mercredi 21 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2203725 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | SCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 novembre 2022, M. B A, représenté par
Me Chartrelle demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 novembre 2022, par lequel le préfet de la Somme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé la république de Guinée comme pays de destination en cas d'exécution d'office de la mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
2°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la décision l'obligeant à quitter le territoire français est insuffisamment motivée, dès lors d'une part, que la consultation du ficher du traitement des antécédents judiciaires, qui inventorie les interpellations et non les condamnations, ne permet pas au préfet d'établir que son comportement constitue une menace à l'ordre public, d'autre part, que les faits pour lesquels il a été condamné, qui ne constituent pas des cas d'atteinte à l'intégrité physique d'autrui, ne sont pas d'une gravité telle que sa présence mette en péril l'ordre public ;
- elle méconnaît le principe du respect du contradictoire et le droit à être entendu, dès lors qu'il n'est justifié ni qu'il ait été informé des droits qui découlent des articles L. 121-1 et
L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ni qu'il ait pu les exercer ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, dès lors qu'il n'est pas établi qu'il constituerait une menace pour l'ordre public ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors qu'il fait état d'efforts d'intégration par sa formation et n'a plus de repère dans son pays d'origine ;
- la décision fixant le pays de destination méconnait les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors que le préfet ne pouvait se fonder sur le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire français ou la circonstance qu'il ait été débouté d'asile, alors qu'il établit être exposé aux violences de son beau-père et aux menaces de répression de la part des autorités gouvernementales vis-à-vis des opposants politiques en cas de retour en Guinée ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est illégale, dès lors que l'obligation de quitter le territoire français est elle-même illégale ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 décembre 2022 et des pièces complémentaires, enregistrées les 13 et 20 décembre 2022, le préfet de la Somme conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du
14 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Rondepierre, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience du 20 décembre 2022 à 16h.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Rondepierre, magistrate désignée,
- et les observations de Me Chartrelle, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, de nationalité guinéenne, né le 15 avril 1999 à Conakry, est entré en France le 16 mai 2017. Par arrêté du 21 novembre 2022, dont il demande l'annulation, le préfet de la Somme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé la république de Guinée comme pays de destination en cas d'exécution d'office de la mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de séjour sur le territoire français d'une durée de trois ans.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Il n'y a plus lieu à statuer sur ces conclusions, dès lors que, par décision du
14 décembre 2022, l'aide juridictionnelle totale a été octroyée à M. A.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée () ".
4. La décision obligeant M. A à quitter le territoire français vise les 4° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise, d'une part, que l'office français de protection des réfugiés et des apatrides a rejeté tant sa première demande d'asile le 20 février 2018, décision confirmée par la cour nationale du droit d'asile du
5 novembre 2019, que sa demande de réexamen, déclarée irrecevable le 20 septembre 2022 par le même office, d'autre part, les éléments, qui ne se fondent pas uniquement sur la consultation du fichier du traitement des antécédents judiciaires de M. A, dès lors que sont également mentionnées les condamnations prononcées à son encontre et qui comportent des faits de violence sur des personnes, de nature à établir qu'il constitue une menace à l'ordre public. Par suite, l'obligation de quitter le territoire français comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde et le moyen sera écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; / () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu, qui s'adresse, non pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union, fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
6. D'une part, dans le cas prévu au 4° l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision faisant obligation de quitter le territoire français fait suite au constat de ce que la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire ont été définitivement refusés à l'étranger. Le droit d'être entendu n'implique alors pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français ni sur la mesure d'interdiction de retour sur le territoire français dont elle peut être assortie, dès lors qu'il a pu être entendu dans le cadre du dépôt de sa demande d'asile, comme en l'espèce.
7. D'autre part, il ressort de la notice de renseignements rédigée le 16 août 2022, au sein de la maison d'arrêt d'Amiens, et du procès-verbal d'audition établi le 21 novembre 2022 par les services de l'unité de la gendarmerie nationale de Saint Valery-sur-Somme, que M. A a été mis à même de présenter ses observations relatives à la possibilité de la mise en œuvre d'une mesure d'éloignement du territoire français. Il ressort par ailleurs du procès-verbal du 21 novembre 2022, que M. A a indiqué ne pas être opposé à une mesure d'éloignement de la France. Par suite, et sans qu'il puisse utilement se prévaloir des dispositions du code des relations entre le public et l'administration, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'il n'a pu exercer son droit à être entendu.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L.611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / ( )5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public () ".
9. M. A a été condamné par le tribunal judiciaire d'Amiens, le 31 janvier 2020, à une peine d'emprisonnement de deux mois, pour vol et recel de bien provenant d'un vol, le 21 août 2020, à une peine de huit mois d'emprisonnement, pour usage et offre illicite de stupéfiants, conduite d'un véhicule sans permis, port d'arme blanche, outrage à personne dépositaire de l'autorité publique, rébellion, vol et violence en réunion et le 5 janvier 2022, à une peine d'emprisonnement de dix mois, pour violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique sans incapacité, récidive, rébellion, violence avec usage ou menace d'une arme suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours. Compte tenu de la gravité croissante de ces faits et de leur caractère récent et réitéré, le préfet de la Somme a pu estimer sans erreur d'appréciation que le comportement de M. A constituait une menace pour l'ordre public.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".
11. D'une part, ainsi qu'il a été exposé ci-dessus au point 9, le comportement de
M. A représente une menace pour l'ordre public.
12. D'autre part, si M. A soutient avoir été scolarisé dès son arrivée en France, le
16 mai 2017, et être en recherche active d'un emploi en lien avec le diplôme de certificat d'aptitude professionnelle mention "serrurier métallier" qu'il a obtenu le 16 septembre 2019, il ne justifie toutefois d'aucune démarche à cet effet. De plus, l'intéressé, qui est célibataire et n'a pas d'enfant, s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire en dépit des précédentes mesures d'obligations de quitter le territoire français dont il a fait l'objet les 18 février 2019, 22 juin 2020 et 24 novembre 2021, les deux dernières étant assorties d'interdictions de retour sur le territoire français de durées respectives d'un et de trois ans, auxquelles il s'est soustrait.
13. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire, prononcée à son encontre le 21 novembre 2022, porte une atteinte disproportionnée à sa vie personnelle et familiale.
14. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire français est illégale.
En ce qui concerne la décision fixant la république de Guinée comme pays de destination en cas d'exécution d'office de la mesure :
15. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Personne ne peut infliger à quiconque des blessures ou des tortures. Même en détention, la dignité humaine doit être respectée " et selon l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
16. M. A soutient être exposé au risque de subir à nouveau des violences physiques de la part de son beau-père, ainsi qu'à des menaces de répression de la part des autorités gouvernementales en cas de retour en république de Guinée. Toutefois, en se bornant à se prévaloir à cet effet d'un certificat médical établi le 6 avril 2018, l'intéressé n'établit pas les risques qu'il allègue, comme le relève d'ailleurs la décision contestée, qui ne se fonde, dès lors, pas exclusivement sur les décisions de l'office français de protection des réfugiés et des apatrides et de la cour nationale du droit d'asile, contrairement à ce que soutient le requérant. Par suite,
M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en fixant la république de Guinée comme pays de destination, le préfet aurait méconnu les stipulations précitées de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
17. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français " et selon l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
18. L'arrêté contesté vise l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précise que M. A est entré sur le territoire français le 16 mai 2017, où il n'a pas de lien particulier, rappelle les trois précédentes obligations de quitter le territoire dont il a fait l'objet, ainsi que les deux interdictions de retour sur le territoire français auxquelles il s'est soustrait et indique que son comportement constitue une menace pour l'ordre public. Le moyen tiré du défaut de motivation de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français doit par suite être écarté.
19. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 14 du présent jugement que M. A n'est pas fondé à soutenir que l'interdiction de retour sur le territoire français serait illégale à raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
20. En troisième lieu, pour les mêmes raisons que celles exposées au point 12 du présent jugement, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans, le préfet de la Somme aurait porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
21. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté qu'il conteste.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A au préfet de la Somme et à Me Chartrelle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 décembre 2022.
La rapporteure,
Signé
A. Rondepierre
La greffière,
Signé
N. Derly
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026