vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2201468 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | PAMLAW - AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 2 mai 2022, 28 novembre 2022 et 23 novembre 2023, la société Free mobile, représentée par Me Martin, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de la commune de Pont-de-Metz a refusé de réglementer la circulation et le stationnement des véhicules sur le chemin de Salouël pour la période du 30 mai 2022 au 2 juin 2022 ;
2°) d'enjoindre à la commune de réglementer la circulation et le stationnement des véhicules sur la voie et pour la période sollicitées ;
3°) de mettre à la charge de la commune la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision est entachée d'erreur d'appréciation, dès lors que le refus opposé porte une atteinte disproportionnée tant aux droits de l'exposante qu'à l'intérêt public ;
- les circonstances de l'affaire justifient qu'il soit fait injonction au maire de réglementer la circulation et le stationnement des véhicules sur la voie et pour la période sollicitées ;
- contrairement à ce que soutient la commune en défense, elle est titulaire d'une autorisation d'urbanisme en cours de validité pour la réalisation des travaux pour lesquels un arrêté de réglementation de la circulation est nécessaire.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 15 septembre 2022 et le 12 décembre 2023, la commune de Pont-de-Metz, représentée par Me Mathieu, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que la requête a perdu son objet, dès lors que, d'une part, l'arrêté du 26 août 2019 portant non-opposition à déclaration préalable ayant été annulé par la cour administrative d'appel de Douai, la société requérante ne dispose plus d'aucun titre pour la demande de réglementation de la circulation pour ériger l'antenne-relais litigieuse, et, d'autre part, qu'une décision d'opposition à déclaration préalable pour le projet litigieux est intervenue le 27 octobre 2022.
Par ordonnance du 6 février 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 27 février 2024 à 12h00.
Les parties ont été invitées, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, à produire des éléments ou des pièces en vue de compléter l'instruction.
La commune de Pont-de-Metz a produit une pièce, enregistrée le 22 mars 2024 et communiquée le 25 mars 2024.
Par un courrier du 20 mars 2024, les parties ont été informées de ce que le tribunal était susceptible de soulever d'office le moyen d'ordre public tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête, dès lors que par un arrêté du 17 mai 2022, le maire de Pont-de-Metz a réglementé la circulation et le stationnement des véhicules sur le chemin de Salouël pour la période du 30 mai 2022 au 2 juin 2022.
Vu :
- l'ordonnance n° 2201476 rendue le 27 mai 2022 par le juge des référés du tribunal administratif d'Amiens ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Parisi, conseillère,
- les conclusions de Mme Beaucourt, rapporteure publique,
- et les observations de Me Mathieu représentant la commune.
Considérant ce qui suit :
1. La société Free Mobile a déposé le 28 juin 2019 un dossier de déclaration préalable, enregistré sous le n° DP 080 63219 M0024, ayant pour objet l'installation d'une station de relais de téléphonie mobile comprenant un pylône implantée sur un terrain situé chemin de Salouël sur le territoire de la commune de Pont-de-Metz. Par un arrêté du 26 août 2019, le maire de cette commune ne s'est pas opposé à cette déclaration préalable, sous réserve de prescriptions spéciales. Le tribunal administratif d'Amiens a rejeté, par un jugement n° 1903435 du 30 décembre 2020, la demande d'annulation de cet arrêté dont des tiers l'avait saisi et a annulé, par un jugement n°2000254 du 30 décembre 2020 devenu définitif, l'arrêté du 25 novembre 2019 par lequel le maire de la commune a retiré cet arrêté du 26 août 2019. Enfin, par un arrêt du 28 juin 2022, la cour administrative d'appel de Douai, faisant application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, a annulé cet arrêté du 26 août 2019 en tant qu'il ne prévoit pas d'arbres ou d'arbustes satisfaisant aux exigences du règlement de la zone N13 du plan local d'urbanisme de la commune, réformé le jugement n°1903435 en cette mesure et a accordé à la société Free Mobile un délai de trois mois pour solliciter la régularisation de ce vice.
2. Le 11 janvier 2022, la société PROEF France a adressé, pour le compte de la société Free mobile, une demande tendant à ce que soient réglementés la circulation et le stationnement des véhicules sur le chemin de Salouël situé sur le territoire de cette commune, pour la durée des travaux d'installation d'un pylône de station relais de téléphonie mobile du 30 mai au 2 juin 2022, pour une durée de quatre jours. Une décision implicite de rejet est née du silence conservé pendant deux mois sur cette demande par la commune de Pont-de-Metz. La société Free mobile demande au tribunal d'annuler cette décision implicite de refus.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 17 mai 2022, devenu définitif, le maire de la commune de Pont-de-Metz a réglementé la circulation et le stationnement des véhicules sur le chemin de Salouël pour la période du 30 mai 2022 au 2 juin 2022. Dans ces conditions, les conclusions de la société Free mobile tendant à l'annulation de l'arrêté du 17 mai 2022 par lequel le maire de Pont-de-Metz a rejeté sa demande tendant à la prescription de telles mesures, tout comme celles tendant à ce qu'il lui soit enjoint de les prescrire, sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais du litige :
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune du Pont-de-Metz une somme au titre des frais non compris dans les dépens exposés par la société Free Mobile.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Free mobile, à la commune de Pont-de-Metz et à la société Proef France.
Délibéré après l'audience du 26 mars 2024 à laquelle siégeaient :
- M. Thérain, président,
- Mme Parisi, conseillère ;
- M. A, magistrat honoraire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.
La rapporteure,
Signé
J. PARISI
Le président,
Signé
S. THERAIN
Le greffier,
Signé
N. VERJOT
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026