Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. B..., médecin, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du directeur général du centre national de gestion des praticiens hospitaliers lui refusant l’autorisation d’exercer la psychiatrie en France et lui imposant un parcours de consolidation de compétences. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, tout en maintenant sa demande de frais de justice. Par ordonnance du 17 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 avril 2023, M. A... B..., représenté par Me Budet, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 15 février 2023 par laquelle le directeur général du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière a refusé de lui accorder l’autorisation d’exercer en France la médecine dans la spécialité psychiatrie et lui a prescrit l’accomplissement d’un parcours de consolidation de ses compétences ;
2°) d’enjoindre au directeur général du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière de réexaminer sa demande d’autorisation dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière la somme de 3 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d’un défaut d’examen sérieux de sa situation, dès lors qu’il a exercé dans la spécialité psychiatrie en France pendant quatre ans à temps plein, qu’il a suivi et validé un diplôme inter-universitaire (DIU) de psychiatrie pour les médecins assistants généralistes en psychiatrie ainsi qu’un DIU de psychiatrie générale et qu’il suit actuellement une formation théorique de psychopharmacologie ;
- en lui prescrivant un parcours de consolidation des compétences sans lui délivrer l’autorisation d’exercer sa profession au motif que sa formation théorique et pratique est insuffisante, la décision contestée, compte tenu de son cursus universitaire, de sa formation et de son expérience professionnelle, est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.
Par un mémoire en intervention, enregistré le 14 avril 2023, l’établissement public de santé mentale de la Somme, représenté par Me Magnaval, conclut aux mêmes fins que la requête.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d’un défaut d’examen sérieux de la situation du requérant, dès lors qu’il a exercé dans la spécialité psychiatrie en France pendant quatre ans à temps plein, qu’il a suivi et validé un diplôme inter-universitaire (DIU) de psychiatrie pour les médecins assistants généralistes en psychiatrie ainsi qu’un DIU de psychiatrie générale et qu’il suit actuellement une formation théorique de psychopharmacologie ;
- en lui prescrivant un parcours de consolidation des compétences sans lui délivrer l’autorisation d’exercer sa profession au motif que sa formation théorique et pratique est insuffisante, la décision contestée, compte tenu de son cursus universitaire, de sa formation et de son expérience professionnelle, est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.
Par un mémoire, enregistré le 24 juillet 2025, M. B... déclare se désister de son instance mais maintient ses conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
2. Le désistement d’instance de M. B... de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction est pur et simple. Aucune circonstance ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
3. Il y n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions que le requérant présente sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de M. B... de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à l’établissement public de santé mentale de la Somme et au centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière.
Fait à Amiens, le 17 septembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
signé
S. Thérain
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.