lundi 22 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2300245 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU3 |
| Avocat requérant | SELARL MAESTRO AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une demande enregistrée le 26 août 2022, M. A B a saisi le tribunal d'une demande tendant à obtenir l'exécution du jugement n° 2001421 rendu le 18 mai 2022 par cette juridiction.
Par lettre en date du 30 décembre 2022, la présidente de ce tribunal a informé M. B du classement administratif de sa demande.
Par une lettre enregistrée le 13 janvier 2023, M. B a contesté cette décision de classement et demande au tribunal de prescrire par voie juridictionnelle les mesures d'exécution du jugement du 18 mai 2022.
Par une ordonnance du 24 janvier 2023, la présidente du tribunal a ordonné l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n° 2001421 du 18 mai 2022.
Par un mémoire enregistré le 16 février 2023, ainsi qu'un mémoire enregistré le 18 avril 2023 non communiqué, M. B demande au tribunal de condamner l'ordre des avocats au barreau de Beauvais à lui verser la somme de 1 000 euros à titre de réparation du préjudice moral qu'il estime avoir subi du fait de retard d'exécution du jugement n° 2001421 du 18 mai 2022.
Il soutient que :
- Madame le bâtonnier de l'ordre des avocats au barreau de Beauvais n'a donné aucune explication quant au retard mis pour exécuter le jugement dans le délai de deux mois imparti ;
- il a en conséquence subi un préjudice moral à hauteur de 1 000 euros.
Par deux mémoires en défense enregistrés les 17 février et 20 mars 2023, l'ordre des avocats au barreau de Beauvais, représenté par Me Peres, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- il a exécuté le jugement en communiquant les documents demandés par courrier du
14 décembre 2022 ;
- le requérant n'a subi aucun préjudice moral du fait de la communication des documents en décembre 2022 et non dans les deux mois à compter du jugement du 18 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le jugement n° 2001421 du 18 mai 2022 du tribunal administratif d'Amiens ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Wavelet pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Wavelet, magistrat désigné,
- et les conclusions de Mme Minet, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement n° 2001421 du 18 mai 2022, le tribunal a annulé la décision implicite de la Bâtonnière de l'ordre des avocats du barreau de Beauvais par laquelle elle a refusé de faire droit à la demande de M. B tendant à ce que lui soient communiqués les courriers échangés entre la Bâtonnière et Me Cointe dans le cadre d'une procédure d'aide juridictionnelle. Le 26 août 2022, M. B a présenté une demande d'exécution de ce jugement qui a fait l'objet d'un classement administratif par la présidente du tribunal le 30 décembre suivant. Sur demande de l'intéressé, la présidente du tribunal a ordonné l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement du 18 mai 2022. M. B demande au tribunal de condamner l'ordre des avocats au barreau de Beauvais à lui verser la somme de 1 000 euros à titre de réparation du préjudice moral qu'il estime avoir subi du fait de retard d'exécution du jugement n° 2001421 du 18 mai 2022.
Sur les conclusions indemnitaires :
2. Si M. B demande la condamnation de l'ordre des avocats au barreau de Beauvais à lui verser la somme de 1 000 euros à titre de réparation du préjudice moral qu'il estime avoir subi du fait du retard mis par cet organisme pour exécuter le jugement du 18 mai 2022, en se bornant à soutenir qu'il a dû introduire une nouvelle procédure puis former un recours contre son classement administratif, sans assortir ses allégations de précisions suffisamment circonstanciées, l'intéressé ne peut être regardé, dans les circonstance de l'espèce, comme établissant la réalité du préjudice dont il se prévaut.
3. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité des conclusions, que M. B n'est pas fondé à demander la condamnation de l'ordre des avocats au barreau de Beauvais à lui verser la somme de 1 000 euros à titre de réparation du préjudice moral qu'il estime avoir subi du fait du retard d'exécution du jugement du 18 mai 2022.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'ordre des avocats au barreau de Beauvais.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
signé
F. WaveletLa greffière,
signé
S. Chatellain
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026