mercredi 30 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2203173 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU2 |
| Avocat requérant | NDIAYE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 1er octobre et 15 octobre 2022, M. B A, représenté par Me Ndiaye, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 30 septembre 2022 par lequel la préfète de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir en le munissant, dans l'attente de ce réexamen, d'une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1500 euros sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient dans le dernier état de ses écritures que :
-sa requête est recevable ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- le signataire de la décision n'était pas compétent pour ce faire ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la décision est entachée d'un vice de procédure dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été consultée par la préfète ;
- la décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle est susceptible d'entraîner sur sa situation personnelle ;
- la décision est contraire au 3° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision lui interdisant le retour sur le territoire français :
- la décision est illégale puisque fondée sur une décision l'obligeant à quitter le territoire français elle-même illégale ;
- le signataire de la décision n'était pas compétent pour ce faire ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et méconnaît l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 612-10 du même code ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- le signataire de la décision n'était pas compétent pour ce faire ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la décision est illégale puisque fondée sur une décision l'obligeant à quitter le territoire français elle-même illégale ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 octobre 2022, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que la requête est irrecevable comme contraire aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative et qu'elle est non fondée dans les moyens qu'elle soulève.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Boutou, vice-président, conformément à l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative, pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement sur les requêtes instruites selon les dispositions de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M . Boutou, vice-président ;
- et les observations de Me Ndiaye pour M. A.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
2. M. A s'est vu refuser l'aide juridictionnelle par décision du 9 novembre 2022. Sa demande tendant à l'octroi de l'aide juridictionnelle provisoire a perdu son objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur la compétence de l'auteur des décisions attaquées :
3. L'arrêté contesté a été signé par M. Lime, secrétaire général de la préfecture de l'Oise, qui bénéficiait pour ce faire d'une délégation de signature de la préfète de l'Oise en vertu d'un arrêté du 5 août 2022, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour. Par suite, les moyens tirés de ce que les décisions attaquées auraient été signées par une autorité incompétente doivent être écartés.
Sur les conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, la décision attaquée vise les textes dont elle fait application, notamment l'article L. 611-1 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle mentionne, notamment, que M. A s'est déjà vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, qu'il lui a été fait obligation de quitter le territoire français, mesure à laquelle il n'a pas déféré et, concernant sa situation familiale, qu'il est célibataire et sans charge de famille en France. Dès lors que l'arrêté n'a pas pour objet de répondre à une demande de titre de séjour, il n'avait nullement à viser les stipulations de l'accord franco-sénégalais régissant l'admission exceptionnelle en France des ressortissants sénégalais. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait.
5. En deuxième lieu, comme dit avant, l'arrêté attaqué n'a pas pour objet de répondre à une demande de titre de séjour du requérant mais d'ordonner son éloignement suite à son placement en retenue pour vérification du droit au séjour. Le moyen tiré du vice de procédure au motif que la préfète de l'Oise n'aurait pas consulté la commission du titre de séjour avant de lui refuser la délivrance d'un titre de séjour est donc inopérant et doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans, sauf s'il a été, pendant toute cette période, titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " () ".
7. Le requérant n'établit nullement qu'il a résidé régulièrement en France depuis plus de dix ans. Par suite, le moyen tiré de ce qu'il ne pouvait être éloigné en application des dispositions précitées est inopérant et doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui " ;
9. M. A soutient avoir le centre de ses intérêts privés et familiaux en France dès lors qu'une partie de sa famille y réside. Cette circonstance n'est pas établie par les attestations établies par deux personnes homonymes se présentant comme son frère et son cousin, sans autre justification. L'intéressé, qui ne conteste pas être célibataire et sans charge de famille, ne justifie pas de la continuité de sa présence en France depuis 2007 ou 2010 comme il le prétend, en produisant des bulletins de salaire ou des contrats de travail à partir de l'année 2019, quelques extraits d'avis d'imposition, et d'autres pièces éparses. L'intensité des attaches personnelles ou professionnelles créées durant son séjour en France n'est pas davantage établie. Par suite, la préfète de l'Oise n'a pas porté à son droit au respect de sa vie familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus et n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. En cinquième lieu, ainsi qu'il a déjà été dit, l'arrêté attaqué n'a pas pour objet de répondre à une demande de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de ce que la préfète de l'Oise aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne régularisant pas la situation de M. A au regard des critères de la circulaire Valls est inopérant et doit être écarté.
Sur les conclusions dirigées contre la décision lui interdisant le retour sur le territoire français :
11. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui des conclusions d'annulation dirigées contre la décision lui interdisant le retour sur le territoire français, ne peut qu'être écartée.
12. En deuxième lieu, la décision attaquée vise l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle n'avait pas à préciser les raisons pour lesquelles la préfète de l'Oise n'aurait pas tenu compte de circonstances humanitaires propres à justifier qu'il n'y avait pas lieu d'interdire le retour en France dès lors qu'il ne ressort d'aucune pièce du dossier que de telles circonstances existeraient ou auraient été invoquées par le requérant. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait.
13. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-7 du même code : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ". Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
14. D'une part, le requérant soutient que la décision attaquée a été prise sans considération des circonstances humanitaires propres à son cas en violation de l'article L. 612-7 précité et qu'elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Or, ainsi qu'il est dit aux points 9 et 12, il ne ressort d'aucune pièce du dossier d'une part, que des circonstances humanitaires justifieraient de ne pas interdire le retour en France de M. A, qui se borne à se prévaloir, sans l'établir, de la durée de son séjour en France et de son intégration professionnelle, d'autre part que la préfète de l'Oise aurait porté atteinte au droit du requérant protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. L'interdiction de retour ainsi édictée n'est donc pas disproportionnée. Le moyen doit être écarté.
15. D'autre part, eu égard à l'absence de preuve d'une résidence en France de M. A avant l'année 2019 et de toute attache familiale sur le territoire, à la circonstance qu'il s'est soustrait à deux précédentes mesures d'éloignement et nonobstant la circonstance qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que la préfète de l'Oise a pu décider de prononcer à l'encontre du requérant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur les conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination :
16. En premier lieu, l'illégalité de la décision obligeant M. A à quitter le territoire français n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui des conclusions d'annulation dirigées contre la décision fixant le pays à destination duquel le requérant pourra être éloigné, ne peut qu'être écartée.
17. En deuxième lieu, en indiquant que M. A n'alléguait pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, le Sénégal, la préfète de l'Oise a suffisamment motivé sa décision.
18. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux indiqués au point 9, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée en défense, que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
20. Le présent jugement, qui rejette l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A doivent, par suite, être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Ndiaye la somme que celui-ci réclame au titre des frais exposés au cours de l'instance et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire de M. A.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Nddiaye et à la préfète de l'Oise.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 novembre 2022 .
Le magistrat désigné,
signé
B.Boutou
La greffière,
signé
M.Blondel
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2203173
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026