mercredi 12 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2203799 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | JORION |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 novembre 2022, la SCI Adar et la société Deco Paris, représentées par Me Delarue, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 octobre 2022 par lequel le maire de la commune de Neuilly-en-Thelle a décidé d'acquérir par voie de préemption la propriété située au 5 avenue de l'Europe à Neuilly-sous-Thelle ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Neuilly-sous-Thelle une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 12 septembre 2023, la SCI Adar et la société Deco Paris, représentées par Me Delarue, indiquent avoir décidé de ne pas maintenir leur requête après avoir reçu notification de l'ordonnance du 30 décembre 2022 par laquelle le juge des référés a rejeté leur demande de suspension formée à l'encontre de l'arrêté attaqué.
Par un mémoire, enregistré le 15 novembre 2023, le maire de la commune de Neuilly-sous-Thelle, représenté par Me Jorion déclare accepter le désistement d'instance et d'action des requérants et demande au tribunal d'en donner acte.
Vu :
- l'ordonnance n°2203780 du 30 décembre 2022 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ". Aux termes de l'article R. 612-5-2 du même code : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ".
2. Par ordonnance du 30 décembre 2022, le juge des référés du tribunal a rejeté la requête présentée par la SCI Adar et la société Deco Paris tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 20 octobre 2022 par lequel le maire de la commune de Neuilly-en-Thelle décide de préempter l'ensemble immobilier bâti édifié sur la parcelle cadastrée AI n°13 située 5 avenue de l'Europe sur le territoire de cette commune au prix de 630 000 euros. Cette requête en référé suspension a été rejetée au motif que qu'il n'était pas manifestement fait état d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Cette ordonnance de rejet a été notifiée à la SCI Adar et à la société Deco Paris le 6 janvier 2023, cette notification rappelant qu'elles devaient confirmer le maintien de leur requête et ce, dans le délai d'un mois, sous peine d'être réputées s'en être désistées. En l'absence de production de mémoire confirmant le maintien de leur requête, la SCI Adar et à la société Deco sont réputées, en application des dispositions rappelées de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, s'être désistées de l'ensemble de leurs conclusions dans la présente instance. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la SCI Adar et de la société Deco Paris.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI Adar, à la société Deco Paris et à la commune de Neuilly-en-Thelle.
Fait à Amiens, le 12 juin 2024.
Le président de la 4ème chambre,
Signé
C. Binand
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026