mardi 6 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2203114 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP TIRARD & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés le 26 septembre 2022, le 10 mars 2023 et le 21 avril 2023, la société par actions simplifiée (SAS) Immo Aménagement, représentée par Me Rochmann-Sacksick, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 juillet 2022 par lequel le maire d'Andeville a refusé de lui délivrer un permis d'aménager en vue de la création de dix-huit lots à bâtir pour la création de cinquante-trois logements, d'une voie de desserte, de places de stationnement visiteurs et d'espaces verts, sur des parcelles cadastrées AK n° 317 et AI n° 109, situées sentier de Boulaines sur le territoire de la commune ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune d'Andeville de lui délivrer le permis sollicité ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Andeville la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- le maire de la commune a instruit, à tort, sa demande au regard des dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) approuvé le 5 mai 2022 alors que lui ont été délivrés deux certificats d'urbanisme permettant une cristallisation de la règlementation d'urbanisme applicable pour une durée de dix-huit mois ;
- le classement des parcelles en zone 2AUh est insuffisamment justifié dans le rapport de présentation ; en outre, un tel classement méconnaît l'article R. 151-20 du code de l'urbanisme et est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 6 février 2023, le 3 avril 2023 et le 16 mai 2023, la commune d'Andeville, représentée par Me Juffroy, conclut au rejet de la requête et ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société requérante au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable, faute pour le gérant de la SAS Immo Aménagement de justifier qu'il dispose de la capacité pour la représenter en justice ;
- en tout état de cause, les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Beaucourt, conseillère,
- les conclusions de M. Lapaquette, rapporteur public,
- les observations de Me Chanoine, représentant la SAS Immo Aménagement,
- et les observations de Me Juffroy, représentant la commune d'Andeville.
Une note en délibéré, présentée pour la SAS Immo Aménagement a été enregistrée le 23 mai 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Le 27 juin 2022, la société par actions simplifiées (SAS) Immo Aménagement a déposé auprès de la commune d'Andeville, une demande de permis d'aménager en vue de la création de dix-huit lots à bâtir pour la création de cinquante-trois logements, d'une voie de desserte, de places de stationnement visiteurs et d'espaces verts, sur les parcelles cadastrées AK n° 317 et AI n° 109, situées sentier de Boulaines sur le territoire de la commune. Par un arrêté du 27 juillet 2022, dont la SAS Immo Aménagement demande l'annulation, le maire de la commune d'Andeville a refusé de lui délivrer le permis sollicité.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme : " Le certificat d'urbanisme, en fonction de la demande présentée : / a) Indique les dispositions d'urbanisme, les limitations administratives au droit de propriété et la liste des taxes et participations d'urbanisme applicables à un terrain ; / () Lorsqu'une demande d'autorisation ou une déclaration préalable est déposée dans le délai de dix-huit mois à compter de la délivrance d'un certificat d'urbanisme, les dispositions d'urbanisme, le régime des taxes et participations d'urbanisme ainsi que les limitations administratives au droit de propriété tels qu'ils existaient à la date du certificat ne peuvent être remis en cause à l'exception des dispositions qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique () ". L'article L. 424-1 de ce code dispose que : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis ou, en cas d'opposition ou de prescriptions, sur la déclaration préalable. / Il peut être sursis à statuer sur toute demande d'autorisation concernant des travaux, constructions ou installations dans les cas prévus () aux articles L. 153-11 et L. 311-2 du présent code () ". En outre, l'article L. 153-11 du même code prévoit que " () L'autorité compétente peut décider de surseoir à statuer, dans les conditions et délai prévus à l'article L. 424-1, sur les demandes d'autorisation concernant des constructions, installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan dès lors qu'a eu lieu le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durable ".
3. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que tout certificat d'urbanisme délivré sur le fondement de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme a pour effet de garantir à son titulaire, quel que soit son contenu, un droit à voir toute demande d'autorisation ou de déclaration préalable déposée dans le délai indiqué examinée au regard des règles d'urbanisme applicables à la date de la délivrance du certificat. Figure cependant parmi ces règles la possibilité de se voir opposer un sursis à statuer à une déclaration préalable ou à une demande de permis, lorsqu'est remplie, à la date de délivrance du certificat, l'une des conditions énumérées à l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme. Une telle possibilité vise à permettre à l'autorité administrative de ne pas délivrer des autorisations pour des travaux, constructions ou installations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan local d'urbanisme (PLU). Lorsque le plan en cours d'élaboration et qui aurait justifié, à la date de délivrance du certificat d'urbanisme, que soit opposé un sursis à une demande de permis ou à une déclaration préalable, entre en vigueur dans le délai du certificat, les dispositions issues du nouveau plan sont applicables à la demande de permis de construire ou à la déclaration préalable.
4. Par ailleurs, un sursis à statuer ne peut être opposé à une demande de permis de construire que lorsque l'état d'avancement des travaux d'élaboration du nouveau plan local d'urbanisme permet de préciser la portée exacte des modifications projetées, sans qu'il soit cependant nécessaire que le projet ait déjà été rendu public. Il ne peut en outre être opposé qu'en vertu d'orientations ou de règles que le futur plan local d'urbanisme pourrait légalement prévoir, et à la condition que la construction, l'installation ou l'opération envisagée soit de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse son exécution.
5. En l'espèce, il est constant que les 23 décembre 2021 et 4 janvier 2022, le maire d'Andeville a délivré deux certificats d'urbanisme relatifs aux parcelles d'assiette du projet litigieux, indiquant, conformément au a) de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme, les documents d'urbanisme applicables au terrain et notamment, le PLU communal dans sa version approuvée le 26 juin 2009. La société requérante soutient, à cet égard, que sa demande d' autorisation d'urbanisme, déposée le 27 juin 2020, soit dans les dix-huit mois suivant la délivrance de ces certificats d'urbanisme, devait en conséquence être instruite au regard de la réglementation d'urbanisme applicable aux 23 décembre 2021 et 4 janvier 2022.
6. D'une part, il ressort des pièces du dossier, qu'à la date des certificats d'urbanisme en cause, la révision du PLU de la commune d'Andeville avait été prescrite par une délibération du 19 janvier 2017, les conseillers municipaux avaient été invités à débattre des orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) par une délibération du 23 novembre 2018 et qu'enfin et surtout, le projet de PLU avait, d'ores et déjà, été arrêté par une dernière délibération du 20 mai 2021. Par suite, le futur PLU communal présentait, à ces dates, un état suffisamment avancé pour permettre à l'autorité municipale d'apprécier si le projet en cause serait de nature à compromettre ou rendre plus onéreuse l'exécution dudit plan.
7. D'autre part, il est constant que le PLU en cours d'élaboration à la date des certificats d'urbanisme en cause prévoyait toutefois d'inclure les parcelles objet du permis d'aménager, auparavant classées en zone 1AUh et UC, en zone 2AUh décrite par les auteurs du document d'urbanisme comme " une zone agricole non équipée () urbanisable à plus long terme après révision ou modification du présent document et dans le cadre d'un aménagement cohérent faisant l'objet d'un plan de masse global qui devra envisager le non enclavement de ce secteur et sa relation aux autres espaces urbanisés ". Les pièces du dossier font en outre apparaître que ces parcelles se situent dans le périmètre de l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) n° 2 définie sur le secteur de Boulaines sur l'emprise duquel est prévu l'aménagement par " une même opération " d'une centaine de logements, d'espaces verts, d'espaces de gestion des eaux pluviales, d'espaces de stationnement extérieurs, ainsi que d'une voie de circulation déployée sur un axe principal " nord/sud " couplé à plusieurs voies secondaires.
8. Il ressort des pièces du dossier que l'opération envisagée concerne la création de dix-huit lots à bâtir pour la création de cinquante-trois logements, d'une voie de desserte en boucle, de places de stationnement visiteurs et d'espaces verts. Or, un tel projet, qui se déploie sur une surface de 2,6 hectares au cœur du secteur de Boulaines, ne répond pas au choix des auteurs du PLU d'une urbanisation future de ce secteur dans le cadre d'une opération d'aménagement d'ensemble suivant une procédure de zone d'aménagement concerté, dont le principe a, au demeurant, été approuvé par délibération du 3 novembre 2018. En outre, les caractéristiques même de ce projet entrent, comme le fait à bon droit valoir la commune en défense, en contradiction directe avec les objectifs et orientations du futur document d'urbanisme précédemment décrits, notamment en termes de voirie et de densité de constructions. Par suite, et alors que le règlement écrit du PLU en cours d'élaboration prévoit de surcroît que la zone 2AUh devra faire l'objet d'une évolution de zonage pour pouvoir être " urbanisable ", il s'ensuit que le projet d'aménagement porté par la société requérante était de nature, à la date de délivrance des certificats d'urbanisme dont elle se prévaut, à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan, ce qui aurait dès lors justifié que soit opposé un sursis à une demande de permis d'aménager portant sur cette opération.
9. Dans ces conditions, en examinant la demande de permis d'aménager au regard des dispositions du PLU approuvé le 5 mai 2022, le maire d'Andeville n'a pas entaché son arrêté d'erreur de droit. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 151-20 du code de l'urbanisme : " Les zones à urbaniser sont dites " zones AU ". Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation. / Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone et que des orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement en ont défini les conditions d'aménagement et d'équipement, les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation et, le cas échéant, le règlement. / Lorsque les voies ouvertes au public et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU n'ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, son ouverture à l'urbanisation est subordonnée à une modification ou à une révision du plan local d'urbanisme comportant notamment les orientations d'aménagement et de programmation de la zone ".
11. D'une part, s'il est vrai que le rapport de présentation se contente, en son point 2.2.4.2 " La zone à urbaniser ", de distinguer les différents de zones AU, le projet de règlement écrit du PLU indique toutefois, dans son chapitre III applicable à la zone 2AUh, que cette zone est " une zone agricole non équipée () urbanisable à plus long terme après révision ou modification du présent document et dans le cadre d'un aménagement cohérent faisant l'objet d'un plan de masse global qui devra envisager le non enclavement de ce secteur et sa relation aux autres espaces urbanisés ". Il en résulte que la branche du moyen tiré de l'insuffisante justification du classement des parcelles en zone 2AUh, doit être écartée.
12. D'autre part, la circonstance invoquée par la société requérante selon laquelle le secteur était classé en zone 1AUh, soit urbanisable à court ou moyen terme, dans le document d'urbanisme antérieur ne saurait suffire, à elle seule, pour établir la viabilisation suffisante de la zone en cause pour permettre la réalisation de l'opération d'aménagement d'ensemble projetée sur le secteur de Boulaines. Par suite, la branche du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation du zonage ne peut qu'être écartée.
13. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables () ". En outre, dans le cas prévu au b) de l'article A. 424-3 du même code où le permis est refusé, l'article A. 424-4 de ce code dispose que " () l'arrêté précise les circonstances de droit et de fait qui motivent la décision et indique les voies et délais de recours ".
14. L'arrêté du 25 juillet 2022, qui vise les dispositions applicables du code de l'urbanisme, mentionne celles du règlement écrit du PLU communal approuvé le 5 mai 2022 applicables à la zone 2AUh et rappelle les principes d'aménagement compris dans l'OAP n° 2 du secteur de Boulaines. Le maire de la commune a ainsi indiqué dans cet arrêté que l'opération projetée, qui prévoit la mise en œuvre d'une procédure de lotissement sur une partie du terrain soumise à cette OAP, est incompatible avec les principes d'aménagement qu'elle contient. A cet égard, la SAS Immo Aménagement ne saurait utilement se prévaloir de la circonstance que l'arrêté attaqué n'expose pas les raisons pour lesquelles le maire d'Andeville a estimé que les conditions du sursis à statuer étaient réunies afin de faire obstacle au principe de cristallisation de la réglementation d'urbanisme résultant de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme dès lors qu'aucun principe, ni dispositions législatives ou réglementaires ne fait obligation à l'autorité administrative de motiver le choix du document local d'urbanisme qu'elle estime applicable, compte tenu de l'existence d'un certificat d'urbanisme antérieurement délivré. Par suite, le dernier moyen de la requête tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté contesté ne peut qu'être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par la commune d'Andeville, que les conclusions à fin d'annulation présentées par la SAS Immo Aménagement doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions à fin d'injonction de la requête.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Andeville, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la société requérante au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la SAS Immo Aménagement une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune d'Andeville et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la SAS Immo Aménagement est rejetée.
Article 2 : La SAS Immo Aménagement versera à la commune d'Andeville une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée (SAS) Immo Aménagement et à la commune d'Andeville.
Délibéré après l'audience du 23 mai 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Binand, président,
- Mme Beaucourt, conseillère,
- M. A, magistrat honoraire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2023.
La rapporteure,
Signé
P. BEAUCOURTLe président,
Signé
C. BINAND
Le greffier,
Signé
N. VERJOT
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
5
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026