jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2201765 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET BARDON & DE FAY- Avocats Associés - BF2A |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 30 mai 2022 sous le n° 2201765, et un mémoire complémentaire, enregistré le 12 janvier 2023, Mme B A, représentée par
Me Porcher, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 février 2022 par laquelle le département de l'Oise l'a changée d'affectation, ensemble la décision de rejet du recours gracieux qu'elle a présenté à l'encontre de cette décision le 28 février 2022 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 10 mai 2022, par lequel le département de l'Oise l'a affectée sur le poste de chef de projet sur la stratégie nationale de prévention et de protection de l'enfance ;
3°) de condamner le département de l'Oise à lui verser une somme de 5 000 euros au titre du préjudice moral ;
4°) d'enjoindre au département de l'Oise de l'affecter sur le poste de chef de service territorial de la protection de l'enfance sur le territoire de Creil-Clermont ;
5°) de mettre à la charge du département de l'Oise une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 24 février 2022 est illégale, dès lors qu'elle constitue une sanction disciplinaire déguisée ;
- elle est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que la procédure disciplinaire prévue à l'article L. 532-4 du code général de la fonction publique n'a pas été respectée ;
- l'arrêté du 10 mai 2022, qui matérialise la décision du 24 février 2022, est entaché des mêmes vices ;
- les deux décisions sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de son comportement, exempt de tout harcèlement moral ;
- le préjudice qu'elle subit à raison de l'état de choc dans lequel l'ont placée l'entretien du 24 février 2022, le délai écoulé jusqu'au 7 avril 2022 pour connaitre sa nouvelle affectation, ainsi que la découverte du contenu du rapport d'enquête administrative, représente une somme de 5 000 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 13 septembre 2022 et 9 octobre 2023, le département de l'Oise, représenté par Me de Faÿ, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable, dès lors que, d'une part, les conclusions à fins d'annulation sont dirigées contre une mesure d'ordre intérieur et que, d'autre part, les conclusions indemnitaires n'ont pas fait l'objet d'une réclamation préalable ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 10 octobre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 30 octobre 2023, à 12 heures.
II. Par une requête, enregistrée le 4 mai 2023 sous le n° 2301477, Mme B A, représentée par Me Porcher, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 novembre 2022, par lequel le département de l'Oise a refusé de reconnaitre l'imputabilité au service de l'évènement du 24 février 2022, ensemble l'arrêté du
8 novembre 2022 par lequel le département de l'Oise l'a placée en congé pour maladie ordinaire à compter du 25 février 2022, et le rejet du recours gracieux qu'elle a présenté à l'encontre de ces deux arrêtés le 30 décembre 2022 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 18 novembre 2022 par lequel le département de l'Oise lui demande de rembourser la somme de 8 552 euros, au titre des frais médicaux pris en charge indument ;
3°) de condamner le département de l'Oise à lui verser une somme de 5 000 euros au titre du préjudice moral ;
4°) d'enjoindre au département de l'Oise de reconnaitre l'imputabilité au service de l'évènement du 24 février 2022, dans un délai d'un mois à compter du présent jugement ;
5°) de mettre à la charge du conseil départemental de l'Oise une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les arrêtés des 7 et 8 novembre 2022 sont insuffisamment motivés, dès lors que les considérations de droit sont imprécises et qu'elle n'est pas en mesure de connaitre les motifs ayant justifié le refus d'imputabilité au service ni le placement en congé pour maladie ordinaire ;
- l'arrêté du 7 novembre 2022 a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que le département disposait d'un mois pour se prononcer sur sa demande présentée le 25 février 2022 et que son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service à titre provisoire a fait l'objet d'un arrêté le 4 juillet 2022, qui ne lui a par ailleurs été communiqué que le 13 mars 2023 ;
- l'arrêté du 7 novembre 2022 est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la convergence des rapports et expertises médicaux concluant à l'imputabilité au service de l'entretien du 24 février 2022 ;
- la décision du 18 novembre 2022 méconnait l'article 2 du décret n° 2010-997 du 26 aout 2019, dès lors que les indemnités et primes versées aux fonctionnaires placés en congé pour maladie restent dues ;
- elle est illégale, dès lors qu'elle se fonde sur l'arrêté du 7 novembre 2022 et l'arrêté du 8 novembre 2022, qui sont illégaux ;
- l'illégalité de l'arrêté du 7 novembre 2022 et de la décision du 18 novembre 2022 lui cause un préjudice financier à raison de la situation de demi-traitement dans laquelle elle est placée depuis le mois d'octobre 2022 ;
- l'entretien du 24 février 2022, le délai écoulé entre cette date et celle à laquelle elle a pris connaissance de sa nouvelle affectation, et la découverte du contenu de l'enquête administrative, lui ont causé un préjudice moral de 5 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 février 2024, le département de l'Oise, représenté par Me de Faÿ, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme A, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 11 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 12 avril 2024, à 12 heures.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Rondepierre, rapporteure,
- les conclusions de Mme Minet, rapporteure publique,
- et les observations de Me Porcher, représentant Mme A, ainsi que celles de
Me Fay, représentant le département de l'Oise.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, agent titulaire de la fonction publique territoriale au sein du département de l'Oise depuis 2006, a été affectée sur le poste de chef du service protection de l'enfance sur le territoire de Creil-Clermont en juillet 2019. Le 24 février 2022, à la suite d'une enquête administrative, elle a été informée de son changement d'affectation.
2. Aux termes de la requête n° 2201765, Mme A demande au tribunal, d'une part, d'annuler cette décision du 24 février 2022 prononçant son changement d'affectation, ensemble le rejet de son recours gracieux, d'autre part, d'annuler l'arrêté du 10 mai 2022 par lequel le département de l'Oise l'a affectée sur le poste de chef de projet sur la stratégie nationale de prévention et de protection de l'enfance et, enfin, la condamnation du département de l'Oise à lui verser une somme de 5 000 euros au titre du préjudice moral qu'elle estime avoir subi.
3. Aux termes de la requête n° 2301477, qu'il y a lieu de joindre à la précédente pour qu'il y soit statué par une même décision, Mme A demande l'annulation de l'arrêté du
7 novembre 2022, par lequel le département de l'Oise a refusé de reconnaitre le caractère d'accident de service de l'entretien du 24 février 2022, l'annulation de l'arrêté du 8 novembre 2022 la plaçant en congé pour maladie ordinaire à compter du 25 février 2022, l'annulation de l'arrêté du 18 novembre 2022 par lequel le département de l'Oise lui demande de rembourser les sommes versées au titre de son placement temporaire en position de congé pour invalidité temporaire imputable au service, ainsi que la condamnation du département de l'Oise à lui verser une somme de 5 000 euros au titre du préjudice moral qu'elle estime avoir subi.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 24 février 2022 et de l'arrêté du 10 mai 2022 :
4. En premier lieu, le département de l'Oise, alerté par plusieurs agents du service dirigé par Mme A, a fait procéder à une enquête administrative. Si les conclusions de ce rapport excluent la qualification de harcèlement moral pour caractériser le comportement managérial de l'intéressée, il en ressort cependant que ses techniques d'encadrement ont eu pour effet de fortement dégrader le climat au sein de ce service, notamment marqué par un absentéisme important et une proportion notable de départs et de remplacements d'agents. Il ne résulte par ailleurs d'aucun élément de l'instruction que les responsables hiérarchiques de Mme A, qui lui ont d'ailleurs expliqué, lors de l'entretien du 24 février 2022, que ses capacités techniques et son investissement étaient reconnus et qu'aucun harcèlement moral n'était retenu à son encontre, aient eu l'intention de la sanctionner. Dans ces conditions, Mme A n'est pas fondée à soutenir que les décisions qu'elle conteste constitueraient une sanction déguisée, ni qu'elles auraient dû être précédées d'une procédure disciplinaire.
5. En second lieu, il ressort également de l'enquête administrative évoquée précédemment que Mme A adopte souvent un comportement particulièrement critique vis-à-vis des agents placés sous sa responsabilité, qu'elle n'hésite pas, en outre, à diviser en en favorisant certains, sans, parallèlement, se remettre en question. Par suite, Mme A, qui ne peut utilement se prévaloir de l'absence de faute disciplinaire, n'est pas fondée à soutenir que la décision de procéder à sa mutation, justifiée par l'intérêt du service, serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par le département de l'Oise et tirée du caractère non décisoire de la décision de changement d'affectation, que les conclusions présentées par Mme A à fin d'annulation de la décision du 24 février 2022 et de l'arrêté du 10 mai 2022 doivent être rejetées.
Sur la légalité des arrêtés des 7 et 8 novembre 2022 :
7. L'arrêté du 7 novembre 2022, par lequel le département de l'Oise a refusé de qualifier l'entretien du 24 février 2022 d'accident de service, se borne à viser l'avis défavorable rendu par le comité médical, sans préciser par ailleurs la teneur de cet avis, dont il ressort des pièces du dossier qu'elle est au demeurant très sommaire. Dans ces conditions, cet arrêté ne comporte pas les considérations de fait sur lesquelles il se fonde et la requérante est fondée à soutenir qu'il est insuffisamment motivé, sans qu'ait d'incidence la circonstance relevée en défense que, quels que soient les effets qu'il a pu produire sur la requérante, l'entretien litigieux ne puisse être qualifié d'accident de service.
8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés contre ces décisions, que l'arrêté du 7 novembre 2022 doit être annulé, ainsi que, par voie de conséquence, celui du 8 novembre 2022, par lequel le département de l'Oise a placé Mme A en congé pour maladie ordinaire, ainsi enfin que celui du 18 novembre suivant par lequel a été réclamé à l'intéressée le remboursement des sommes versées au titre de son placement provisoire en congé pour invalidité temporaire imputable au service.
Sur les conclusions indemnitaires :
9. En premier lieu, d'une part, les dispositions qui déterminent forfaitairement la réparation à laquelle un fonctionnaire atteint d'une maladie professionnelle peut prétendre, au titre des pertes de revenus et de l'incidence professionnelle résultant de l'incapacité physique causée par la maladie, ne font obstacle ni à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, obtienne de la personne publique qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice, ni à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre la personne publique, dans le cas notamment où la maladie serait imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de cette personne. D'autre part, sauf comportement ou propos excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, un entretien, notamment d'évaluation entre un agent et son supérieur hiérarchique, ne saurait être regardé comme un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service, quels que soient les effets qu'il a pu produire sur l'agent.
10. S'il est constant que l'état de santé de Mme A nécessite un traitement médical anxiolytique et ne lui permet pas de reprendre une activité professionnelle, il ne résulte toutefois pas de l'instruction que les responsables hiérarchiques de Mme A auraient excédé l'exercice normal de leur pouvoir hiérarchique lors de l'entretien du 24 février 2022. Dans ces conditions, l'intéressée n'est pas fondée à soutenir qu'elle pourrait faire valoir un préjudice au titre de cet entretien, qui ne constitue pas un accident de service.
11. En second lieu, si elle se prévaut, d'une part, du délai écoulé entre la décision du µ
24 février 2022 et la date à laquelle elle a eu connaissance de sa nouvelle affectation, le 7 avril suivant, et, d'autre part, de la surprise qu'a constituée la découverte du contenu du rapport de l'enquête administrative à son sujet, elle n'établit, en tout état de cause, aucun lien de causalité entre ces faits et le préjudice dont elle demande l'indemnisation.
12. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par le département de l'Oise, tirée du défaut de liaison de l'ensemble des conclusions indemnitaires, que tant celles présentées dans la requête n° 2201765, que celles présentées dans la requête n° 2301477 doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
13. L'exécution du présent jugement implique seulement que le département de l'Oise procède au réexamen de la situation de Mme A en ce qui concerne son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service et, le cas échéant, les conséquences qu'il conviendra d'en tirer s'il décide de la placer de nouveau en position de congé de maladie ordinaire. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de lui enjoindre d'y procéder dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
14. Il y a lieu, dans les circonstances particulières de l'espèce, de mettre à la charge du département de l'Oise la somme de 1 500 euros à verser à Mme A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et de rejeter les conclusions présentées sur ce même fondement par le département de l'Oise.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A enregistrée sous le n° 2201765 est rejetée.
Article 2 : Les arrêtés des 7 novembre 2022, 8 novembre 2022 et 18 novembre 2022 du département de l'Oise sont annulés.
Article 3 : Il est enjoint au département de l'Oise de procéder au réexamen de la situation de Mme A s'agissant de son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Le département de l'Oise versera à Mme A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2301477 et les conclusions du département de l'Oise présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetés.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au président du conseil départemental de l'Oise.
Délibéré après l'audience du 19 juin 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Thérain, président,
- Mme Rondepierre, première conseillère,
- M. Le Gars, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.
La rapporteure,
signé
A. Rondepierre
Le président,
signé
S. Thérain
La greffière,
signé
S. Chatellain
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Nos 2201765 et 2301477
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026