mercredi 2 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2203240 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | HOMEHR |
Vu les procédures suivantes :
I. Sous le numéro 2203240, par une requête, enregistrée le 10 octobre 2022, Mme A B, représentée par Me Homehr, demande au Tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 septembre 2022 par lequel le préfet de la région Hauts-de-France, préfet du Nord a décidé son transfert aux autorités espagnoles ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale dans un délai de quinze jours ou de réexaminer sa situation, dans le même délai de quinze jours en lui délivrant, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, au profit de son conseil, la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 01-647 du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
- il méconnait les dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 en l'absence de résumé de l'entretien individuel ;
- il méconnait les dispositions de l'article 13 du règlement (UE) n°604/2013 dès lors que la France doit être regardée comme l'Etat membre responsable de sa demande d'asile.
Le préfet du Nord a produit des pièces enregistrées le 14 octobre 2022.
Par une décision du 26 octobre 2022, le bureau d'aide juridictionnelle près le Tribunal judiciaire d'Amiens a admis Mme B à l'aide juridictionnelle totale.
II. Sous le numéro 2003249, par une requête, enregistrée le 11 octobre 2022, Mme A B, représentée par Me Chartrelle, demande au Tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 septembre 2022 par lequel le préfet de la région Hauts-de-France, préfet du Nord a décidé son transfert aux autorités espagnoles ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale dans un délai de quinze jours ou de réexaminer sa situation, dans le même délai de quinze jours en lui délivrant, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour.
Elle soutient que :
- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;
- il méconnaît les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 dès lors qu'il n'est pas établi que les brochures requises lui ont été remises dans une langue qu'elle comprend et qu'elle comprenait l'ensemble des informations requises ;
- il méconnait l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 en l'absence d'entretien individuel ;
- le préfet du Nord ne justifie pas avoir saisi les autorités espagnoles d'une demande de prise/reprise en charge ni que celles-ci aient effectivement accepté cette demande ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013.
Le préfet du Nord a produit des pièces enregistrées le 14 octobre 2022.
Par une décision du 26 octobre 2022, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire d'Amiens a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de Mme B.
Vu les autres pièces des deux dossiers.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. Beaujard, conseiller, conformément aux articles L. 572-5 et L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour statuer en qualité de juge du contentieux des décisions de transfert.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique du 27 octobre 2022 à 14 heures 30 :
- le rapport de M. Beaujard, magistrat désigné,
- et les observations de Me Homehr, qui, d'une part, déclare reprendre à son compte les moyens présentés dans la requête enregistrée sous le numéro 2203249 par Me Chartrelle, laquelle s'est retirée au profit de Me Homehr au cours de la procédure, et, d'autre part, conclut aux mêmes fins, par les mêmes moyens, et invoque, en outre, la méconnaissance des stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 27 septembre 2022, le préfet de la région Hauts-de-France, préfet du Nord a décidé du transfert de Mme B, ressortissante ivoirienne, née le 16 février 1995, aux autorités espagnoles en vue de l'examen de sa demande d'asile. Par les deux présentes requêtes, Mme B demande l'annulation de cet arrêté.
2. Les requêtes n° 2003240 et n° 2003249 de Mme B présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour statuer par un jugement commun.
3. En premier lieu, par un arrêté du 20 juin 2022, publié le même jour au recueil spécial n° 151 des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Nord a donné délégation à Mme C D, adjointe à la cheffe du bureau de l'asile, à l'effet de signer, en particulier, la décision attaquée. Par suite, le moyen d'incompétence de la signataire de la décision litigieuse, manque en fait et doit donc être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement, et notamment () 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3. () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que Mme B s'est vue remettre le 28 juin 2022, contre signature, par les services de la préfecture, deux documents, intitulés " J'ai demandé l'asile dans l'Union européenne - quel pays sera responsable de l'analyse de ma demande ' " (brochure A) et " Je suis sous procédure Dublin - qu'est-ce que cela signifie ' " (brochure B). Ces documents, rédigés en langue française, à défaut de traduction en dyula, traduits et expliqués oralement à Mme B lors de l'entretien individuel par un interprète en langue dyula, que l'intéressée a déclaré comprendre et parler, comportent l'ensemble des éléments d'information énumérés au paragraphe 1 de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. / () 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. / () ".
7. Il ressort du compte-rendu d'entretien individuel produit à l'instance, et portant la signature de Mme B, que cet entretien, mené le 28 juin 2022 dans les locaux de la préfecture de l'Oise, a été réalisé de manière confidentielle par un agent qualifié de la préfecture et que l'intéressée était assistée par un interprète en dyula, langue qu'elle a déclaré comprendre. Dans ces conditions, le moyen tiré, d'une part, de ce qu'aucun compte-rendu individuel n'avait été réalisé et, d'autre part, de la méconnaissance des dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 21 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. L'Etat membre auprès duquel une demande de protection internationale a été introduite et qui estime qu'un autre Etat membre est responsable de l'examen de cette demande peut, dans les plus brefs délais et, en tout état de cause, dans un délai de trois mois à compter de la date d'introduction de la demande au sens de l'article 20, paragraphe 2, requérir cet autre Etat membre aux fins de prise en charge du demandeur. / Nonobstant le premier alinéa, en cas de résultat positif (" hit ") Eurodac (), la requête est envoyée dans un délai de deux mois à compter de la réception de ce résultat positif (). / Si la requête aux fins de prise en charge d'un demandeur n'est pas formulée dans les délais fixés par le premier et le deuxième alinéa, la responsabilité de l'examen de la demande de protection internationale incombe à l'Etat membre auprès duquel la demande a été introduite. / () ". Aux termes de l'article 22 du même règlement : " 1. L'État membre requis procède aux vérifications nécessaires et statue sur la requête aux fins de prise en charge d'un demandeur dans un délai de deux mois à compter de la réception de la requête. / () 7. L'absence de réponse à l'expiration du délai de deux mois mentionné au paragraphe 1 () équivaut à l'acceptation de la requête et entraîne l'obligation de prendre en charge la personne concernée, y compris l'obligation d'assurer une bonne organisation de son arrivée. ".
9. Mme B a présenté une demande d'asile auprès de la préfecture de l'Oise enregistrée le 28 juin 2022. Il ressort des pièces du dossier que la préfecture a saisi les autorités espagnoles d'une demande de prise en charge de Mme B le 1er juillet 2022, demande qui a été acceptée le 8 juillet 2022. Dès lors, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Nord ne justifie pas avoir présenté une demande de prise en charge dans un délai de trois mois à compter de la date d'enregistrement de la demande d'asile de la requérante et que cette demande a été acceptée. Dans ces conditions, le moyen tiré de la violation des dispositions des articles 21 et 22 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 doit être écarté.
10. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / () ". D'autre part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
11. Mme B soutient qu'au regard de sa situation personnelle et familiale, le préfet du Nord aurait dû accepter, conformément aux dispositions précitées de l'article 17 du règlement n° 604/2013, d'examiner sa demande d'asile. Si elle fait état de la présence de certains de ses enfants mineurs sur le territoire français, ceux-ci ont vocation à la suivre en Espagne. Dans les circonstances de l'espèce, la décision décidant de son transfert en Espagne n'a donc pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Elle n'a, ainsi, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation commise par le préfet du Nord au regard de l'article 17 du règlement n° 604/2013 doit être écarté.
12. En cinquième lieu, aux termes des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, de autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
13. En se bornant à soutenir que l'arrêté est de nature à bouleverser l'équilibre de ses enfants, Mme B ne fait valoir aucune circonstance qui s'opposerait à ce que sa cellule familiale se reconstitue en Espagne, ses enfants mineurs étant destinés à la suivre. Dès lors, le préfet du Nord n'a pas méconnu les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
14. En sixième et dernier lieu, aux termes de l'article 13 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Lorsqu'il est établi, sur la base de preuves ou d'indices tels qu'ils figurent dans les deux listes mentionnées à l'article 22, paragraphe 3, du présent règlement, notamment des données visées au règlement (UE) n° 603/2013, que le demandeur a franchi irrégulièrement, par voie terrestre, maritime ou aérienne, la frontière d'un État membre dans lequel il est entré en venant d'un État tiers, cet État membre est responsable de l'examen de la demande de protection internationale. Cette responsabilité prend fin douze mois après la date du franchissement irrégulier de la frontière. / 2. Lorsqu'un État membre ne peut pas, ou ne peut plus, être tenu pour responsable conformément au paragraphe 1 du présent article et qu'il est établi, sur la base de preuves ou d'indices tels qu'ils figurent dans les deux listes mentionnées à l'article 22, paragraphe 3, que le demandeur qui est entré irrégulièrement sur le territoire des États membres ou dont les circonstances de l'entrée sur ce territoire ne peuvent être établies a séjourné dans un État membre pendant une période continue d'au moins cinq mois avant d'introduire sa demande de protection internationale, cet État membre est responsable de l'examen de la demande de protection internationale. / Si le demandeur a séjourné dans plusieurs États membres pendant des périodes d'au moins cinq mois, l'État membre du dernier séjour est responsable de l'examen de la demande de protection internationale ".
15. Mme B soutient que la France est devenue l'Etat responsable de sa demande d'asile en application du paragraphe 2 de l'article 13 du règlement (UE) n° 2016/2013 du 26 juin 2013 dans la mesure où, entrée sur le territoire français en août 2021, elle y séjourne de manière continue depuis plus de cinq mois. Cependant, s'il ressort des pièces du dossier, d'une part, que les empreintes de Mme B ont été relevées en Espagne le 7 avril 2021 et, d'autre part, qu'une demande d'asile a été déposée à la préfecture de l'Oise le 28 juin 2022, soit au-delà du délai de douze mois prévu au paragraphe 1 de l'article 13 de ce règlement, Mme B ne produit aucun élément probant de nature à établir la date de son arrivée ainsi que sa résidence habituelle sur le territoire français depuis au moins cinq mois comme le prévoient les dispositions du paragraphe 2 de l'article 13 précité. Dès lors, et alors au demeurant que les autorités espagnoles ont accepté la demande de prise en charge qui leur a été adressée, le préfet du Nord a pu légalement considérer que l'Espagne était le pays responsable de la demande d'asile de Mme B, sur le fondement du paragraphe 2 de l'article 13. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du préfet du Nord. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 01-647 du 10 juillet 1991, doivent être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : Les requêtes, enregistrées sous les numéros 2203240 et 2203249, de Mme B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet de la région Hauts-de-France, préfet du Nord.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 novembre 2022.
Le magistrat désigné,
Signé
V. BEAUJARD
La greffière,
Signé
F. CLIQUET
La République mande et ordonne au préfet de la région Hauts-de-France, préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2203240, 2203249
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026