LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2301164

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2301164

jeudi 19 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2301164
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSELARL CHRISTOPHE DE LANGLADE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du 8 novembre 2022 par lequel le préfet de la région Hauts-de-France a refusé à la SCEA des Charmilles l'autorisation d'exploiter 91,763 hectares. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en appliquant le schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) du 13 juillet 2022, alors que la demande de la société, enregistrée après des demandes concurrentes antérieures, relevait du SDREA du 29 juin 2016 en vertu des dispositions transitoires de l'arrêté du 13 juillet 2022. L'État a été condamné à verser 1 500 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 avril 2023, la SCEA des Charmilles, représentée par Me de Langlade, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 8 novembre 2022 par lequel le préfet de la région Hauts-de-France lui a refusé l'autorisation d'exploiter une superficie de 91,763 hectares, ensemble la décision portant rejet de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé, dès lors qu'il ne précise pas en quoi les autorisations d'exploiter accordées pour ces mêmes parcelles par le préfet de région les 18 juillet et 13 octobre 2022 doivent être regardées comme concurrentes ;

- il est entaché d'une erreur de droit, dès lors que le préfet de la région

Hauts-de-France n'a pas appliqué le schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) fixé par l'arrêté du 29 juin 2016, pourtant applicable en l'espèce, mais celui issu de l'arrêté préfectoral du 13 juillet 2022 ;

- il est fondé, à tort, sur l'existence de demandes concurrentes portant sur les mêmes parcelles alors qu'aucune demande n'a été formulée dans le délai prévu par l'avis de publicité prévu aux articles R. 331-4 et D. 331-4-1 du code rural et de la pêche maritime.

La requête a été communiquée au préfet de la région Hauts-de-France qui n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code rural et de la pêche maritime ;

- l'arrêté du 13 juillet 2022 portant schéma directeur régional des exploitations agricoles ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Fumagalli, conseiller,

- les conclusions de M. Liénard, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La SCEA des Charmilles a sollicité l'autorisation d'exploiter des parcelles constituant une superficie de 91,763 hectares. Par un arrêté du 8 novembre 2022, le préfet de la région Hauts-de-France a rejeté sa demande. La société a formé un recours gracieux contre cet arrêté le 6 décembre 2022. Le silence gardé par l'administration a fait naître une décision implicite de rejet. La SCEA des Charmilles demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du

8 novembre 2022, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 331-2 du code rural et de la pêche maritime : " I. Sont soumises à autorisation préalable les opérations suivantes : 1° Les installations, les agrandissements ou les réunions d'exploitations agricoles au bénéfice d'une exploitation agricole mise en valeur par une ou plusieurs personnes physiques ou morales, lorsque la surface totale qu'il est envisagé de mettre en valeur excède le seuil fixé par le schéma directeur régional des exploitations agricoles. () ".

3. Aux termes de l'article 7 de l'arrêté du 13 juillet 2022 susvisé : " Le présent arrêté prend effet le lendemain de sa publication. Les demandes d'autorisation préalable d'exploiter avant cette date, ainsi que, le cas échéant, les dossiers concurrents et successifs reçus avant qu'il ne soit statué sur ces demandes, demeurent soumises aux dispositions des schémas directeurs régionaux des exploitations agricoles antérieurement en vigueur ".

4. Pour refuser de faire droit à la demande de la SCEA des Charmilles, le préfet de région a fait application du schéma directeur régional issu de l'arrêté du 13 juillet 2022. Toutefois, les parcelles pour lesquelles une autorisation a été sollicitée par la société requérante ont, en partie ou en totalité, fait l'objet de deux précédentes demandes par M. A B et par l'EARL de l'Authie. L'administration en a accusé réception les 18 mai et 13 juin 2022, puis a délivré une autorisation à chacun de ces demandeurs. Or, il ressort des pièces du dossier que la demande de la société requérante, qui a été enregistrée comme complète le 16 août 2022, est successive à celles de M. B et de l'EARL de l'Authie. Par suite, en application des dispositions citées au point 3, il incombait au préfet d'examiner la demande de la SCEA des Charmilles au regard des dispositions du schéma directeur régional des exploitations agricoles issues de l'arrêté du 29 juin. La société requérante est donc fondée à soutenir que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de droit.

5. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que l'arrêté contesté et la décision implicite rejetant le recours gracieux formé contre cet arrêté par la SCEA des Charmilles doivent être annulés.

Sur les frais liés à l'instance :

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du préfet de la région des Hauts-de-France du 8 novembre 2022 et la décision implicite rejetant le recours gracieux formé contre cet arrêté sont annulés.

Article 2 : L'Etat versera à la SCEA des Charmilles la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SCEA des Charmilles et à la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.

Copie en sera adressée pour information au préfet de la région Hauts-de-France.

Délibéré après l'audience du 5 juin 2025, à laquelle siégeaient :

M. Lebdiri, président,

M. Richard, premier conseiller,

M. Fumagalli, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juin 2025.

Le président,

signé

S. Lebdiri

Le rapporteur,

signé

E. Fumagalli La greffière,

signé

F. Joly

La République mande et ordonne à la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions