jeudi 16 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2300722 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | LEPANY & ASSOCIES |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés sous le no 2300722 les 1er mars 2023 et 9 juillet 2024, la société Airbus Atlantic, représentée par Me Leplaideur, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 7 juillet 2022 par laquelle l'inspection du travail a rejeté sa demande d'autorisation de licencier M. B A ;
2°) d'annuler la décision implicite du 2 janvier 2023 par laquelle la ministre du travail a rejeté son recours hiérarchique contre cette décision ;
3°) d'annuler la décision du 27 avril 2023 par laquelle la ministre du travail a retiré sa décision du 2 janvier 2023, annulé la décision de l'inspection du travail du 7 juillet 2022 et rejeté sa demande d'autorisation de licenciement ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il y a lieu de statuer sur ses requêtes qui sont recevables et peuvent être jointes ;
- les décisions attaquées sont illégales dès lors que l'erreur de perçage qu'a commise M. A est fautive ;
- les décisions attaquées sont entachées d'erreur de fait dès lors que l'état d'ébriété de M. A a été établi, sans qu'il fût légalement nécessaire de procéder à un contrôle au moyen d'un éthylotest ;
- les décisions attaquées sont illégales dès lors que le comportement de M. A ne peut être assimilé à un emportement compréhensible dans les circonstances de l'espèce ;
- les décisions attaquées sont illégales dès lors que les faits reprochés à M. A sont constitutifs de fautes d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement ;
- la décision implicite de rejet de la ministre du travail est illégale en raison de l'illégalité de la décision de l'inspection du travail.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 août 2023 et 18 octobre 2024, dont le dernier n'a pas été communiqué, M. B A, représentée par Me Cadot, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de la société Airbus Atlantic une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet du 2 janvier 2023 ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juillet 2024, la ministre du travail et de l'emploi conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de l'inspection du travail et de la décision implicite de rejet du 2 janvier 2023 ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un courrier du 24 octobre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de soulever d'office le moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision de la ministre du travail du 27 avril 2023 en tant qu'elle retire la décision implicite du 2 janvier 2023 et annule la décision de l'inspection du travail du 7 juillet 2022 dès lors que la société Airbus Atlantic n'a pas intérêt à agir contre cette décision.
II. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés sous le no 2302156 les 28 juin 2023 et 9 juillet 2024, la société Airbus Atlantic, représentée par Me Leplaideur, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 7 juillet 2022 par laquelle l'inspection du travail a rejeté sa demande d'autorisation de licencier M. B A ;
2°) d'annuler la décision implicite du 2 janvier 2023 par laquelle la ministre du travail a rejeté son recours hiérarchique contre cette décision ;
3°) d'annuler la décision du 27 avril 2023 par laquelle la ministre du travail a retiré sa décision du 2 janvier 2023, annulé la décision de l'inspection du travail du 7 juillet 2022 et rejeté sa demande d'autorisation de licenciement ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il y a lieu de statuer sur ses requêtes qui sont recevables et peuvent être jointes ;
- les décisions attaquées sont illégales dès lors que l'erreur de perçage qu'a commise M. A est fautive ;
- les décisions attaquées sont entachées d'erreur de fait dès lors que l'état d'ébriété de M. A a été établi, sans qu'il fût légalement nécessaire de procéder à un contrôle au moyen d'un éthylotest ;
- les décisions attaquées sont illégales dès lors que le comportement de M. A ne peut être assimilé à un emportement compréhensible dans les circonstances de l'espèce ;
- les décisions attaquées sont illégales dès lors que les faits reprochés à M. A sont constitutifs de fautes d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement ;
- la décision implicite de rejet de la ministre du travail est illégale en raison de l'illégalité de la décision de l'inspection du travail.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 août 2023 et 18 octobre 2024, dont le dernier n'a pas été communiqué, M. B A, représentée par Me Cadot, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de la société Airbus Atlantic une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet du 2 janvier 2023 ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juillet 2024, la ministre du travail et de l'emploi conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- les conclusions à fin d'annulation de la décision du 27 avril 2023 sont tardives et dès lors irrecevables ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un courrier du 24 octobre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de soulever d'office le moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision de la ministre du travail du 27 avril 2023 en tant qu'elle retire la décision implicite du 2 janvier 2023 et annule la décision de l'inspection du travail du 7 juillet 2022 dès lors que la société Airbus Atlantic n'a pas intérêt à agir contre cette décision.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Richard, rapporteur,
- les conclusions de M. Liénard, rapporteur public ;
- et les observations de Me Camara, assistant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est employé depuis le 12 mars 2012 par la société Airbus Atlantic, sous couvert d'un contrat à durée indéterminée pour exercer en tant qu'agent de fabrication, ajusteur et monteur. Le 21 novembre 2019, il a été élu membre suppléant du comité social et économique et désigné représentant de la vie sociale par le syndicat CFDT en application d'un accord d'entreprise. Par un courrier du 8 avril 2022, la société Airbus Atlantic a convoqué M. A à un entretien du 20 avril 2022 préalable à un éventuel licenciement. Le comité social et économique a rendu un avis défavorable à son licenciement le 6 mai 2022. Par un courrier du 9 mai 2022, la société Airbus Atlantic a sollicité l'autorisation de licencier M. A à l'inspection du travail qui a rejeté cette demande par une décision du 7 juillet 2022. La société Airbus Atlantic a présenté un recours hiérarchique à l'encontre de cette décision par un courrier du 29 août 2022 qui a été rejeté par la ministre du travail implicitement le 2 janvier 2023. Enfin, le 27 avril 2023, la ministre du travail a retiré sa décision du 2 janvier 2023, annulé la décision de l'inspection du travail du 7 juillet 2022 et rejeté la demande de la société Airbus Atlantic. Par ses requêtes nos 2300722 et 2302156, qu'il y a lieu de joindre afin qu'il y soit statué par un même jugement, la société Airbus Atlantic demande au tribunal d'annuler les décisions de l'inspection du travail et de la ministre du travail.
Sur la recevabilité des conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision de la ministre du travail du 27 avril 2023 en tant qu'elle retire la décision implicite du 2 janvier 2023 et annule la décision de l'inspection du travail du 7 juillet 2022 :
2. La société Airbus Atlantic n'a pas intérêt à agir contre la décision de la ministre du travail du 27 avril 2023 en tant qu'elle retire la décision implicite du 2 janvier 2023 et annule la décision de l'inspection du travail du 7 juillet 2022, qui fait droit, sur ces points, aux demandes qu'elle a présentées par ailleurs. Dès lors, ses conclusions à fin d'annulation de cette décision sont, dans cette mesure, irrecevables.
Sur les exceptions de non-lieu à statuer partiel présentées en défense :
3. Lorsque le juge est parallèlement saisi de conclusions tendant, d'une part, à l'annulation d'une décision et, d'autre part, à celle de son retrait et qu'il statue par une même décision, il lui appartient de se prononcer sur les conclusions dirigées contre le retrait puis, sauf si, par l'effet de l'annulation qu'il prononce, la décision retirée est rétablie dans l'ordonnancement juridique, de constater qu'il n'y a plus lieu pour lui de statuer sur les conclusions dirigées contre cette dernière.
4. Par sa décision du 27 avril 2023, la ministre du travail a retiré sa décision implicite du 2 janvier 2023 et annulé la décision de l'inspection du travail du 7 juillet 2022. Si la société Airbus Atlantic a demandé l'annulation de cette décision, elle n'avait pas intérêt à agir contre elle en tant qu'elle retire la décision implicite du 2 janvier 2023 et annule la décision de l'inspection du travail du 7 juillet 2022, ainsi qu'il a été dit, si bien qu'il ressort des pièces du dossier que cette décision est devenue définitive dans cette mesure. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de l'inspection du travail du 7 juillet 2022 et de la décision implicite du 2 janvier 2023 de la ministre du travail.
Sur la fin de non-recevoir opposée par M. A dans la requête n° 2302156 :
5. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ".
6. Les conclusions à fin d'annulation de la décision du 27 avril 2023 de la ministre du travail présentée par la requête no 2302156, enregistrée le 28 juin 2023, ont été introduites dans le délai prévu par les dispositions citées au point précédent, qui est un délai franc. Dès lors, la fin de non-recevoir présentée par M. A doit être écartée.
Sur la légalité de la décision du 27 avril 2023 rejetant la demande d'autorisation de licenciement présenté par la société Airbus Atlantic :
7. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier et notamment des témoignages recueillis le 13 juin 2022 par l'inspection du travail que le 17 février 2022, M. A a commis une erreur conséquente en perçant un élément de structure d'avion à un endroit qui n'était pas prévu. Si M. A a immédiatement signalé cette erreur, elle n'en constitue pas moins une faute si bien que la ministre du travail a entaché sa décision d'illégalité en considérant le contraire.
8. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que l'éthylomètre électronique au moyen duquel le taux d'alcoolémie de M. A a été contrôlé le 17 février 2022, n'avait pas été contrôlé et étalonné conformément à sa notice et a dû être renvoyé peu de temps après à son fournisseur qui l'a estimé irréparable. Par ailleurs, il n'est pas établi qu'un premier test positif ait été effectué par un autre moyen. Toutefois, M. A a admis, tant auprès de l'inspection du travail que du représentant de son syndicat qui est intervenu en sa faveur lors des réunions du comité social et économique des 14 mars et 6 mai 2022, avoir bu environ une moitié d'une bouteille de 50 cl de vodka, peu de temps avant de prendre son poste. Par ailleurs, son chef d'équipe a constaté, lorsque l'intéressé lui a rapporté l'erreur de perçage qu'il avait commise, qu'il était dans un état second et qu'il avait des difficultés à s'exprimer. De plus, il est apparu nécessaire à l'ensemble des personnes qui ont reçu M. A suite à cet incident, de procéder à un test d'alcoolémie au vu de l'état de l'intéressé et de le faire ensuite raccompagner chez lui par un collègue. Enfin, si ce dernier soutient que son comportement s'explique par l'usage d'un somnifère, le Zopiclone Mylan, il ne l'établit pas alors qu'au demeurant, cet usage est formellement déconseillé concomitamment à une prise avec alcool, présente des risques en cas d'usage de machine et est interdit par l'article 11.8 du règlement intérieur sans consultation préalable du service de santé au travail. Dans ces conditions, la ministre du travail a entaché la décision attaquée d'une erreur de fait en considérant que l'état d'ébriété de M. A n'était pas matériellement établi, sans qu'y fasse obstacle la circonstance que la procédure prévue en cas de test d'alcoolémie prévue par l'article 11 du règlement intérieur n'ait pas été respectée.
9. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment des témoignages recueillis le 13 juin 2022, qu'alors qu'il était reçu le jour même par sa hiérarchie et des représentants de la direction des ressources humaines pour s'expliquer sur les deux précédents griefs, M. A a proféré des insultes contre la société, jeté son téléphone portable et eu un comportement déplacé envers la responsable des ressources humaines. Dans ces conditions, la ministre du travail a entaché la décision attaquée d'une erreur de fait en considérant qu'était seulement établi, au titre de ce grief, un emportement de M. A lors de l'évocation de questions relatives à des questions de dialogue social et d'organisation du travail.
10. En quatrième lieu, en vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives ou de fonctions de conseiller prud'homme, qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque leur licenciement est envisagé, celui-ci ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou avec leur appartenance syndicale. Dans le cas où la demande de licenciement est motivée par un comportement fautif, il appartient à l'inspecteur du travail saisi et, le cas échéant, au ministre compétent, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si les faits reprochés au salarié sont d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, compte tenu de l'ensemble des règles applicables au contrat de travail de l'intéressé et des exigences propres à l'exécution normale du mandat dont il est investi.
11. M. A se prévaut de son ancienneté de dix ans au sein de la société Airbus Atlantic, de son absence d'antécédent disciplinaire et de l'anxiété qu'il ressentait au moment des faits en raison de son divorce alors en cours et des incertitudes quant à la garde de son fils. Toutefois, eu égards aux agissements de l'intéressé tels que décrits aux points 7 à 9, la ministre du travail a fait une inexacte application des dispositions du code du travail en considérant que les faits qui lui étaient reprochés n'étaient pas constitutifs de fautes d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement.
12. Il résulte de tout ce qui précède que la décision de la ministre du travail du 27 avril 2023 en tant qu'elle rejette la demande d'autorisation de licenciement de la société Airbus Atlantic doit être annulée.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la société Airbus Atlantic, qui n'est pas la partie perdante, la somme demandée par M. A au titre des frais engagés par lui et non compris dans les dépens.
14. Par ailleurs, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société Airbus Atlantic et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de l'inspection du travail du 7 juillet 2022 et de la décision implicite du 2 janvier 2023 de la ministre du travail.
Article 2 : La décision de la ministre du travail du 27 avril 2023 en tant qu'elle rejette la demande de la société Airbus Atlantic d'autorisation de licenciement de M. A est annulée.
Article 3 : L'Etat versera à la société Airbus Atlantic une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société Airbus Atlantic, à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles et à M. B A.
Copie en sera adressée à la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités des Hauts-de-France.
Délibéré après l'audience du 6 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
- M. Lebdiri, président,
- M. Fumagalli, conseiller,
- M. Richard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 janvier 2025.
Le rapporteur,
signé
J. Richard
Le président,
signé
S. Lebdiri
La greffière,
signé
Z. Aguentil
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Nos 2300722 et 2302156
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026