LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2203450

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2203450

jeudi 12 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2203450
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme A contestant un arrêté du maire de Béthisy-Saint-Pierre du 28 octobre 2022, qui autorisait la circulation dans les deux sens de la rue Albert Bocque et délimitait les zones de stationnement. La requérante invoquait notamment une méconnaissance du plan local d’urbanisme intercommunal et des lois relatives à l’urbanisme et à la transition énergétique. Le tribunal a jugé que ces moyens étaient inopérants, car les dispositions citées régissent les obligations des constructeurs ou l’élaboration des documents d’urbanisme, et non l’exercice des pouvoirs de police du maire en matière de circulation et de stationnement. Les autres griefs, relatifs à l’absence de communication d’études ou à la régularité d’un marché public, ont été écartés comme sans incidence sur la légalité de l’arrêté. La décision est fondée sur le code de l’urbanisme et les lois des 24 mars 2014 et 17 août 2015.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 octobre 2022, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 28 octobre 2022 du maire de la commune de Béthisy-Saint-Pierre en tant qu'il autorise la circulation dans les deux sens de la rue Albert Bocque et y délimite les zones de stationnement autorisées.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions du plan local d'urbanisme intercommunal valant programme local de l'habitat dès lors qu'il entraine la suppression de places de stationnement sans proposer d'alternative pour les riverains ;

- cet arrêté méconnaît les dispositions des lois du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové et du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte et de l'article R. 151-44 du code de l'urbanisme dès lors qu'il n'entraine pas de diminution de la circulation automobile ;

- cet arrêté est illégal dès lors que les études réalisées dans le cadre de la modification du plan de circulation sur le territoire de la commune de Béthisy-Saint-Pierre n'ont pas été communiquées malgré des demandes en ce sens ;

- cet arrêté est illégal dès lors qu'un marché unique n'a pas été régulièrement passé afin de réaliser les aménagements nécessaires à la modification des conditions de circulation sur le territoire de la commune de Béthisy-Saint-Pierre.

La requête a été communiquée à la commune de Béthisy-Saint-Pierre qui n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 ;

- la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Richard, rapporteur,

- et les conclusions de M. Liénard, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 28 octobre 2022, le maire de la commune de Béthisy-Saint-Pierre, d'une part, a autorisé la circulation dans les deux sens de la rue Albert Bocque et y a délimité les zones de stationnement autorisées et, d'autre part, a interdit la circulation dans un sens des véhicules de plus de 3,5 tonnes sur la rue du docteur C. Par sa requête, Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal l'annulation de cet arrêté en tant qu'il autorise la circulation dans les deux sens de la rue Albert Bocque et y délimite les zones de stationnement autorisées.

2. En premier lieu, Mme A ne peut utilement se prévaloir des dispositions qu'elle cite du plan local d'urbanisme intercommunal valant programme local de l'habitat de l'agglomération de la région de Compiègne qui imposent des obligations en termes de stationnement aux constructeurs et non à l'autorité de police en matière de circulation et de stationnement.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 151-44 du code de l'urbanisme : " Afin d'assurer le stationnement des véhicules motorisés ou des vélos hors des voies publiques, dans le respect des objectifs de diminution de déplacements motorisés, de développement des transports alternatifs à l'usage individuel de l'automobile et de réduction de la consommation d'espace ainsi que de l'imperméabilisation des sols, le règlement peut prévoir des obligations de réalisation d'aires de stationnement dans les conditions mentionnées aux articles L. 151-30 à L. 151-37 et dans les conditions du présent paragraphe. / Ces obligations tiennent compte de la qualité de la desserte en transport collectif, de la densité urbaine et des besoins propres au projet au regard des capacités de stationnement ouvertes au public à proximité ".

4. A les supposer même opérants, les moyens tirés de la méconnaissance des lois du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové et du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte ne sont pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. Par ailleurs, Mme A ne peut utilement se prévaloir des dispositions citées au point précédent qui régissent l'élaboration des plans locaux d'urbanisme et non l'exercice des pouvoirs de police en matière de circulation et de stationnement.

5. En troisième lieu, les circonstances, d'une part, que les études réalisées dans le cadre de la modification du plan de circulation sur le territoire de la commune de Béthisy-Saint-Pierre n'auraient pas été communiquées malgré des demandes en ce sens et, d'autre part, qu'un marché unique n'aurait pas été régulièrement passé afin de réaliser les aménagements nécessaires à la modification des conditions de circulation sur le territoire de la commune, à les supposer même établies, sont sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué.

6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Béthisy-Saint-Pierre.

Délibéré après l'audience du 28 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Lebdiri, président,

- M. Fumagalli, conseiller,

- M. Richard, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2024.

Le rapporteur,

Signé

J. Richard

Le président,

Signé

S. Lebdiri

La greffière,

Signé

Z. Aguentil

La République mande et ordonne au préfet l'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

No 2203450

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions