lundi 12 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2301883 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 juin 2023, M. D B, représenté par Me Masilu, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 6 juin 2023, par lequel la préfète de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le Maroc comme pays de destination en cas d'exécution d'office de la mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) d'annuler l'arrêté du 6 juin 2023, par lequel la préfète de l'Oise l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours ;
4°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de réexaminer sa situation, dans le délai de 45 jours à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant cette période ;
5°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de retirer le signalement aux fins de non-admission sur le système d'information Schengen ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée en fait, dès lors que son état de santé n'est pas mentionné, et qu'elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, dès lors que son droit à être entendu n'a pas été respecté, en méconnaissance des articles 41, 47 et 48 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle est entachée d'une erreur de fait, dès lors qu'il est entré régulièrement en France ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que son état de santé s'oppose à ce qu'il fasse l'objet d'une mesure d'éloignement ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, compte tenu de l'interruption de son suivi médical en cas d'éloignement ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français méconnait les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il justifie de considérations humanitaires en raison de son état de santé ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision l'assignant à résidence est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2023, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- il y a lieu de substituer à la base légale erronée sur laquelle se fonde l'obligation de quitter le territoire français, les dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Rondepierre, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience du 12 juin 2023 à 11 heures.
Le rapport de Mme Rondepierre, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique, à l'issue de laquelle la clôture de l'instruction a été prononcée.
Considérant ce qui suit :
1. M. D B, ressortissant marocain, né le 1er juin 1967, est entré en France en février 2018, sous couvert d'un visa court séjour valable jusqu'au 3 avril 2018. Par un arrêté du 29 juillet 2021, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'il avait demandé pour raisons de santé, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le Maroc comme pays de destination en cas d'exécution d'office de la mesure. Le tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en annulation de cet arrêté par un jugement du 1er décembre 2022, confirmé par une ordonnance rendue par la cour administrative d'appel de Paris le 21 février 2023. Le 6 juin 2023, la préfète de l'Oise a pris un arrêté par lequel elle l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le Maroc comme pays de destination en cas d'exécution d'office de la mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de séjour sur le territoire français d'une durée d'un an, ainsi qu'un arrêté l'assignant à résidence pour une durée de 45 jours. M. B demande l'annulation de ces deux arrêtés du 6 juin 2023.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence / / l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut-être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, par application de ces dispositions, d'admettre M. B à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, la décision obligeant M. B à quitter le territoire français précise la date d'entrée en France de l'intéressé, relève que sa femme et son fils vivent au Maroc, et qu'une partie de sa belle-famille réside en France et indique par ailleurs les éléments de sa situation professionnelle et les activités de bénévolat de l'intéressé. Par suite, alors même que l'état de santé de l'intéressé n'y est pas mentionné, la préfète, qui n'est pas tenue de faire état de l'exhaustivité de la situation de l'intéressé, n'a pas entaché sa décision d'une insuffisance de motivation en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union.
2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; / b) le droit d'accès de toute personne au dossier qui la concerne, dans le respect des intérêts légitimes de la confidentialité et du secret professionnel et des affaires ; / c) l'obligation pour l'administration de motiver ses décisions. / 3. Toute personne a droit à la réparation par l'Union des dommages causés par les institutions, ou par ses agents dans l'exercice de leurs fonctions, conformément aux principes généraux communs aux droits des États membres. / 4. Toute personne peut s'adresser aux institutions de l'Union dans une des langues des traités et doit recevoir une réponse dans la même langue ". Aux termes de l'article 47 : " Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable par un tribunal indépendant et impartial, établi préalablement par la loi. Toute personne a la possibilité de se faire conseiller, défendre et représenter ". L'article 48 stipule : " 1. Tout accusé est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie. 2. Le respect des droits de la défense est garanti à tout accusé ".
5. Si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
6. Il ressort des pièces du dossier que lors de son audition par les services de police le 6 juin 2023 portant sur les conditions de son séjour en France, M. B a été invité à présenter ses observations sur la perspective d'une mesure d'éloignement vers son pays du fait de l'irrégularité de sa situation sur le territoire français. L'intéressé a déclaré, à cette occasion, vouloir rester en France pour se faire soigner. Par suite, M. B, qui ne peut utilement se prévaloir des stipulations des articles 47 et 48 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne dans le cadre de la présente instance, n'est pas fondé à soutenir que la préfète de l'Oise aurait méconnu son droit d'être entendu.
7. En troisième lieu, l'arrêté contesté relève que M. B ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, alors qu'il ressort des pièces du dossier que son entrée sur le territoire est intervenue lorsqu'il bénéficiait d'un visa court séjour. Toutefois, cette erreur de fait n'est de nature à entacher d'illégalité que la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire, de sorte que M. B ne peut utilement s'en prévaloir à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français. En tout état de cause, à supposer que l'intéressé ait entendu soulever ce moyen contre le refus de lui octroyer un délai de départ volontaire, dont l'intéressé demande également l'annulation, cette décision est également fondée sur les motifs, établis et non contestés, tirés de ce qu'il n'est pas demandeur d'asile, qu'il s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement et qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, et il résulte de l'instruction que la préfète aurait pris la même décision en se fondant sur ces seuls motifs. Par suite, le moyen peut être écarté en tout état de cause.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré () ". Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".
9. D'une part, comme cela a été exposé précédemment, M. B est entré régulièrement en France. Par suite, la préfète de l'Oise ne pouvait légalement se fonder sur les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité. Il y a lieu de substituer à cette base légale erronée les dispositions du 2° de ce même article, dès lors que cette substitution de base légale ne prive M. B d'aucune garantie et que la préfète de l'Oise disposait du même pouvoir d'appréciation dans la mise en œuvre des dispositions applicables à la situation de l'intéressé.
10. D'autre part, par un arrêté du 29 juillet 2021, dont la légalité n'a été remise en cause ni par le jugement du tribunal administratif de Montreuil du 1er décembre 2022, ni par l'ordonnance de la cour administrative d'appel de Paris du 21 février 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour pour raisons de santé à M. B et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Si M. B soutient que son état de santé s'oppose à la nouvelle mesure d'éloignement prononcée à son encontre qu'il conteste par la présente instance, il ressort des pièces du dossier et notamment d'un avis rendu par le collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration le 5 février 2021, que si l'état de santé de M. B nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, l'intéressé peut toutefois bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, vers lequel il peut voyager sans risque. Par suite, en se bornant à produire des documents médicaux dont le plus récent date du 23 mars 2020, sans les assortir de nouvel élément de nature à remettre en question l'analyse de l'avis du 5 février 2021, il n'établit pas sérieusement ses allégations.
11. Il résulte des deux points précédents que M. B n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français émise à son encontre le 6 juin 2023 méconnait les dispositions des articles L. 611-1 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précités.
12. En dernier lieu, pour les raisons exposées précédemment, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle sera écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
13. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Selon l'article L.612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
14. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré en France au plus tôt en février 2018, et s'y est maintenu irrégulièrement après l'expiration de son visa, le 3 avril 2018, de sorte que l'ancienneté de son séjour en France n'est pas particulièrement importante. En outre, M. B s'est vu refuser un titre de séjour le 29 juillet 2021 et a fait l'objet, le même jour, d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, mesure d'éloignement à l'exécution de laquelle il s'est soustrait. Par ailleurs, M. B, qui ne dispose pas d'attache familiale, ni ne justifie d'une intégration notable sur le territoire français et dont l'état de santé lui permet de voyager sans risque vers son pays d'origine, où il peut bénéficier d'un traitement approprié, ne justifie pas de circonstances humanitaires particulières. Dans ces conditions, la préfète de l'Oise n'a pas méconnu les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précités en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
15. En second lieu et pour les mêmes raisons, la décision contestée n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision l'assignant à résidence :
16. En premier lieu, par un arrêté du 6 février 2023, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, la préfète de l'Oise a donné délégation à M. C A, sous-préfet hors classe, secrétaire général de la préfecture de l'Oise, à l'effet de signer tous actes, arrêtés, correspondances, décisions, requêtes et circulaires relevant des attributions de l'État dans le département de l'Oise à l'exception de certaines mesures limitativement énumérées au nombre desquelles ne figurent pas les actes et décisions concernant le séjour et l'éloignement des étrangers. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
17. En second lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ".
18. Il ressort de la décision contestée que M. B est assigné à résidence à son domicile de 5h30 à 7h30, pour une durée de 45 jours et qu'il doit se présenter les lundis mardis et vendredis matin à la gendarmerie de la commune où se situe sa résidence et n'est pas autorisé à sortir du département de l'Oise sans autorisation. Dans ces conditions, et alors que l'intéressé n'établit pas de contraintes relatives à son traitement médical, la décision contestée ne présente pas un caractère disproportionné au but dans lequel elle est prise. Pour les mêmes raisons, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de M. B doivent être rejetées, y compris ses conclusions à fin d'injonction, ainsi que celles qu'il présente sur le fondement des dispositions des articles L. 761 1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, à la préfète de l'Oise et à Me Masilu.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juin 2023.
La rapporteure,
Signé
A. Rondepierre
Le greffier,
Signé
P. Vromaine
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026