tant qu'elle l'a placé en congé de maladie ordinaire à compter du 14 décembre 2020 puis en disponibilité d'office à compter du 14 décembre 2021 et qu'elle l'informe de la possibilité de saisir le comité médical pour bénéficier d'un congé de longue maladie ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'est pas établi que la commission de réforme était composée conformément à l'article 12 du décret du
14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, alors que le procès-verbal de la commission de réforme ne comporte ni la signature, ni les noms des représentants du personnel, ni la mention de leur convocation ou de leur absence ;
- l'arrêté attaqué a été pris au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'est pas établi qu'il ait été convoqué à la séance de la commission de réforme traitant de sa situation ni qu'il ait été informé de la possibilité de s'y faire représenter, en méconnaissance de l'article 19 du décret du 14 mars 1986 ;
- l'arrêté attaqué a été pris au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'est pas établi que le médecin de prévention ait été informé de la tenue de la séance de la commission de réforme traitant de sa situation en méconnaissance de l'article 18 du décret du 14 mars 1986 ;
- l'arrêté attaqué méconnaît le principe de sécurité juridique et les articles 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et 47-10 du décret du 14 mars 1986 dès lors qu'il le place en congé de maladie ordinaire avec un effet rétroactif de près de 14 mois ;
- l'arrêté attaqué est contradictoire dès lors qu'il considère que son état de santé n'est pas consolidé mais ne le place pas en congé pour invalidité temporaire imputable au service ;
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires dès lors que ses arrêts de travail sont liés à son accident de service.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 août 2022, le directeur interrégional de la protection judiciaire de la jeunesse Grand Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 30 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 janvier 2023 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n° 85-986 du 16 septembre 1985 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Richard, rapporteur,
- les conclusions de Mme Minet, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Gravier, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, a été affecté au sein du centre éducatif fermé de Beauvais. Par une décision du 7 décembre 2020, le directeur interrégional de la protection judiciaire de la jeunesse Grand Nord a reconnu imputable au service l'accident dont il a été victime le 29 novembre 2020. L'intéressé demande l'annulation de la décision du 8 février 2022 du directeur interrégional de la protection judiciaire de la jeunesse Grand Nord en tant qu'elle l'a placé en congé de maladie ordinaire à compter du
14 décembre 2020 puis en disponibilité d'office à titre conservatoire à compter du 14 décembre 2021.
2. En premier lieu, aux termes de l'article 12 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " Dans chaque département, il est institué une commission de réforme départementale compétente à l'égard des personnels mentionnés à l'article 15. Cette commission, placée sous la présidence du préfet ou de son représentant, qui dirige les délibérations mais ne participe pas aux votes, est composée comme suit : /() 3. Deux représentants du personnel appartenant au même grade ou, à défaut, au même corps que l'intéressé, élus par les représentants du personnel, titulaires et suppléants, de la commission administrative paritaire locale dont relève le fonctionnaire ; toutefois, s'il n'existe pas de commission locale ou si celle-ci n'est pas départementale, les deux représentants du personnel sont désignés par les représentants élus de la commission administrative paritaire centrale, dans le premier cas et, dans le second cas, de la commission administrative paritaire interdépartementale dont relève le fonctionnaire ; () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que les représentants du personnel, membres de la commission de réforme compétente pour donner un avis sur la situation de M. B, ont été convoqués à la session du 15 décembre 2021 par une information du 6 décembre 2021. Dans ces conditions, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que la commission de réforme était irrégulièrement composée, sans qu'y fasse obstacle la circonstance que ces représentants du personnel n'aient pas assisté à cette réunion.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 19 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " () Le fonctionnaire est invité à prendre connaissance, personnellement ou par l'intermédiaire de son représentant, de la partie administrative de son dossier. Un délai minimum de huit jours doit séparer la date à laquelle cette consultation est possible de la date de la réunion de la commission de réforme ; il peut présenter des observations écrites et fournir des certificats médicaux. / La commission de réforme, si elle le juge utile, peut faire comparaître le fonctionnaire intéressé. Celui-ci peut se faire accompagner d'une personne de son choix ou demander qu'une personne de son choix soit entendue par la commission de réforme. () ".
5. Il résulte des dispositions citées au point précédent que M. B ne peut utilement se prévaloir, au soutien de ses conclusions à fin d'annulation, de ce que l'arrêté attaqué aurait été pris au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'aurait été ni convoqué à la séance de la commission de réforme traitant de sa situation, ni informé de la possibilité de s'y faire représenter.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 18 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " Le médecin du travail attaché au service auquel appartient le fonctionnaire dont le cas est soumis au comité médical ou à la commission de réforme est informé de la réunion et de son objet. Il peut obtenir, s'il le demande, communication du dossier de l'intéressé. Il peut présenter des observations écrites ou assister à titre consultatif à la réunion. Il remet un rapport écrit dans les cas prévus aux articles 34, 43 et 47-7. / Le fonctionnaire intéressé et l'administration peuvent, en outre, faire entendre le médecin de leur choix par le comité médical ou la commission de réforme ".
7. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé l'intéressé d'une garantie.
8. S'il ressort des pièces du dossier que le médecin de prévention n'a pas été informé de la tenue de la séance de la commission de réforme traitant de la situation de M. B et n'a ainsi pas été mis en mesure d'émettre d'observations sur cette dernière, en méconnaissance des dispositions précitées de l'article 18 du décret du 14 mars 1986, ce vice de procédure n'a, en l'espèce, privé l'intéressé d'aucune garantie et n'a pas été susceptible d'exercer une influence sur le sens de la décision prise dès lors que la commission de réforme a donné un avis favorable à la prolongation du placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service de l'intéressé, sans qu'y fasse obstacle la circonstance, à la supposer même établie, que cette commission aurait émis un avis plus étayé si elle avait disposé d'observations du médecin de prévention.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 47-9 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " () Pour obtenir la prolongation du congé initialement accordé, le fonctionnaire adresse un nouveau certificat médical à son administration précisant la durée probable de l'incapacité de travail ". Aux termes de l'article 47-10 du même décret : " Lorsqu'un fonctionnaire est en congé pour invalidité temporaire imputable au service, l'administration peut faire procéder à tout moment à sa contre-visite par un médecin agréé. Elle procède obligatoirement à cette contre-visite au moins une fois par an au-delà de six mois de prolongation du congé initialement accordé. / La commission de réforme compétente peut être saisie pour avis, soit par l'administration, soit par l'intéressé, des conclusions du médecin agréé ".
10. Les décisions administratives ne peuvent légalement disposer que pour l'avenir. S'agissant des décisions relatives à la carrière des fonctionnaires ou des militaires, l'administration ne peut, en dérogation à cette règle générale, leur conférer une portée rétroactive que dans la mesure nécessaire pour assurer la continuité de la carrière de l'agent intéressé ou procéder à la régularisation de sa situation.
11. Il ressort des termes de la décision du 7 décembre 2020 reconnaissant l'imputabilité au service de l'accident qu'a subi M. B le 29 novembre 2020 que le directeur interrégional de la protection judiciaire de la jeunesse Grand Nord a entendu placer l'intéressé en congé pour invalidité temporaire imputable au service pour la seule durée de son arrêt de travail initial, courant jusqu'au 13 décembre 2020, et réserver la prolongation de ce placement à la circonstance que les nouveaux arrêts de travail aient pour origine l'accident de service. Durant l'instruction de ses demandes de prolongation de son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service sur le fondement de ses nouveaux arrêts de travail, M. B a été maintenu à titre conservatoire en congé pour invalidité temporaire imputable au service. Par l'arrêté attaqué, le directeur interrégional de la protection judiciaire de la jeunesse Grand Nord a considéré que les nouveaux arrêts de travail de l'intéressé n'avaient pas pour origine l'accident de service du
29 novembre 2020, au vu des résultats de l'expertise du 4 septembre 2021 et après avoir obtenu l'avis de la commission de réforme sur la situation de l'intéressé le 15 décembre 2021. Si
M. B soutient que sa demande a été traitée dans un délai anormalement long, cette circonstance, pour regrettable qu'elle soit, est sans incidence sur la légalité de la décision contestée. Dans ces conditions, le directeur interrégional de la protection judiciaire de la jeunesse Grand Nord a légalement pu placer M. B en congé de maladie ordinaire à compter du
14 décembre 2020 puis en disponibilité d'office, à titre conservatoire, à compter du 14 décembre 2021, dès lors que cette mesure était nécessaire pour régulariser la situation de l'intéressé. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît le principe de sécurité juridique et les dispositions des articles 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et 47-10 du décret du 14 mars 1986 dès lors qu'il le place en congé de maladie ordinaire avec un effet rétroactif.
12. En cinquième lieu, s'il ressort des pièces du dossier que l'état de santé de
M. B n'était pas consolidé à la date de l'arrêté attaqué, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de son placement en congé de maladie ordinaire dès lors qu'elle n'implique pas nécessairement que les arrêts de travail postérieurs au 13 décembre 2020 présentés par l'intéressé aient pour origine l'accident de service qu'il a subi le 29 novembre 2020. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué est illégal dès lors qu'il considère que son état de santé n'est pas consolidé mais ne le place pas en congé pour invalidité temporaire imputable au service.
13. En sixième lieu, aux termes du I de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. Ces définitions ne sont pas applicables au régime de réparation de l'incapacité permanente du fonctionnaire ".
14. Il est constant que M. B s'est brisé une incisive le 29 novembre 2020 suite à une chute pendant son service et a dû subir plusieurs interventions afin de poser un implant adapté, si bien que son état de santé n'était pas consolidé le 14 décembre 2020. Si l'intéressé a été arrêté par son médecin traitant à compter de cette date et que ce médecin a estimé que ces arrêts étaient en lien avec l'accident de service du 29 novembre 2020, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment pas de l'expertise médicale du 4 septembre 2021, que M. B ait été empêché de reprendre son service du fait des conséquences de cet accident de service, sans qu'y fassent obstacle la circonstance que la commission de réforme ait émis un avis contraire le 15 décembre 2021 ni celle, à la supposer établie, que les conséquences de son problème dentaire exposent l'intéressé aux moqueries des jeunes dont il s'occupe. Dans ces conditions, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions précitées du I de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.
15. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée en tant qu'elle l'a placé en congé de maladie ordinaire à compter du
14 décembre 2020 puis en disponibilité d'office, à titre conservatoire, à compter du 14 décembre 2021 et qu'elle l'informe de la possibilité de saisir le comité médical pour bénéficier d'un congé de longue maladie, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre cette dernière mesure. Par suite, les conclusions qu'il a présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au directeur interrégional de la protection judiciaire de la jeunesse Grand Nord.
Copie en sera adressée au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 24 mai 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Thérain, président,
- Mme Rondepierre, première conseillère,
- M. Richard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2023.
Le rapporteur,
signé
J. Richard
Le président,
signé
S. Thérain
La greffière,
signé
S. Chatellain
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
No 2201235
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026