jeudi 16 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2202309 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU1 |
| Avocat requérant | LESTIENNE |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 5 juillet 2022, la présidente du tribunal administratif de Bordeaux a transmis au tribunal administratif d'Amiens le dossier de la requête présentée par Mme C.
Par une requête enregistrée le 30 juin 2022 au greffe du tribunal administratif de Bordeaux et deux mémoires complémentaires, enregistrés les 9 mars et 28 mars 2023 au tribunal administratif d'Amiens, Mme B C, représentée par Me Isabeau C, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 14 février 2022 par laquelle la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) a refusé de lui accorder le bénéfice d'un départ anticipé à la retraite, à compter du 1er février 2022 ;
2°) de condamner la CNRACL à lui verser sa retraite à compter du 1er février 2022 ;
3°) de condamner la CNRACL à lui verser une somme de 5 000 euros en réparation du préjudice subi ;
4°) de mettre à la charge de la CNRACL la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la CNRACL a entaché sa décision d'une erreur de droit au regard du III de l'instruction ministérielle du 18 février 2016 relative aux modalités de classement dans la catégorie active et dans la catégorie sédentaire des emplois du corps de sage-femmes des hôpitaux, en estimant que sa période de détachement dans la fonction publique territoriale ne pouvait être retenue comme une période d'emploi en catégorie active, alors qu'elle est toujours restée rattachée au corps de sage-femmes de la fonction publique hospitalière ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation dès lors que son emploi en détachement au sein du conseil départemental de l'Oise ne peut être classé en catégorie sédentaire eu égard aux fonctions concrètes exercées, au contact direct et permanent des patientes, et qu'elle n'exerçait aucune fonction d'encadrement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 février 2023, la caisse des dépôts et consignations conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 14 mars 2023, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 13 avril 2023.
Des pièces complémentaires ont été sollicitées sur le fondement de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative le 2 février 2024.
Ces pièces ont été produites par Mme C le 5 février 2024, et ont été communiquées à la caisse des dépôts et consignations dans les conditions prévues par l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée ;
- la loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010 ;
- le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 ;
- le décret n° 2007-773 du 7 février 2007 ;
- le décret n° 2011-2103 du 30 décembre 2011 ;
- l'arrêté interministériel du 12 novembre 1969 portant classement des emplois des agents des collectivités locales en catégories A et B ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les litiges énumérés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, sage-femme titulaire de la fonction publique hospitalière, a été recrutée en qualité de stagiaire le 1er mai 1992 par le Centre hospitalier de Chauny puis titularisée à compter du 9 septembre 1994. Elle a été placée en disponibilité pour convenances personnelles sur la période du 21 janvier 2003 au 31 mai 2011. A compter du 1er juin 2011 et jusqu'au 31 janvier 2022, elle a été détachée auprès du conseil départemental de l'Oise, pour exercer l'emploi de sage-femme territoriale, sur un emploi à temps partiel de 50 %. Le 28 septembre 2021, Mme C a sollicité auprès du centre hospitalier de Chauny le bénéfice d'un départ anticipé à la retraite au titre de la catégorie active. Cet établissement a donné son accord, par décision du 29 septembre 2021, en admettant l'intéressée à faire valoir ses droits à la retraite anticipée à compter du 1er février 2022.
2. Par une décision du 14 février 2022, la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) a refusé de lui accorder le bénéfice d'un départ anticipé à la retraite. Mme C a formé un recours gracieux contre cette décision le 27 février 2022, qui a été implicitement rejeté par la CNRACL. Par la présente requête, Mme C demande au tribunal d'annuler la décision du 14 février 2022 de la CNRACL, et de condamner la CNRACL à l'indemniser de son préjudice.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite, dans sa rédaction applicable au cas d'espèce : " I. - La liquidation de la pension intervient : / 1° Lorsque le fonctionnaire civil est radié des cadres par limite d'âge, ou s'il a atteint, à la date de l'admission à la retraite, l'âge mentionné à l'article L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale, ou de cinquante-sept ans s'il a accompli au moins dix-sept ans de services dans des emplois classés dans la catégorie active. Sont classés dans la catégorie active les emplois présentant un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles. () ". Aux termes du l'article 35 de la loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites : " II. - A titre transitoire, les durées de services effectifs prévues par les dispositions mentionnées au premier alinéa du I, dans leur rédaction antérieure à l'entrée en vigueur de la présente loi, pour la liquidation des pensions des fonctionnaires et des militaires sont fixées, pour la période du 1er juillet 2011 au 31 décembre 2014, par décret, de manière croissante et dans la limite des durées fixées à ce même I. " En vertu de l'article 6 du décret n°2011-2103 du 30 décembre 2011 portant relèvement des bornes d'âge de la retraite des fonctionnaires, des militaires et des ouvriers de l'Etat, la durée de services effectifs requise par l'article L 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite est fixée à dix-sept ans, pour les fonctionnaires dont la durée de services était antérieurement fixée à quinze ans, lorsque le fonctionnaire atteint la durée de service de quinze ans applicable antérieurement à l'entrée en vigueur de la loi du 9 novembre 2010 à compter de l'année 2015.
4. Aux termes du I de l'article 25 du décret du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales, dans sa rédaction applicable au cas d'espèce : " Les dispositions du I de l'article L. 24 et celles de l'article R. 37 du code des pensions civiles et militaires de retraite s'appliquent aux fonctionnaires mentionnés à l'article 1er er du présent décret ". Aux termes du III de ce même article : " Par dérogation aux dispositions du I du présent article : / 1° Les emplois classés dans la catégorie active sont déterminés par des arrêtés conjoints des ministres chargés de la sécurité sociale, des collectivités territoriales, de la santé et du budget, après avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale ou hospitalière selon les cas. / Les fonctionnaires titulaires appartenant à un cadre d'emploi et nommés à l'un des emplois classés en catégorie active bénéficient de ce classement à compter de leur affectation () ". Appartiennent à la catégorie active depuis l'arrêté interministériel du 12 novembre 1969 portant classement des emplois des agents des collectivités locales en catégories A et B, les emplois suivants : : " II - Services de santé et établissements publics d'hospitalisation, de soins et de cure. / 3. Surveillants et surveillantes de services médicaux, chefs et cheftaines d'unité de soins, sages-femmes chefs, sages-femmes, infirmiers et infirmières spécialisés dont l'emploi comporte un contact direct et permanent avec des malades, infirmiers principaux et infirmières principales, infirmiers et infirmières diplômés d'Etat et autorisés, masseurs et masseuses kinésithérapeutes, puéricultrices en fonctions dans les services de pédiatrie, aides soignants et aides soignantes, servants et servantes dont l'emploi comporte un contact direct et permanent avec des malades, agents des services hospitaliers. () "
5. Enfin, aux termes de l'article 64 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa version applicable au litige : " Le détachement est la position du fonctionnaire placé hors de son cadre d'emploi, emploi ou corps d'origine mais continuant à bénéficier, dans ce corps, de ses droits à l'avancement et à la retraite. () Le fonctionnaire détaché est soumis aux règles régissant la fonction qu'il exerce par l'effet de son détachement. " Aux termes de l'article 73 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " () Les avantages spéciaux attachés à l'accomplissement de services dans des emplois classés dans la catégorie active, définie à l'article L. 24, sont maintenus en faveur des fonctionnaires détachés dans un emploi classé dans cette catégorie pour exercer des fonctions de même nature que celles assumées dans le cadre d'origine ainsi qu'en faveur des fonctionnaires détachés pour exercer des fonctions de membre du Gouvernement, un mandat électif ou syndical, qui n'ont pas changé de catégorie durant leur position de détachement. (). ". L'article 55 du décret du 26 décembre 2003 prévoit que : " () Les avantages spéciaux attachés à l'accomplissement des services actifs ou de la catégorie active sont maintenus en faveur des fonctionnaires détachés dans un emploi classé en catégorie active pour exercer des fonctions de même nature que celles assumées dans le cadre d'origine ainsi qu'en faveur des fonctionnaires détachés pour exercer des fonctions de membre du Gouvernement, un mandat électif ou syndical, qui n'ont pas changé de catégorie durant leur détachement. () "
6. D'une part, il résulte de l'arrêté interministériel du 12 novembre 1969 portant classement des emplois des agents des collectivités locales en catégories A et B que le pouvoir réglementaire a entendu faire bénéficier certains des emplois qu'il mentionne, compte tenu des contraintes et des sujétions auxquelles ils sont soumis, du classement en catégorie active. Tel est le cas, notamment de l'emploi de sage-femme. Il résulte en outre de ces dispositions que les sage-femmes peuvent bénéficier du classement catégorie active sans que les intéressées aient à établir que l'occupation de cet emploi les expose effectivement à un contact direct et permanent avec les malades.
7. D'autre part, il résulte de la combinaison des dispositions de l'article 25 du décret du 26 décembre 2003 et de l'article 1er de l'arrêté interministériel du 12 novembre 1969 prise pour son application, que les emplois de sage-femmes qu'elles mentionnent comme relevant de la catégorie B, ne sont pas limités à ceux occupés par des agents appartenant à la fonction publique hospitalière mais incluent au contraire les emplois occupés dans les services de santé des collectivités locales.
8. Enfin l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite a pour objet, en accordant une possibilité de liquidation anticipée de la pension en cas d'accomplissement de quinze années de services dans des emplois classés dans la catégorie active, de tenir compte du risque particulier ou des fatigues exceptionnelles que présentent certains emplois. Par suite, les services accomplis par un fonctionnaire en détachement dans un emploi classé dans la catégorie active qui exerce effectivement des fonctions correspondant à cet emploi doivent être pris en compte au titre de cet article, quelles que soient les fonctions qu'il exerçait ou qu'il avait vocation à exercer dans son corps d'origine.
9. Pour refuser d'accorder à Mme C le bénéfice d'un départ anticipé à la retraite au titre de services accomplis en catégorie active, la CNRACL a estimé, dans la décision initiale du 14 février 2022, que l'intéressée n'avait pas occupé un emploi relevant la catégorie active durant sa période de détachement en tant que sage-femme de PMI au sein du conseil départemental de l'Oise entre le 1er juin 2011 et le 31 janvier 2022. Dans sa décision du 28 juin 2022, la CNRACL a admis que la période effectuée en détachement du 1er juin 2011 au 30 juin 2014 relevait de la catégorie active, mais a estimé que les services accomplis en tant que sage-femme de classe exceptionnelle puis hors classe à compter du 1er juillet 2014 relevaient de la catégorie sédentaire, et qu'ainsi, la durée de services accomplis en catégorie active à la date de sa décision, qui n'était que de 13 ans, 9 mois et 20 jours, ne permettait pas à Mme C de bénéficier d'un départ anticipé au titre de la catégorie active.
10. Il résulte toutefois de l'instruction, notamment des fiches de poste versées au dossier, du courriel du 21 février 2023, et de la lettre du même jour du conseil départemental de l'Oise adressée à la CNRACL, que durant la période du 1er juillet 2014 au 31 janvier 2022, Mme C a effectivement occupé un emploi de sage-femme de PMI (protection maternelle et infantile) au sein d'une maison de santé du département et était notamment chargée en cette qualité d'assurer des consultations de suivi de grossesse et des consultations post natales ainsi que des séances de préparation à la naissance. L'emploi de sage-femme est classé en catégorie active en application de l'arrêté interministériel du 12 novembre 1969 et les services de PMI du département constituent un service de santé des collectivités territoriales.
11. Par suite, alors même que la requérante a été promue au grade de sage-femme territoriale de classe exceptionnelle le 1er juillet 2014 puis à celui de sage-femme territoriale hors classe en 2017, grades donnant en théorie vocation à occuper des fonctions d'encadrement selon les dispositions du décret du n°92-855 du 28 août 1992 portant statut particulier des sage-femmes territoriales, sans toutefois, que les fonctions de la requérante n'évoluent après 2014, Mme C est fondée à soutenir que c'est à tort que la CNRACL a refusé de prendre en compte les services accomplis du 1er juillet 2014 au 31 janvier 2022 comme des services accomplis en catégorie active pour déterminer son droit à un départ en retraite anticipé. Il résulte de l'instruction que compte tenu de la durée de services actifs préalablement accomplis par la requérante au sein du centre hospitalier de Chauny entre 1994 et 2003, Mme C remplissait la condition d'une durée de services actifs de dix-sept années à la date de sa demande de pension de retraite.
12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C est fondée à soutenir que la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation et qu'ainsi sa situation administrative lui ouvrait droit, au 1er février 2022, au bénéfice d'un départ anticipé à la retraite avec jouissance immédiate de sa pension. Par suite, la décision du 14 février 2022 doit être annulée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen de la requête.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. L'exécution du présent jugement implique nécessairement que la CNRACL fasse droit à la demande de départ anticipé à la retraite présentée par Mme C à compter du 1er février 2022. Il y a lieu, en conséquence, d'enjoindre à la CNRACL de prendre cette mesure d'exécution, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les conclusions indemnitaires :
14. Mme C demande au tribunal de condamner la CNRACL à l'indemniser du préjudice moral et financier subi, au motif qu'elle ne touche aucun revenu depuis le mois de février 2022. Toutefois, la requérante n'établit par aucun élément de précision la réalité du préjudice moral qui serait né de l'illégalité fautive de la décision de la CNRACL du 14 février 2022. Mme C n'apporte pas davantage de précision permettant d'établir un préjudice financier distinct du montant correspondant à la pension dont elle pourra bénéficier en application du présent jugement, et elle ne fournit à cet égard aucun élément d'explication relatif à ses conditions d'existence durant la période où elle a été privée d'une pension. Par suite, les conclusions indemnitaires de Mme C, qui au demeurant n'ont pas fait l'objet d'une demande indemnitaire préalable, doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
15. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales la somme de 1 500 euros à verser à Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de la CNRACL du 14 février 2022 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à la CNRACL de faire droit à la demande de départ anticipé à la retraite de Mme C à compter du 1er février 2022 dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La CNRACL versera à Mme C la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à la caisse des dépôts et consignations.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2024.
La magistrate désignée,
signé
C. A
Le greffier,
signé
J.-F. Langlois
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et économique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2202309
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026