mardi 31 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2203802 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | PAMLAW - AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 29 novembre 2022, 21 février et 6 avril 2023, Mme E C, M. N C, Mme L G, M. M G, Mme H A B, Mme J K, M. F K, Mme D I et M. O I demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 octobre 2022 par lequel la maire de la commune de Laversines a décidé de ne pas s'opposer, sous réserve de prescriptions, aux travaux de construction d'une antenne-relais de radiotéléphonie sur la parcelle cadastrée section Y n° 173 déclarés sous le n° DP 60355 22 T0013 par la société Free Mobile ;
2°) de rejeter les conclusions de la société Free Mobile présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée, en méconnaissances des articles A. 424-2 à A. 424-4 et L. 421-6 du code de l'urbanisme ;
- la décision attaquée, prise en vertu d'un pouvoir de police spéciale, est disproportionnée et entachée d'illégalité quant au choix du lieu d'implantation de l'antenne relais, qui notamment n'est pas une zone blanche et présente des risques sanitaires.
Par deux mémoires en défense enregistrés les 23 janvier et 20 mars 2023, le second n'ayant pas été communiqué, la commune de Laversines conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que les requérants ne justifient pas de la notification du recours contentieux exigée par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 mars 2023, la société Free Mobile, représentée par Me Martin, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que les requérants ne justifient pas de leur qualité pour agir en l'absence du justificatif requis par les dispositions de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme ;
- la requête est également irrecevable dès lors que les requérants ne justifient pas de leur intérêt à agir conformément à l'article L. 600-1-2 du même code ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 11 avril 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 mai 2023 à 12h00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Wavelet, rapporteur,
- les conclusions de Mme Rondepierre, rapporteure publique,
- et les observations de M. C et celles de Mme G.
Considérant ce qui suit :
1. La société Free Mobile a déposé le 12 août 2022 une déclaration préalable sous le n° DP 60355 22 T0013 en vue de la construction d'une antenne-relais de téléphonie mobile sur la parcelle cadastrée section Y n° 173 de la commune de Laversines (60510). Par un arrêté du 6 octobre 2022, la maire de la commune de Laversines a décidé, sous réserve de prescriptions, de ne pas s'opposer à cette déclaration. Mme C, M. C, Mme G, M. G, Mme A B, Mme K, M. K, Mme I et M. I demandent au tribunal d'annuler l'arrêté précité du 6 octobre 2022.
2. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de () de recours contentieux à l'encontre () d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, () l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. () / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. / () ".
3. Par un courrier du 6 janvier 2023 qui lui a été adressé via l'application Télérecours, le greffe de la 4ème chambre du tribunal a demandé à Mme C, représentante unique des requérants, de régulariser la requête en produisant la preuve de ce qu'elle s'est conformée à l'obligation de notification prévue par les dispositions précitées de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, plus particulièrement en produisant une copie de la lettre recommandée adressée à la commune de Laversines et à la société Free Mobile dans le délai de quinze jours à compter de la date d'introduction du présent recours, ainsi que le certificat de dépôt de cette lettre auprès des services postaux. Cette demande précisait qu'à défaut de régularisation dans le délai de quinze jours imparti, la requête pourrait être rejetée comme irrecevable dès l'expiration de ce délai.
4. Contrairement à ce que soutient la requérante, une décision de non-opposition à une déclaration préalable de travaux, en tant qu'elle constitue une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le code de l'urbanisme, entre dans le champ d'application des dispositions précitées. Par ailleurs, Mme C ne peut utilement soutenir qu'il résulte du mémoire en défense de la commune que celle-ci a été informée du présent recours, ni que la demande de régularisation a été adressée postérieurement au délai mentionné à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme de sorte qu'elle a été privée de la possibilité de régulariser la requête en méconnaissance du droit à un procès équitable tel que prévu par l'article 6 paragraphe 1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Aussi, il est constant qu'en cours d'instance l'intéressée n'a pas produit les éléments de preuve de notification demandés et n'a ainsi pas régularisé la requête dans le délai imparti. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres fins de non-recevoir invoquées en défense, celle tirée de l'absence de notification du recours contentieux doit être accueillie et les conclusions aux fins d'annulation de la requête doivent, pour ce motif, être rejetées.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la société Free Mobile au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par M. et Mme C, M. et Mme G, Mme A B, M. et Mme K et M. et Mme I est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société Free Mobile au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C, représentante unique des requérants, à la commune de Laversines et à la société Free Mobile.
Délibéré après l'audience du 4 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Thérain, président,
M. Wavelet, premier conseiller,
M. Harang, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 décembre 2024.
Le rapporteur,
signé
F. Wavelet
Le président,
signé
S. Thérain
La greffière,
signé
S. Chatellain
La République mande et ordonne au préfet de l'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026