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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2300587

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2300587

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2300587
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du 14 février 2023 du président du syndicat de regroupement pédagogique concentré (SRPC) de Bacouël la plaçant en disponibilité d’office à titre conservatoire. La requérante invoquait un détournement de pouvoir et une erreur d’appréciation liée à des faits de harcèlement. Par une ordonnance du 20 septembre 2024, le tribunal a constaté que Mme B, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, elle est réputée s’être désistée, et le tribunal lui a donné acte de ce désistement d’instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 février 2023, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 14 février 2023 par lequel le président du syndicat de regroupement pédagogique concentré (SRPC) de Bacouël l'a placée en position de disponibilité d'office à titre conservatoire.

Elle soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'un détournement de pouvoir dès lors qu'il s'agit d'un " licenciement " ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'elle a subi des faits de harcèlement de la part de la secrétaire du service.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 avril 2023, le président du SRPC de Bacouël conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable, dès lors qu'elle méconnait les dispositions de l'article

R. 411-1 du code de justice administrative ;

- la requête est insuffisamment motivée ;

- les moyens ne sont pas fondés.

Par un courrier du 14 mai 2024, Mme B a été invitée, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément dans le délai d'un mois le maintien de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ". Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article

R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties ou leur mandataire sont alertés de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par eux () ".

3. Mme B a été invitée à confirmer expressément dans un délai d'un mois le maintien de ses conclusions par un courrier du 14 mai 2024 communiqué via l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1 du code de justice administrative et dont elle a accusé réception le 15 mai 2024. En dépit de ce courrier, qui l'informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois, elle serait réputée s'être désistée d'office,

Mme B n'a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai imparti à cette fin. Par suite, Mme B est réputée s'être désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, par suite, de donner acte de ce désistement d'instance.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au président du syndicat de regroupement pédagogique concentré de Bacouël.

Fait à Amiens, le 20 septembre 2024.

Le président de la 3ème chambre,

signé

S. Thérain

La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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