LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2300917

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2300917

vendredi 31 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2300917
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantAGGAR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 mars 2023 au tribunal administratif de Lille et transmise le 21 mars 2023 au tribunal administratif d'Amiens, et un mémoire complémentaire, enregistré le 29 mars 2023, M. C A B, représenté par Me Aggar, avocate commise d'office, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 mars 2023, par lequel le préfet de la Somme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de la mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Somme de procéder à un nouvel examen de sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

S'agissant des moyens communs à l'ensemble des décisions :

- elles sont insuffisamment motivées ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, dès lors qu'il n'a pas été informé de ses droits ;

S'agissant de la décision l'obligeant à quitter le territoire français :

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de la décision de refus d'octroyer un délai de départ volontaire :

- elle est illégale, dès lors que l'obligation de quitter le territoire français l'est également ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- elle est illégale, dès lors que l'obligation de quitter le territoire français l'est également ;

S'agissant de l'interdiction de circulation sur le territoire français :

- elle est illégale, dès lors que l'obligation de quitter le territoire français l'est également ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Le préfet de la Somme a produit des pièces le 29 mars 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Rondepierre, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience du 29 mars 2023 à 13h30.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Rondepierre, magistrate désignée,

- et les observations de Me Aggar, représentant M. A B, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens à l'exception du moyen relatif à l'incompétence de l'auteur de l'acte, auquel il est renoncé, et en soutenant en outre que le procès-verbal de l'audition n'est pas signé par M. A B, de sorte que la procédure est irrégulière et que les attaches familiales de l'intéressé sont en France.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant espagnol, né le 6 mai 1994 à Taourirt Hamra (Maroc), est entré en France pour la dernière fois en janvier 2023, d'après ses déclarations. A la suite d'une interpellation par les services de police le 12 mars 2023, M. A B a fait l'objet de deux arrêtés du même jour par lesquels le préfet de la Somme, d'une part, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de la mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée d'un an et, d'autre part, a ordonné son placement en rétention administrative pour une durée de 48 heures. A l'issue de ce placement, dont le maintien a été refusé par ordonnance du 15 mars 2023 du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer, l'intéressé a fait l'objet d'un arrêté du même jour par lequel le préfet de la Somme l'assigne à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. M. A B demande l'annulation de l'arrêté du 12 mars 2023 l'obligeant à quitter le territoire français.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence // l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut-être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, par application de ces dispositions, d'admettre M. A B à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :

3. En premier lieu, la décision obligeant M. A B à quitter le territoire français vise le 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et précise les conditions d'entrée en France de l'intéressé, les éléments de sa situation personnelle et familiale, ainsi que les éléments de nature à établir que son comportement constitue une menace à l'ordre public. De plus, la décision refusant à M. A B le bénéfice d'un délai de départ volontaire vise l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise, outre les éléments de sa situation personnelle et familiale que le préfet a pris en compte pour l'édicter, les éléments de son comportement susceptibles de constituer une menace à l'ordre public et leur caractère réitéré, ainsi que le fait que l'intéressé s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement. Par ailleurs, la décision fixant le pays de destination vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise les éléments de sa situation dans son pays d'origine. Enfin, la décision interdisant à M. A B de circuler sur le territoire français vise l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne les mêmes motifs que ceux rappelés ci-dessus. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.

4. En deuxième lieu, à supposer qu'il établisse que la signature figurant sur le procès-verbal d'audition dressé par les services de la police d'Amiens n'est pas la sienne, l'intéressé ne peut utilement soutenir qu'une telle irrégularité entacherait l'arrêté litigieux d'illégalité.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; / () ". Si l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne concerne non les États membres, mais uniquement les institutions, les organes et les organismes de l'Union, le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Cependant, selon la jurisprudence de la Cour de justice de 1'Union européenne C-383/13 PPU du 10 septembre 2013, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.

6. Il ressort du procès-verbal d'audition dressé par les autorités de police le 12 mars 2023, que M. A B a été notamment interrogé sur les raisons du départ de son pays d'origine, sur son parcours, sur sa situation personnelle et familiale, ainsi que sur sa situation administrative au regard des règles du droit au séjour en France. En outre, l'intéressé, qui a été informé de l'éventualité d'une mesure d'éloignement vers son pays d'origine, a été invité à faire part de tout élément sur sa situation personnelle qu'il souhaitait porter à l'attention de l'autorité préfectorale. Par suite, il n'a pas été privé du droit d'être entendu préalablement à toute mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement, principe général du droit de l'Union européenne. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance du droit à être entendu préalablement à la mesure d'éloignement attaquée doit être écarté.

En ce qui concerne la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :

7. Aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes () 2o Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société () l'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine ".

8. M. A B, né le 6 mars 1994, déclare être entré en France pour la première fois en 2015 et pour la dernière fois en janvier 2023, sans toutefois établir aucune de ces dates. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'arrêté contesté, que, préalablement à son interpellation le 12 mars 2023 par les services de police d'Amiens, l'intéressé a fait l'objet de six inscriptions au fichier national des antécédents judiciaires pour faits de vol avec destruction ou dégradation le

27 janvier 2015, escroquerie le 8 novembre 2017, usage illicite de stupéfiants les 28 juillet 2019, 16 janvier 2020 et 20 juin 2022 et menace de mort réitérée le 14 décembre 2021, faits qu'il ne conteste pas. Par ailleurs, à supposer que l'emploi de bardeur dont il a fait état aux services de police soit établi, il ressort en tout état de cause de ses propres déclarations que cet emploi est très récent. Enfin, si M. A B, qui a déclaré ne pas avoir d'enfant et vivre en concubinage avec une ressortissante espagnole, sans toutefois produire aucun élément de nature à démontrer l'existence ou le caractère stable de cette relation, se prévaut de la présence de sa sœur en France, chez qui il réside, il n'établit pas la nécessité de devoir rester auprès d'elle, ni être dépourvu de liens personnels et familiaux dans son pays d'origine. Par suite, le préfet n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées en considérant que le comportement personnel de l'intéressé constitue du point de vue de l'ordre public une menace réelle actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société et en l'obligeant à quitter le territoire français. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa vie personnelle doit être écarté.

En ce qui concerne la légalité du refus d'octroyer un délai de départ volontaire :

9. Selon l'article L. 251-3 du même code : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision. / L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel ".

10. En premier lieu, M. A B, qui n'établit pas l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, n'est pas fondé à soutenir que le refus de lui octroyer un délai de départ volontaire serait illégal par voie d'exception.

11. En second lieu, comme cela a été exposé précédemment, M. A B a été interpelé à six reprises, pour lesquelles il a fait l'objet d'inscriptions au fichier national des antécédents judiciaires et l'intéressé ne conteste pas les faits. Compte tenu du caractère réitéré et rapproché de ces interpellations, et faute pour l'intéressé d'établir l'exécution de la précédente mesure d'éloignement prise à son encontre, le préfet a pu, sans méconnaitre les dispositions précitées, estimer que l'urgence était caractérisée. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa vie personnelle doit être écarté.

En ce qui concerne la légalité de la fixation du pays de destination :

12. M. A B, qui n'établit pas l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination en cas d'exécution d'office de la mesure serait illégale par voie d'exception.

En ce qui concerne la légalité de l'interdiction de circulation sur le territoire français :

13. Aux termes de l'article L. 251-4 du même code : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2o ou 3o de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans ".

14. En premier lieu, M. A B, qui n'établit pas l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, n'est pas fondé à soutenir que l'interdiction de circulation sur le territoire français serait illégale par voie d'exception.

15. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 6 et 8 du présent jugement, la décision interdisant à M. A B de circuler sur le territoire français pendant un an ne méconnait pas les dispositions précitées. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa vie personnelle doit être écarté.

16. Il résulte de tout ce qui précède que M. A B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction, ainsi que celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : M. A B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A B est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A B, au préfet de la Somme et à Me Aggar.

Copie en sera adressée au bureau d'aide juridictionnelle.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2023.

La rapporteure,

signé

A. Rondepierre

La greffière,

signé

S. Chatellain

La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions