jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2202087 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CABINET SOULE-LANCKRIET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 21 juin 2022 et le 19 janvier 2024, et un mémoire récapitulatif enregistré le 22 mars 2024, M. B A, représenté par Me Lanckriet, demande au tribunal :
1°) à titre principal d'annuler l'arrêté du 13 avril 2022 par laquelle la préfète de l'Oise a décidé de liquider le montant définitif de l'astreinte prononcée à son encontre le 11 août 2020 par l'émission d'un titre de perception d'un montant de 36 200 euros ;
2°) d'annuler par voie de conséquence le titre de perception émis le 2 mai 2022 ;
3°) à titre subsidiaire, de réformer, l'arrêté du préfet de l'Oise du 11 août 2020 en portant le montant de l'astreinte à 1 euro par jour de retard et de liquider l'astreinte définitive à la somme de 362 euros ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté du 13 avril 2022 est illégal par voie d'exception de l'illégalité de l'arrêté préfectoral du 11 août 2020 qui l'a rendu redevable d'une astreinte de 100 euros par jour de retard dès lors que ce dernier arrêté a été pris en méconnaissance de la procédure contradictoire applicable, qu'il ne lui a pas été notifié et qu'il a été privé de la possibilité d'exercer un recours contentieux à son encontre ;
- il a été signé par une autorité incompétente ;
- l'administration a retenu à tort que le site relevait du régime de l'enregistrement des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) en se fondant sur une superficie totale de 105 m² soit 7,53 m carrés par véhicule alors que l'aire de stockage présente une superficie de 84 m carrés, inférieure au seuil de 100 m² mentionné à la rubrique n°2712 de la nomenclature des ICPE, de sorte que l'arrêté du 11 août 2020 est entaché d'illégalité et que l'arrêté du 13 avril 2022 doit être annulé en conséquence ;
- l'arrêté portant liquidation de l'astreinte du 11 août 2020 et l'arrêté de liquidation d'astreinte du 13 avril 2022 sont illégaux dès lors que dès le 13 mars 2020, seule la présence de 3 véhicules hors d'usage était constatée, de sorte que la surface occupée était inférieure à 100 m² et que l'installation ne relevait plus du régime d'enregistrement des installations classées pour la protection de l'environnement ;
- l'arrêté du 13 avril 2022 étant illégal, le titre de perception du 2 mai 2022 est privé de base légale et doit être annulé par voie de conséquence ;
- l'arrêté du 13 avril 2022 est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il avait exécuté ses obligations avant même l'entrée en vigueur de l'astreinte décidée le 11 août 2020 ;
- le montant de l'astreinte fixé par l'administration par son arrêté du 11 août 2020 est disproportionné compte tenu des conditions du stockage et du faible nombre de véhicules concernés, et doit être réformé à 1 euro par jour de retard, en tenant compte de sa situation personnelle et de ses revenus modestes.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 7 décembre 2023 et le 26 février 2024, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par un courrier du 31 mai 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur les moyens relevés d'office tirés de l'irrecevabilité des conclusions à fin de réformation de l'arrêté du 11 août 2020, en raison de leur tardiveté ; l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 15 avril 2022, dès lors que cet arrêté, qui ne constitue qu'un acte préparatoire annonçant le titre de perception, ne peut faire l'objet d'un recours contentieux ; l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation du titre de perception du 2 mai 2022, dès lors que la requête n'a pas été précédée d'un recours administratif préalable obligatoire, prévu par les dispositions de l'article 118 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012.
M. A a présenté des observations sur ces moyens d'ordre public le 4 juin 2024, qui ont été communiquées le 4 juin 2024.
Par un courrier du 7 juin 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de ce que la base légale de l'astreinte liquidée par le titre de perception du 2 mai 2022 méconnaît le champ d'application de la loi, en appliquant les dispositions de l'article L.171-8 du code de l'environnement, inapplicables au site de stockage de M. A dès lors que cette activité ne relève pas, ainsi que l'indiquent les arrêtés du 25 avril 2016 et du 11 août 2020, de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 20 juin 2024 :
- le rapport de M. Fumagalli, conseiller,
- les conclusions de Mme Minet, rapporteure publique
- et les observations de Me Berjon, substituant Me Lanckriet, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A exerce une activité d'entreposage de véhicules hors d'usage (VHU) à Noyon (Oise). Le site a fait l'objet de contrôles administratifs les 19 novembre 2015 et 26 février 2016. Par un arrêté du 25 avril 2016, la préfète de l'Oise a mis en demeure M. A de déposer un dossier de demande d'agrément en application de l'article R. 543-162 du code de l'environnement ou de cesser son activité puis, par un arrêté du 11 août 2020, l'a rendu redevable d'une astreinte journalière de 100 euros par jour de retard jusqu'à l'exécution de cette mise en demeure. Après avoir constaté que l'activité avait cessé à partir du 22 mars 2022, la préfète de l'Oise a, par un arrêté du 13 avril 2022, décidé que l'astreinte prononcée à l'encontre de M. A sera liquidée définitivement par l'émission d'un titre de perception pour un montant de 36 200 euros. Le 2 mai 2022, un titre de perception a été émis aux fins de recouvrement de cette somme. M. A demande au tribunal à titre principal, d'annuler l'arrêté 13 avril 2022 et le titre de perception du 2 mai 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 13 avril 2022 :
2. Par l'arrêté attaqué, la préfète de l'Oise a décidé que l'astreinte prononcée par son arrêté du 11 août 2020 sera liquidée par l'émission d'un titre de perception d'un montant de 36 200 euros. Cet arrêté se borne ainsi à informer le débiteur d'une créance liquidée et constatée à son encontre, en lui indiquant qu'elle donnera lieu à l'émission d'un titre de perception. Alors même que cet arrêté précise au titre de la mention des voies et délais de recours qu'il peut faire l'objet d'un recours contentieux devant le tribunal administratif, il présente le caractère d'un acte préparatoire à l'émission du titre de perception annoncé, lequel peut être contesté selon les modalités prévues par le décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. Les conclusions à fin d'annulation contre cet arrêté sont donc dirigées contre un acte insusceptible de recours et doivent donc être rejetées comme irrecevables.
Sur les conclusions à fin d'annulation du titre de perception du 2 mai 2022 :
3. Aux termes de l'article 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " En cas de contestation d'un titre de perception, avant de saisir la juridiction compétente, le redevable doit adresser cette contestation, appuyée de toutes pièces ou justifications utiles, au comptable chargé du recouvrement de l'ordre de recouvrer. Le droit de contestation d'un titre de perception se prescrit dans les deux mois suivant la notification du titre ou, à défaut, du premier acte de poursuite qui procède du titre en cause. Le comptable compétent accuse réception de la contestation en précisant sa date de réception ainsi que les délais et voies de recours. Il la transmet à l'ordonnateur à l'origine du titre qui dispose d'un délai pour statuer de six mois à compter de la date de réception de la contestation par le comptable. A défaut d'une décision notifiée dans ce délai, la contestation est considérée comme rejetée. La décision rendue par l'administration en application de l'alinéa précédent peut faire l'objet d'un recours devant la juridiction compétente dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de cette décision ou, à défaut de cette notification, dans un délai de deux mois à compter de la date d'expiration du délai prévu à l'alinéa précédent. "
4. Il résulte des dispositions précitées que tout recours contentieux demandant l'annulation d'un titre de perception émis relevant d'une créance de l'Etat doit être précédé d'un recours administratif préalable obligatoire contestant le titre de perception.
5. En l'espèce, par un titre de perception du 2 mai 2022, une somme de 36 200 euros a été mise à la charge de M. A au titre de la liquidation de l'astreinte administrative prononcée par l'arrêté préfectoral du 11 août 2020. Le comptable public a ensuite adressé une mise en demeure à l'intéressé le 12 août 2022 lui demandant de payer la somme mise à sa charge majorée de 10%. Il résulte de l'instruction que M. A a adressé un courrier au comptable public le 13 septembre 2022, notifié le 16 septembre 2022, sollicitant la suspension de la procédure de recouvrement à titre gracieux, mais faisant également explicitement référence à la contestation du bien-fondé de la créance et à sa requête formée devant le tribunal contre ce titre de perception. En l'absence de preuve sur la date de notification du titre de perception, il doit ainsi être regardé comme ayant régulièrement formé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les dispositions citées au point 4.
6. Aux termes de l'article L. 171-7 du code de l'environnement : " I. Indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées, lorsque des () activités () sont réalisés sans avoir fait l'objet de () l'agrément () requis en application du présent code, ou sans avoir tenu compte d'une opposition à déclaration, l'autorité administrative compétente met l'intéressé en demeure de régulariser sa situation dans un délai qu'elle détermine, et qui ne peut excéder une durée d'un an. Elle peut, en outre, ordonner le paiement d'une amende au plus égale à 45 000 € par le même acte que celui de mise en demeure ou par un acte distinct. / Elle peut, par le même acte ou par un acte distinct, suspendre le fonctionnement des installations ou ouvrages, () jusqu'à ce qu'il ait été statué sur la déclaration ou sur la demande d'autorisation, d'enregistrement, d'agrément, (). / L'autorité administrative peut, en toute hypothèse, édicter des mesures conservatoires aux frais de la personne mise en demeure. / L'autorité administrative peut, à tout moment, afin de garantir la complète exécution des mesures prises en application des deuxième et troisième alinéas du présent I : 1° Ordonner le paiement d'une astreinte journalière au plus égale à 4 500 € applicable à partir de la notification de la décision la fixant et jusqu'à satisfaction de ces mesures. Elle peut, en sus de l'astreinte, infliger une amende au plus égale à 45 000 €. L'amende et l'astreinte sont proportionnées à la gravité des manquements constatés et tiennent compte notamment de l'importance du trouble causé à l'environnement. Les deuxième et troisième alinéas du 1° du II de l'article L. 171-8 s'appliquent à l'astreinte () II.-S'il n'a pas été déféré à la mise en demeure à l'expiration du délai imparti, ou si la demande d'autorisation, d'enregistrement, d'agrément, d'homologation ou de certification est rejetée, ou s'il est fait opposition à la déclaration, l'autorité administrative ordonne la fermeture ou la suppression des installations ou ouvrages, la cessation de l'utilisation ou la destruction des objets ou dispositifs, la cessation définitive des travaux, opérations, activités ou aménagements et la remise des lieux dans un état ne portant pas préjudice aux intérêts protégés par le présent code () ". Aux termes de l'article L.171-8 du même code : " I. Indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées, en cas d'inobservation des prescriptions applicables en vertu du présent code aux installations, ouvrages, travaux, aménagements, opérations, objets, dispositifs et activités, l'autorité administrative compétente met en demeure la personne à laquelle incombe l'obligation d'y satisfaire dans un délai qu'elle détermine. () / II.-Si, à l'expiration du délai imparti, il n'a pas été déféré à la mise en demeure, aux mesures d'urgence mentionnées à la dernière phrase du I du présent article ou aux mesures ordonnées sur le fondement du II de l'article L. 171-7, l'autorité administrative compétente peut arrêter une ou plusieurs des sanctions administratives suivantes : / () 4° Ordonner le paiement d'une amende administrative au plus égale à 45 000 €, recouvrée comme en matière de créances de l'Etat étrangères à l'impôt et au domaine, et une astreinte journalière au plus égale à 4 500 € applicable à partir de la notification de la décision la fixant et jusqu'à satisfaction de la mise en demeure ou de la mesure ordonnée. (). ".
7. Aux termes de l'article R. 543-162 du code de l'environnement, aujourd'hui repris à l'article R.543-155-7 du même code : " Tout exploitant d'une installation de stockage, de dépollution, de démontage, de découpage ou de broyage des véhicules hors d'usage doit en outre être agréé à cet effet. (). "
8. Il résulte de l'instruction que le site de stockage de véhicules hors d'usage (VHU) exploité par M. A jusqu'en mars 2022 entrait dans le champ d'application de l'agrément prévu par les dispositions de l'article R. 543-162 du code de l'environnement, aujourd'hui repris à l'article R.543-155-7 de ce code et que M. A n'a pas sollicité cet agrément. En revanche, il est constant, ainsi que l'indiquent les arrêtés du 25 avril 2016 et du 11 août 2020, que compte tenu du seuil minimal de classement qui n'était pas atteint, cette installation ne relevait pas de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement. Cependant, il résulte de l'instruction, notamment des arrêtés préfectoraux produits et des écritures en défense, que la base légale de liquidation du titre de perception attaqué repose sur l'article L.171-8 du code de l'environnement. Or, ces dispositions s'appliquent aux installations classées pour la protection de l'environnement qui méconnaissent les prescriptions qui leur sont applicables, ce qui n'est pas le cas en l'espèce. En outre, il ne résulte pas de l'instruction que l'astreinte liquidée par le titre de perception litigieuse pouvait, au cas d'espèce, être légalement fondée sur les dispositions de l'article L. 171-7 du code de l'environnement. Par suite, l'astreinte liquidée par le titre de perception du 2 mai 2022 a été prise en méconnaissance du champ d'application de la loi, et l'acte attaqué doit donc être annulé, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les moyens de la requête.
Sur les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
9. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme exposée par M. A au titre des frais non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le titre de perception émis le 2 mai 2022 mettant la somme de 36 200 euros à la charge de M. A est annulé.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera transmise à la préfète de l'Oise et au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
M. Richard, premier conseiller,
M. Fumagalli, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024.
La présidente,
Signé
C. Galle
Le rapporteur,
Signé
E. Fumagalli Le greffier,
Signé
J.-F. Langlois
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2202087
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026