LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2301771

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2301771

mardi 22 août 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2301771
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationJU1
Avocat requérantDORE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 23 mai 2023, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif d'Amiens le dossier de la requête de M. A.

Par une requête, enregistrée le 13 mai 2023 au tribunal administratif de Paris, M. A, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 mai 2023 par lequel le préfet de police de Paris lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de renvoi.

Il soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision quant à sa situation personnelle et familiale.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 août 2023, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Galle pour statuer sur les requêtes instruites selon les dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu, au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Galle, vice-présidente,

- les observations de Me Doré, représentant M. A, qui reprend les conclusions et moyens de la requête et soutient également que l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé, qu'il est entaché d'un défaut d'examen de la situation personnelle de M. A, qu'il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3, paragraphe 1 de la convention relative aux droits de l'enfant dès lors que ses deux enfants sont scolarisés et que son épouse est enceinte, et qu'il est entré en France avec un visa délivré par l'Autriche dont il ne détient cependant pas de copie.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant tunisien né le 27 avril 1982 est entré sur le territoire français en novembre 2021 selon ses déclarations. Par arrêté du 5 mai 2023, le préfet de police de Paris lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué comporte les considérations de fait et de droit sur lesquelles se fonde la décision d'obligation de quitter le territoire français. Il vise ainsi les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile notamment le 1° de l'article L. 611-1 ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. L'arrêté mentionne que M. A est dépourvu de passeport et ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et ne justifie pas d'un titre de séjour l'autorisant à se maintenir sur le territoire français. Par suite, la décision d'obligation de quitter le territoire français, qui n'avait pas à faire état de tous les éléments propres à la situation personnelle du requérant, est suffisamment motivée.

3. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de police aurait entaché sa décision d'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle.

4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A est entré en France en novembre 2021, accompagné de son épouse et de leurs enfants nés en 2016 et 2019. Il n'a pas sollicité de titre de séjour depuis son entrée en France. Si ses enfants sont scolarisés, et si son épouse suit des cours des français, ces éléments ne sont pas suffisants pour établir le caractère ancien stable et intense des attaches personnelles et familiales du requérant sur le territoire français. En outre le requérant ne justifie d'aucun obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue dans le pays d'origine, où M. A et son épouse ont vécu la majeure partie de leur existence. Par suite, le préfet de police n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant par rapport aux buts en vue desquels la mesure attaquée a été prise. Ainsi, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, la décision d'obligation de quitter le territoire français attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cette décision sur la situation personnelle et familiale de M. A.

5. En dernier lieu, compte tenu des éléments exposés au point qui précède et de la circonstance que les enfants du requérant peuvent poursuivre leur scolarité dans leur pays d'origine, le moyen tiré de de la violation de l'article 3, paragraphe 1 de la convention relative aux droits de l'enfant doit être écarté.

6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du 5 mai 2023 doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de police de Paris.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 août 2023.

La magistrate désignée,

signé

C. Galle

La greffière,

signé

M-A. Boignard

La République mande et ordonne au préfet de police, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions