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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2203806

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2203806

lundi 24 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2203806
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantDORMIEU

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2203806 le 30 novembre 2022, M. A B représenté par Me Dormieu, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :

1°) de condamner l'Etat à lui verser une provision d'un montant de 930,85 euros au titre des arriérés de salaire qui lui sont dus pour les activités professionnelles qu'il a exercées en détention durant les mois de novembre 2017, janvier 2018, septembre et octobre 2019, décembre 2019, février et mars 2020, juin 2020, novembre et décembre 2020, janvier 2021 et mai et juin 2021 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que les salaires qui lui ont été versés durant les mois novembre 2017, janvier 2018, septembre et octobre 2019, décembre 2019, février et mars 2020, juin 2020, novembre et décembre 2020, janvier 2021, et mai et juin 2021 au titre du travail effectué en détention ont été calculés de manière erronée, si bien que l'arriéré de salaire qui découle de cette situation s'élève à la somme de 930,85 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 janvier 2023, le garde des sceaux, ministre de la justice, demande au tribunal de faire droit à la demande de M. B à hauteur de

789,39 euros et de rejeter le surplus de la requête.

Il soutient que les salaires versés pour la période litigieuse au titre du travail effectué en détention ont été calculés de manière erronée et l'arriéré de salaire qui découle de cette situation s'élève à la somme de 789,39 euros.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du

21 septembre 2022.

II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2203819 le 30 novembre 2022, M. A B, représenté par Me Dormieu, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 930,85 euros au titre des arriérés de salaire qui lui sont dus pour les activités professionnelles qu'il a exercées en détention durant les mois de novembre 2017, janvier 2018, septembre et octobre 2019, décembre 2019, février et mars 2020, juin 2020, novembre et décembre 2020, janvier 2021 et mai et juin 2021 ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 500 euros en réparation du préjudice moral qu'il a subi du fait de l'erreur commise ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- les salaires qui lui ont été versés durant les mois de novembre 2017, janvier 2018, septembre et octobre 2019, décembre 2019, février et mars 2020, juin 2020, novembre et décembre 2020, janvier 2021 et mai et juin 2021 au titre du travail effectué en détention ont été calculés de manière erronée, si bien que l'arriéré de salaire qui découle de cette situation s'élève à la somme de 930,85 euros ;

- l'erreur commise dans le calcul de ses salaires lui a causé un préjudice moral.

Par un mémoire en défense enregistré le 28 mai 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice, conclut à ce qu'il soit fait droit aux conclusions de la requête à hauteur de 789,39 euros et au rejet du surplus des conclusions.

Il soutient que :

- les salaires versés pour la période litigieuse au titre du travail effectué en détention ont été calculés de manière erronée, et l'arriéré de salaire qui découle de cette situation s'élève à la somme de 789,39 euros ;

- aucun préjudice moral n'est établi.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du

21 septembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de procédure pénale ;

- le code de la sécurité sociale ;

- l'ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996 ;

- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2020-1598 du 16 décembre 2020 ;

- le décret n° 2021-1741 du 22 décembre 2021 ;

- l'arrêté du 27 septembre 2021 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Galle, présidente,

- et les conclusions de M. Wavelet, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, alors détenu à la maison d'arrêt d'Amiens puis au centre pénitentiaire de Laon a exercé une activité professionnelle au sein de ces établissements. Estimant avoir reçu durant les mois de novembre 2017, janvier 2018, septembre et octobre 2019, décembre 2019, février et mars 2020, juin 2020, novembre et décembre 2020, janvier 2021 et mai et juin 2021, une rémunération inférieure à celle qu'il aurait dû percevoir, il a adressé une réclamation préalable, datée du 18 juillet 2022 et reçue le 22 août 2022, au directeur interrégional des services pénitentiaires de Lille afin d'obtenir le versement des arriérés de salaire non perçus, qu'il a évalués à la somme de 930,85 euros. M. B demande, dans la requête enregistrée sous le n° 2203806, le versement d'une provision d'un montant de 930,85 euros au titre de ce complément de rémunération et dans la requête enregistrée sous le n° 2203819, la condamnation de l'Etat à lui verser cette somme, ainsi qu'une indemnité de 1 500 euros au titre du préjudice moral qu'il estime avoir subi.

2. Les deux requêtes, enregistrées sous les nos 2203806 et 2203819, introduites par M. B, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer pour un seul jugement.

Sur les conclusions présentées dans la requête n° 2203819 :

3. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article 717-3 du code de procédure pénale, applicable au litige : " () La rémunération du travail des personnes détenues ne peut être inférieure à un taux horaire fixé par décret et indexé sur le salaire minimum de croissance défini à l'article L. 3231-2 du code du travail. Ce taux peut varier en fonction du régime sous lequel les personnes détenues sont employées. ". Aux termes de l'article D. 432-1 du même code : " Hors les cas visés à la seconde phrase du troisième alinéa de l'article 717-3, la rémunération du travail effectué au sein des établissements pénitentiaires par les personnes détenues ne peut être inférieure au taux horaire suivant : / 45 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance pour les activités de production / 33 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance pour le service général, classe I ; / 25 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance pour le service général, classe II ; / 20 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance pour le service général, classe III. Un arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, détermine la répartition des emplois entre les différentes classes en fonction du niveau de qualification qu'exige leur exécution. () ".

4. D'autre part, aux termes de l'article D. 433-4 du code de procédure pénale, dans sa rédaction applicable au litige : " Les rémunérations pour tout travail effectué par une personne détenue sont versées, sous réserve des dispositions de l'article D. 121, à l'administration qui opère le reversement des cotisations sociales aux organismes de recouvrement et procède ensuite à l'inscription et à la répartition de la rémunération nette sur le compte nominatif des personnes détenues, conformément aux dispositions de l'article D. 434. / Ces rémunérations sont soumises à cotisations patronales et ouvrières selon les modalités fixées, pour les assurances maladie, maternité et vieillesse, par les articles R. 381-97 à R. 381-109 du code de la sécurité sociale ( )". S'agissant de l'assurance vieillesse, l'article R. 381-104 de ce code prévoit que : " Les cotisations, salariale et patronale, sont fixées au taux de droit commun du régime général. Elles sont assises sur le total des rémunérations brutes des détenus. ". Selon l'article D. 242-4 de ce code, la part salariale du taux de cotisation des assurances vieillesse et veuvage est fixée à compter du 1er janvier 2017, à 6,90 % de la rémunération dans la limite du plafond prévu au premier alinéa de l'article L. 241-3 et à 0,40 % sur la totalité de la rémunération. L'article R. 381-105 du même code précise que : " Lorsque le travail est effectué pour le compte de l'administration et rémunéré sur les crédits affectés au fonctionnement des services généraux, les cotisations, salariale et patronale, sont intégralement prises en charge par l'administration. () ". Enfin, aux termes de l'article R. 381-107 du même code : " La part de cotisation à la charge du détenu est précomptée sur sa rémunération lors de chaque paie, sous réserve de l'application de l'article R. 381-105 "

5. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que lorsque le travail est effectué au titre des services généraux de l'établissement pénitentiaire, tant la cotisation pour l'assurance maladie et maternité que les cotisations, salariale et patronale, pour l'assurance vieillesse sont prises en charge par l'employeur. En revanche, lorsque le travail est effectué au titre d'une activité dite de production, seule la cotisation d'assurance maladie et maternité et la cotisation patronale pour l'assurance vieillesse sont prises en charge par l'employeur, à l'exclusion de la cotisation salariale pour l'assurance vieillesse qui reste à la charge de la personne détenue.

6. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 136-1 du code de la sécurité sociale : " Il est institué une contribution sociale sur les revenus d'activité et sur les revenus de remplacement à laquelle sont assujettis : 1° Les personnes physiques qui sont à la fois considérées comme domiciliées en France pour l'établissement de l'impôt sur le revenu et à la charge, à quelque titre que ce soit, d'un régime obligatoire français d'assurance maladie ; () ". Aux termes du III de l'article L. 136-1-1 du code de la sécurité sociale, applicable à compter du 1er janvier 2020 : " III.-Par dérogation au I, sont exclus de l'assiette de la contribution mentionnée à l'article L. 136-1 les revenus suivants : 1° () e) Un pourcentage fixé par décret de la rémunération versée aux personnes mentionnées au 5° de l'article L. 412-8, qui ne peut excéder 40 % de cette rémunération ; () ". Les personnes mentionnées au 5° de l'article L. 412-8 sont les détenus exécutant un travail pénal. Enfin, selon le II de l'article D. 242-2-1 de ce code, dans sa rédaction en vigueur du 1er janvier 2020 au 31 mai 2021, le " pourcentage de la rémunération mentionné au e du 1° du III de l'article L. 136-1-1 est égal à 38 % ". Le II de l'article D. 136-1, du même code, applicable à compter du 1er juin 2021, prévoit également que : " Le pourcentage de la rémunération mentionné au e du 1° du III de l'article L. 136-1-1 est égal à 38 %. "

7. Aux termes de l'article L. 136-2 du même code de la sécurité sociale dans sa rédaction applicable jusqu'au 1er septembre 2018 : " I.-La contribution est assise sur le montant brut des traitements, indemnités, émoluments, salaires, () / Sur le montant brut inférieur à quatre fois la valeur du plafond mentionné à l'article L. 241-3 des traitements, indemnités, émoluments, salaires, des revenus des artistes-auteurs assimilés fiscalement à des traitements et salaires et des allocations de chômage, il est opéré une réduction représentative de frais professionnels forfaitairement fixée à 1,75 % de ce montant.() ". A compter du 1er septembre 2018, l'article L. 136-2 de ce code dispose que : " I.- Pour le calcul de l'assiette de la contribution prévue à l'article L. 136-1 du présent code, les revenus bruts suivants bénéficient d'une réduction représentative de frais professionnels fixée à 1,75 % pour leur montant inférieur à quatre fois la valeur du plafond mentionné à l'article L. 241-3: / 1° Les revenus d'activité, () II.-La contribution est établie sur l'assiette correspondant aux cotisations forfaitaires applicables aux catégories de salariés ou assimilés visées par les décrets pris en application de l'article L. 242-4-4, dans leur rédaction en vigueur à la date de publication de la dernière loi de financement de la sécurité sociale. ".

8. Aux termes de l'article 14 de l'ordonnance du 24 janvier 1996 relative au remboursement de la dette sociale, dans sa version applicable avant le 1er septembre 2018 : " I.-Il est institué une contribution sur les revenus d'activité et de remplacement mentionnés aux articles L. 136-2 à L. 136-4 du code de la sécurité sociale perçus du 1er février 1996 jusqu'à l'extinction des missions prévues à l'article 2 par les personnes physiques désignées à l'article L. 136-1 du même code./ Cette contribution est assise sur les revenus visés et dans les conditions prévues aux articles L. 136-2 à L. 136-4 et au III de l'article L. 136-8 du code de la sécurité sociale. () " A compter du 1er septembre 2018, cet article dispose que : " I.- Il est institué une contribution assise sur les revenus d'activité et de remplacement mentionnés à la section 1 du chapitre 4 du titre 3 du livre 1 du code de la sécurité sociale perçus par les personnes physiques désignées à ce même article. Cette contribution est soumise aux conditions prévues aux articles L. 136-1-1 à L. 136-4 du même code. () ". Ces dispositions sont rendues applicables aux rémunérations dues, sur le fondement des dispositions susmentionnées du code de procédure pénale, aux personnes détenues en contrepartie du travail qu'elles effectuent, par les articles 717-3, D. 366, et D. 433-4 du code de procédure pénale.

9. Enfin, en application des dispositions des articles L. 136-1-1, L. 136-2, L. 136-8 et D. 242-2-1 du code de la sécurité sociale, la contribution sociale mentionnée à l'article L. 136-1 du code de la sécurité sociale s'élève en 2017 à 7,5 % du montant brut des rémunérations, et depuis le 1er janvier 2018, à 9,2% du montant brut des rémunérations, préalablement réduit de 1,75%, et, entre le 1er janvier 2020 applicable et le 31 mai 2021, après exclusion de l'assiette de la contribution de 38 % des revenus concernés. Et en application des dispositions des articles 14 et 19 de l'ordonnance n° 96-50, la contribution prévue par l'article 14 de l'ordonnance du 24 janvier 1996 s'élève à 0,5% de ce montant, préalablement réduit de 1,75%.

10. Il résulte de l'instruction qu'au titre de la période de novembre 2017, janvier 2018, septembre et octobre 2019, décembre 2019, février et mars 2020, juin 2020, novembre et décembre 2020, janvier 2021, et mai et juin 2021 M. B a été affecté soit aux services généraux classe I, soit aux services généraux classe II, soit aux ateliers. Conformément aux dispositions mentionnées ci-dessus de l'article D. 432-1 du code de procédure pénale, sa rémunération brute ne pouvait être inférieure à 33 % du taux horaire du salaire minimum interprofessionnel de croissance en cas d'emploi aux services généraux de classe I, à 25% de ce taux en cas d'emploi aux services généraux de classe II, ou à 45 % du taux horaire du salaire minimum interprofessionnel de croissance en cas d'emploi de production, lequel était en brut de 9,76 euros en 2017, 9,88 euros en 2018, 10,03 euros en 2019, 10,15 euros en 2020, 10, 25 euros de janvier à septembre 2021 inclus, puis de 10,48 euros d'octobre à décembre 2021. En application de l'ensemble des dispositions précitées du code de la sécurité sociale, du code de procédure pénale et de l'ordonnance du 24 janvier 1996, devaient être déduites de sa rémunération brute la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) selon les modalités et les taux indiqués précédemment, auxquelles s'ajoute, s'agissant d'un emploi aux ateliers, la cotisation salariale pour l'assurance vieillesse.

11. Il résulte de l'instruction qu'eu égard aux emplois occupés par le requérant durant les périodes citées au point 1 et compte tenu du nombre d'heures travaillées, et des salaires effectivement perçus par l'intéressé au titre de ces périodes, la somme correspondant au reliquat des salaires non perçus durant les périodes précitées s'élève au total à la somme de 727,99 euros.

12. En second lieu, la perception d'une rémunération inférieure à celle imposée par la loi ne constitue pas par elle-même un traitement attentatoire à sa dignité, de sorte que M. B n'établit pas la réalité du préjudice moral qu'il estime avoir subi. Par suite, sa demande à ce titre doit être rejetée.

13. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander, dans la limite de ses conclusions, la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 727,99 euros qu'il demande au titre du reliquat de salaires, pour les périodes mentionnées au point 1.

Sur les conclusions présentées dans la requête n°2203806 :

14. Compte tenu de ce qui précède, les conclusions tendant au versement d'une provision présentée sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative présentées dans la requête n° 2203806 ont perdu leur objet et il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

Sur les frais d'instance :

15. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête n° 2203806.

Article 2 : L'Etat est condamné à verser à M. B une somme de 727,99 euros au titre des arriérés de salaire.

Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Dormieu, et au garde des sceaux, ministre de la justice.

Délibéré après l'audience du 6 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Galle, présidente-rapporteure,

M. Richard, premier conseiller,

M. Fumagalli, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2024.

L'assesseur le plus ancien,

Signé

J. Richard

La présidente-rapporteure,

Signé

C. Galle

Le greffier,

Signé

J-F Langlois

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. et 2203819

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