jeudi 2 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2203556 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | WAK-HANNA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 novembre 2022, Mme E C épouse A, représentée par Me Wak-Hanna, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 octobre 2022 par lequel le préfet de l'Aisne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le Cameroun comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, l'a signalée aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de cette interdiction, l'a obligée à se présenter auprès du commissariat de police de Soissons deux fois par semaine, et l'a obligée à remettre aux services de police l'original de son passeport et tout autre document d'identité ou de voyage en sa possession ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Aisne de lui délivrer une carte de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa demande en lui délivrant dans cette attente une autorisation provisoire de séjour et ce, dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :
- ces décisions sont entachées d'une erreur de droit dès lors que le préfet de l'Aisne s'est estimé en situation de compétence liée du fait des avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) des 24 janvier 2020, 1er mars 2021 et 19 août 2022 et n'a pas analysé sa situation médicale ;
- elles sont entachées d'une erreur d'appréciation de sa situation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles portent une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles méconnaissent les stipulations du point 1 de l'article 9 de la convention relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- cette décision est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de sa situation ;
En ce qui concerne le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour une durée d'un an :
- il est illégal à raison de l'illégalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de présentation au commissariat :
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 décembre 2022, le préfet de l'Aisne conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que la requête comporte quarante-six pièces jointes alors que son inventaire en recense quarante-cinq ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par ordonnance du 21 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C épouse A, ressortissante camerounaise née le 1er février 1971, entrée en France le 2 décembre 2018 sous couvert d'un visa de court séjour, a été titulaire d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " en qualité d'étranger malade du 24 janvier 2020 au 13 janvier 2021, renouvelée jusqu'au 15 juin 2022. Le 9 mars 2022, elle a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 7 octobre 2022, dont elle demande l'annulation, le préfet de l'Aisne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le Cameroun comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, l'a signalée aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de cette interdiction, l'a obligée à se présenter auprès du commissariat de police de Soissons deux fois par semaine, tous les mardis et vendredis à 8 heures 30 à compter de la notification de l'arrêté attaqué, et l'a obligée à remettre aux services de police l'original de son passeport et tout autre document d'identité ou de voyage en sa possession.
Sur la légalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :
2. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ".
3. En premier lieu, Mme C épouse A ne peut utilement se prévaloir d'une erreur de droit au motif que le préfet se serait cru lié par les avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) en date du 24 janvier 2020 et du 1er mars 2021 dès lors que l'arrêté attaqué ne s'est pas fondé sur ces avis, délivrés dans le cadre de l'instruction des précédentes demandes de titre de séjour formées par la requérante, demandes qui ont d'ailleurs été satisfaites.
4. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet de l'Aisne, après avoir visé l'avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 19 août 2022 sur lequel il se fonde, a indiqué avoir effectué un examen approfondi de la situation de la requérante et qu'aucun élément de son dossier ni aucune circonstance particulière ne justifiait de s'écarter de cet avis. Dans ces conditions, le préfet de l'Aisne a porté une appréciation sur la situation de Mme C épouse A. Dans ces conditions, cette dernière n'est pas fondée à soutenir que le préfet de l'Aisne se serait estimé en situation de compétence liée. Par suite, le moyen tiré d'une erreur de droit doit être écarté.
5. En troisième lieu, pour refuser de délivrer à Mme C épouse A un titre de séjour en qualité d'étranger malade, le préfet de l'Aisne s'est fondé sur l'avis du 19 août 2022 du collège des médecins de l'OFII qui a estimé que, si l'état de santé de l'intéressée nécessitait une prise en charge médicale, le défaut de celle-ci n'entraînerait pas pour elle de conséquences d'une exceptionnelle gravité. La requérante soutient que son état de santé nécessite toujours une prise en charge médicale. Il ressort des pièces médicales produites au dossier que Mme C épouse A fait l'objet d'un suivi médical régulier depuis qu'elle a subi deux interventions chirurgicales les 5 avril et 31 mai 2019 pour traiter un cancer du sein dont elle souffrait. Toutefois, les documents médicaux versés ne font pas état de ce que son état de santé, à la date de l'arrêté attaqué, ne serait pas stabilisé ni de la gravité des conséquences en cas de défaut de sa prise en charge médicale. De plus, si Mme C épouse A se prévaut de la décision du 1er septembre 2022 par laquelle la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées a fixé un taux de son incapacité compris entre 50 % et 80 % du 1er août 2022 au 31 juillet 2024, cette seule circonstance n'est pas de nature à remettre en cause l'avis de l'OFII précité. Dans ces conditions, Mme C épouse A n'est pas fondée à soutenir que le préfet de l'Aisne a commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen doit être écarté.
6. En quatrième lieu, Mme D épouse A ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que celles-ci ne constituent pas le fondement de sa demande de titre de séjour et que le préfet de l'Aisne, qui n'était pas tenu d'examiner d'office si l'intéressée pouvait prétendre à la délivrance d'un titre de séjour sur un autre fondement que celui qui a été invoqué par Mme D épouse A à l'appui de sa demande, n'a pas examiné sa demande au regard de ces dispositions. Par suite, le moyen doit être écarté.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Mme C épouse A fait état de l'ancienneté de sa présence en France et de ce que ses enfants, nés aux Etats-Unis les 2 mars 2006 et 25 novembre 2007 sont scolarisés en France. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la requérante est entrée en France le 2 décembre 2018, et que ses enfants sont entrés en France en 2020, de sorte que la présence en France de cette famille est récente. En outre, elle ne se prévaut d'aucun obstacle à ce que ses enfants poursuivent leur scolarité au Cameroun ou aux Etats-Unis, pays dont ses enfants mineurs ont la nationalité. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que son époux, qui est un compatriote, ses deux autres enfants nés les 28 septembre 1995 et 26 juin 1998 ainsi que ses deux frères et sa sœur résident au Cameroun, de sorte que l'intéressée n'est pas dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine. En outre, l'intéressée ne conteste pas y avoir vécu jusqu'à l'âge de quarante-sept ans. Dans ces conditions, Mme D épouse A n'est pas fondée à soutenir que la décision portant refus de titre de séjour porte une atteinte excessive et disproportionnée à son droit à mener une vie privée et familiale normale protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen tiré d'une erreur d'appréciation doit être écarté.
9. En sixième lieu, aux termes du point 1 de l'article 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Les Etats parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans l'intérêt supérieur de l'enfant. Une décision en ce sens peut être nécessaire dans certains cas particuliers, par exemple lorsque les parents maltraitent ou négligent l'enfant, ou lorsqu'ils vivent séparément et qu'une décision doit être prise au sujet du lieu de résidence de l'enfant. () ".
10. Mme C épouse A ne peut utilement se prévaloir des stipulations de l'article 9 de la convention internationale des droits de l'enfant qui créent seulement des obligations entre Etats sans ouvrir de droits aux intéressés.
Sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
11. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
12. Mme C épouse A soutient que ses enfants nés les 2 mars 2006 et 25 novembre 2007 sont scolarisés en France, qu'elle n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et qu'elle ne représente pas une menace pour l'ordre public. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'entrée en France de l'intéressée est récente et que la cellule familiale peut se reconstituer au Cameroun ainsi qu'il a été dit au point 8. En outre, Mme C épouse A n'établit pas l'existence du moindre lien personnel ou familial en France autre que celui qu'elle entretient avec ses deux enfants dont elle a la charge. Dans ces conditions, le préfet de l'Aisne a pu, sans méconnaître les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faire interdiction à Mme C épouse A de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an.
Sur la légalité du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :
13. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (CE) n° 1987/2006 du Parlement européen et du Conseil du 20 décembre 2006 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen de deuxième génération (SIS II). / Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées par voie réglementaire ".
14. Aucun des moyens invoqués à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français dans un délai d'un an n'est pas fondé. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, soulevé à l'appui des conclusions dirigées contre le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, doit être écarté.
Sur la légalité de la décision portant obligation de présentation au commissariat :
15. Mme C épouse A soutient que la décision l'obligeant à se présenter deux fois par semaine au commissariat de police de Soissons " est complètement incompréhensible " eu égard à son état de santé. Toutefois, l'intéressée n'assortit son moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet de l'Aisne, que les conclusions à fin d'annulation de la requête présentée par Mme C épouse A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C épouse A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C épouse A et au préfet de l'Aisne.
Délibéré après l'audience du 19 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente,
Mme Pellerin, première conseillère,
Mme Bazin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 2 février 2023
La rapporteure,
Signé
C. B
La présidente,
Signé
C. Galle
La greffière,
Signé
A. Ribière
La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026