jeudi 22 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2203250 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN |
Vu les procédures suivantes :
I- Par une requête enregistrée le 10 octobre 2022 sous le n° 2203250, Mme B D épouse E, représentée par Me Chartrelle, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 septembre 2022 par lequel la préfète de l'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Elle soutient que :
- la préfète ne produit pas l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), ce qui ne permet pas de vérifier la régularité de la composition du collège des médecins, notamment que le médecin ayant rédigé le rapport initial n'a pas siégé dans le collège des médecins ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur d'appréciation au regard des articles
L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 novembre 2022, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une décision du 12 octobre 2022, Mme D épouse E a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par ordonnance du 17 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 novembre 2022.
II- Par une requête enregistrée le 10 octobre 2022 sous le n° 2203251, M. F, représenté par Me Chartrelle, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 septembre 2022 par lequel la préfète de l'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Il soutient que :
- la préfète ne produit pas l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), ce qui ne permet pas de vérifier la régularité de la composition du collège des médecins, notamment que le médecin ayant rédigé le rapport initial n'a pas siégé dans le collège des médecins ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 novembre 2022, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une décision du 12 octobre 2022, M. A E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par ordonnance du 17 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 novembre 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Bazin, rapporteure.
Considérant ce qui suit :
1. M. E et Mme D épouse E, ressortissants géorgiens, nés respectivement les 12 mai 1972 et 2 juin 1973, sont entrés en France avec leurs deux enfants mineurs le 14 mars 2018 selon leurs déclarations. Le 6 août 2021, ils ont sollicité leur admission au séjour en qualité d'accompagnant de leur enfant malade sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 26 septembre 2022, dont Mme D épouse E demande l'annulation, la préfète de l'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par un arrêté du même jour, dont M. E demande l'annulation, la préfète de l'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
2. Les requêtes n°s 2203250 et 2203251 concernent la situation d'un couple, présentent à juger des mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un même jugement.
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. () / Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites. / Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9 ". Aux termes de l'article L. 425-9 du même code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. (). La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. ".
4. Il résulte de ces dispositions, d'une part, qu'un rapport médical relatif à l'état de santé de l'étranger qui a sollicité un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), doit être transmis au collège des médecins de l'office chargé de donner son avis sur le cas de cet étranger et, d'autre part, que le médecin ayant établi ce rapport ne doit pas siéger au sein de ce collège. En cas de contestation devant le juge administratif portant sur ce point, il appartient à l'autorité administrative d'apporter les éléments qui permettent l'identification du médecin qui a rédigé le rapport au vu duquel le collège de médecins a émis son avis et, par suite, le contrôle de la régularité de la composition du collège.
5. La préfète de l'Oise produit, en défense l'avis du collège des médecins de l'OFII du 28 février 2022, concernant l'état de santé de l'enfant mineur de M. E et Mme D épouse E. Il ressort de cet avis que le collège était composé de trois médecins de l'OFII, nommément désignés et qu'il a été rendu au vu du rapport établi le 23 novembre 2021 et transmis le 24 novembre 2021 par un médecin non membre de ce collège. Par suite, les moyens tirés de ce que l'absence de communication de l'avis du collège des médecins de l'OFII ne permet pas de vérifier la régularité de la procédure suivie doivent être écartés.
6. En deuxième lieu, pour refuser de délivrer aux requérants le titre de séjour sollicité, la préfète de l'Oise s'est fondée sur l'avis du 28 février 2022 du collège des médecins de l'OFII qui a estimé que l'état de santé de leur enfant nécessite une prise en charge médicale, mais que le défaut de prise en charge ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'au vu des éléments du dossier, l'enfant peut voyager sans risque vers son pays d'origine, la Géorgie.
7. Pour contester l'avis du collège des médecins de l'OFII, les requérants font valoir que leur enfant, née le 28 janvier 2008, souffre d'une malformation vertébrale étagée avec une synostose costale et que les soins médicaux dont elle a besoin sont dispensés en France. Il ressort des pièces du dossier, notamment des certificats médicaux, ainsi que des comptes rendus d'hospitalisation et de consultation produits, que l'enfant de M. E et Mme D épouse E a subi, les 10 septembre 2019 et 4 janvier 2021, deux interventions chirurgicales au sein du centre hospitalier universitaire (CHU) d'Amiens afin de prendre en charge la pathologie dont elle souffre et que son état de santé nécessite un suivi médical et des soins post-opératoires pour une durée de cinq ans. Ces mêmes documents, adressés au médecin de l'OFII, permettent d'établir, malgré la nécessité d'une aide humaine constante due au déficit intellectuel " dans le cadre d'une maladie osseuse en cours de diagnostic génétique ", et d'une aide partielle pour ses déplacements, un " stade fixé " de la maladie selon les termes du certificat du praticien du CHU d'Amiens adressé à l'OFII et une évolution favorable sur le plan chirurgical. Si les requérants se prévalent d'un compte-rendu de consultation et d'un certificat médical en date du 15 novembre 2022, soit postérieur à la décision attaquée, par lequel le professeur C préconise un suivi médical de leur enfant, ainsi qu'une possible nouvelle intervention chirurgicale en janvier 2023, toutefois, il n'est établi, ni même allégué que cette hypothétique intervention, serait indispensable pour la santé de l'enfant. Par ailleurs, aucun élément médical ne fait état de ce que le défaut de prise en charge de l'état de santé actuel de leur enfant devrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Les documents produits ne suffisent pas, dès lors, à remettre en cause l'avis du collège de médecins de l'OFII. La circonstance tirée de ce que les médecins du collège de l'OFII ne se sont pas prononcés sur l'accès aux soins dans le pays d'origine, est sans incidence sur la légalité des arrêtés attaqués dès lors que, ainsi qu'il a été dit précédemment, le défaut de prise en charge médicale ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il n'est pas établi que l'enfant n'est pas en capacité de voyager. Par suite, les moyens tirés des erreurs d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
8. En dernier lieu, aux termes de l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
9. Ainsi qu'il a été dit précédemment, si l'état de santé de l'enfant de M. E et Mme D épouse E nécessite une prise en charge médicale, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un défaut de soins devrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité alors que son état de santé lui permet de voyager sans risque vers la Géorgie. Les requérants ne produisent aucune pièce de nature à établir que la prise en charge dont a besoin leur enfant, ne serait pas disponible et accessible en Géorgie. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que les requérants ne pourraient pas se rendre avec leur enfant et l'ensemble de sa famille en Géorgie. Dans ces conditions, ils ne sont pas fondés à soutenir que l'arrêté contesté porte atteinte à l'intérêt supérieur de cet enfant. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés.
10. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
11. M. E et Mme D épouse E, qui déclarent ne pas parler français, font valoir qu'ils sont entrés sur le territoire français le 14 mars 2018 avec leurs deux enfants mineurs. Ni l'état de santé de leur enfant malade, ni aucune autre circonstance ne s'opposent à ce que l'ensemble de la cellule familiale se reconstitue en Géorgie. En outre, ils n'établissent pas être dépourvus d'attaches familiales dans leur pays d'origine où ils ont vécu respectivement jusqu'à l'âge de quarante-quatre et quarante-trois ans. Compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, les arrêtés attaqués n'ont pas porté au droit des intéressés au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels ils ont été pris et n'ont ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. E et Mme D épouse E tendant à l'annulation des arrêtés du 26 septembre 2022 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, il y a également lieu de rejeter leurs conclusions présentées à fin d'injonction.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n° 2203250 de Mme D épouse E et n° 2203251 de M. E sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D épouse E, à M. A E et à la préfète de l'Oise.
Délibéré après l'audience du 8 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
Mme Pellerin, conseillère,
Mme Bazin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022.
La rapporteure,
signé
L. Bazin
La présidente,
signé
C. GalleLa greffière,
signé
S. Grare
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°s 2203250 et 2203251
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026