LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2202503

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2202503

jeudi 24 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2202503
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantTAOUMI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. B, infirmier diplômé d'État, contestant la délibération du jury de l'université de Picardie Jules Verne qui avait rejeté sa candidature à l'admission en deuxième année des études médicales (passerelle médecine). Le requérant soutenait que le jury avait introduit un critère d'âge illégal et discriminatoire, en violation du principe d'égalité et de la loi du 27 mai 2008. Le tribunal a toutefois soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, considérant que la délibération attaquée, fondée sur la comparaison des mérites des candidats pour établir une liste d'admis, est indivisible. En conséquence, les conclusions de M. B, qui visaient à annuler partiellement cette délibération pour obtenir un réexamen de son seul dossier, ont été jugées irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 juillet 2022, M. A B, représenté par Me Taoumi, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 24 mai 2022 du jury de l'université de Picardie Jules Verne en tant qu'elle a rejeté sa candidature pour accéder à la deuxième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme, passerelle médecine ;

2°) d'enjoindre à ce jury de réexaminer sa candidature sans tenir compte de son âge, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir.

Il soutient que :

- le jury a introduit un critère lié à l'âge pour accéder à la deuxième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme alors que la réglementation applicable ne prévoit que des conditions de diplôme et de motivation ;

- le jury a méconnu le principe d'égalité dès lors qu'il l'a discriminé à raison de son âge en méconnaissance notamment du 3° de l'article 2 de la loi du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 novembre 2022, l'université de Picardie Jules Verne conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un courrier du 3 octobre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de soulever le moyen d'ordre public tiré de ce que les conclusions à fin d'annulation de la délibération du 24 mai 2022 en tant qu'elle a rejeté la candidature de M. B sont irrecevables dès lors que cette délibération, fondée sur la comparaison des mérites respectifs des candidats, n'est pas divisible.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- l'arrêté du 24 mars 2017 relatif aux modalités d'admission en deuxième ou troisième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Richard, rapporteur,

- et les conclusions de M. Liénard, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, infirmier diplômé d'Etat, a déposé auprès de l'université de Picardie Jules Verne, un dossier de candidature pour accéder à la deuxième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme, passerelle médecine, sur le fondement du I de l'article L. 631-1 du code de l'éducation. A l'issue des épreuves d'admissibilité, le jury a établi la liste des candidats retenus et rejeté sa candidature par une délibération du 24 mai 2022. Par sa requête, M. B demande au tribunal l'annulation de cette décision.

2. D'une part, aux termes du I de l'article L. 631-1 du code de l'éducation : " I. - Les formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie et de maïeutique relèvent, par dérogation à l'article L. 611-1, de l'autorité ou du contrôle des ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la santé et donnent lieu à la délivrance de diplômes au nom de l'Etat. () Les capacités d'accueil des formations en deuxième et troisième années de premier cycle sont déterminées annuellement par les universités. () L'admission en deuxième ou en troisième année du premier cycle des formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie et de maïeutique est subordonnée à la validation d'un parcours de formation antérieur dans l'enseignement supérieur et à la réussite à des épreuves, qui sont déterminées par décret en Conseil d'Etat. / Des candidats, justifiant notamment de certains grades, titres ou diplômes, ainsi que des étudiants engagés dans les formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie ou de maïeutique et souhaitant se réorienter dans une filière différente de leur filière d'origine, peuvent être admis en deuxième ou en troisième année du premier cycle des formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie et de maïeutique, selon des modalités déterminées par décret en Conseil d'Etat. () ".

3. D'autre part, aux termes du II de l'article R. 631-1 du code de l'éducation : " Les titulaires des grades, titres ou diplômes, dont la liste est établie par un arrêté des ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la santé, peuvent être admis en deuxième ou troisième année de premier cycle des formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie ou de maïeutique, sur le fondement du quatrième alinéa de l'article L. 631-1 dans les conditions prévues à l'article R. 631-1-3 () ". Aux termes de l'article R. 631-1-3 du même code : " Les étudiants qui souhaitent présenter leur candidature dans le cadre de la procédure d'admission en deuxième ou en troisième année mentionnée au II de l'article R. 631-1 déposent un dossier dont le contenu, le calendrier et les conditions de dépôt sont définis par arrêté des ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la santé. / () Les dossiers recevables () sont examinés par un jury d'admission désigné par le président de l'université. Les règles de sa composition sont fixées par arrêté des ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la santé. Les candidats dont le dossier est retenu par le jury sont auditionnés par celui-ci. Une liste de candidats admis est établie par le jury à la suite de l'audition. () ".

4. Enfin, aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 24 mars 2017 relatif aux modalités d'admission en deuxième ou troisième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme : " Après examen des dossiers de candidature, chaque jury retient un nombre de candidats au plus égal au double du nombre de places fixé, pour chaque formation par l'université dans le cadre de la détermination de ses capacités d'accueil en deuxième ou troisième année des formations de médecine, pharmacie, odontologie ou maïeutique. / Ces candidats sont convoqués individuellement à un entretien avec le jury. / Suite à ces entretiens, le jury établit la liste des admis pour chacune des deux années et par formation. Le nombre d'admis ne peut dépasser celui fixé par l'université dans le cadre de la détermination de ses capacités d'accueil en deuxième ou troisième année des formations de médecine, pharmacie, odontologie ou maïeutique. () ".

5. Il résulte de ces dispositions que les candidats à l'accès à la deuxième année ou troisième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme, justifiant notamment de certains grades, titres ou diplômes, sont déclarés admissibles eu égard au nombre de places fixé, pour chaque formation, par l'université et de l'appréciation de leurs mérites respectifs par le jury. Dès lors, la délibération du jury en arrêtant les résultats n'est pas divisible.

6. Par suite, les conclusions de la demande de M. B tendant à l'annulation de la délibération du 24 mai 2022 du jury de l'université de Picardie Jules Verne en tant qu'elle a rejeté sa candidature sont irrecevables et doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'université de Picardie Jules Verne.

Délibéré après l'audience du 10 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Lebdiri, président,

- M. Fumagalli, conseiller,

- M. Richard, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2024.

Le rapporteur,

signé

J. Richard

Le président,

signé

S. Lebdiri

La greffière,

signé

Z. Aguentil

La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et de l'innovation en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

No 2202503

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions