jeudi 16 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2201985 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 juin 2022, l'EARL du bocage, représentée par Me de Limerville, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 mai 2022 par lequel le préfet de la région Hauts-de-France a autorisé l'EARL Mours à exploiter les parcelles d'une contenance de 3,1549 hectares cadastrées section ZK n°20 et ZK n°70 sur le territoire de la commune de Villers-Bocage ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a retenu à tort que l'EARL Mours se trouvait au rang de priorité n°2 selon le schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) en Picardie alors qu'elle se situe au rang de priorité n°7 ;
- le préfet n'était pas dans l'obligation de prendre son arrêté au vu de l'ensemble des priorités ou objectifs cumulés du SDREA mais au regard de l'une ou de l'autre de ces orientations en priorité ;
- l'arrêté attaqué méconnaît la loi et le SDREA en retenant que la société pétitionnaire peut se rapprocher du seuil des 90 hectares sans l'atteindre ;
- l'EARL Mours n'a aucune activité économique ;
- l'arrêté attaqué méconnaît la chose jugée par le jugement du tribunal administratif d'Amiens du 9 juin 2020 et l'arrêt de la cour administrative d'appel de Douai du 5 octobre 2021.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 octobre 2023, le préfet de la région Hauts-de-France conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'arrêté attaqué a été pris en exécution du jugement du tribunal administratif d'Amiens du 9 juin 2020, confirmé par l'arrêt de la cour administrative d'appel de Douai du 5 octobre 2021, annulant son arrêté du 14 septembre 2017 et la décision rejetant le recours gracieux formé par l'EARL du bocage, et aucun élément postérieur ne permet de modifier le rang de priorité de l'EARL Mours ;
- les moyens soulevés par l'EARL du bocage ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 juillet 2020 et 20 octobre 2020, l'EARL Mours, représentée par Me Janocka, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la requérante la somme de 1 500 euros au titre du L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 16 décembre 2023 à 12h00.
Par un mémoire, enregistré le 2 avril 2024, l'EARL du bocage déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Fumagalli, conseiller,
- les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le désistement de l'EARL du bocage est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'EARL du bocage la somme de 1 500 euros demandée par l'EARL Mours au titre l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de l'EARL du bocage.
Article 2 : L'EARL du bocage versera la somme de 1 500 euros à l'EARL Mours au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à EARL du bocage, au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire et à l'EARL Mours.
Copie en sera adressée pour information au préfet de la région Hauts-de-France.
Délibéré après l'audience du 18 avril 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
M. Richard, premier conseiller,
M. Fumagalli, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2024.
La présidente,
Signé
C. Galle
Le rapporteur,
Signé
E. Fumagalli Le greffier,
Signé
J.-F. Langlois
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2201985
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026