jeudi 29 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2302086 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | DORE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 juin 2023, M. A B, représenté par Me Doré, avocate commise d'office, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 23 juin 2023 par lequel le préfet de la Somme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans et l'a inscrit pour cette durée dans le système d'information Schengen.
Il soutient que les motifs de l'arrêté attaqué relatif à sa vie personnelle sont erronés dès lors qu'il est arrivé en France à l'âge de neuf ans avec son père, toujours présent sur le territoire français, et qu'il n'a jamais déclaré que sa vie dans son pays d'origine était possible.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 juin 2023, le préfet de la Somme conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors, d'une part, qu'elle ne contient pas l'exposé précis des moyens sur lesquels sont fondées les conclusions et, d'autre part, qu'elle ne contient pas la mention du domicile des parties ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Bazin, conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues à l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bazin, conseillère,
- les observations de Me Doré, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins et par les mêmes moyens que la requête et soutient en outre que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen sérieux de la situation du requérant, ainsi que d'une erreur d'appréciation au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa vie privée et familiale dès lors que le requérant est présent en France depuis vingt ans, qu'il a fui avec sa mère désormais décédée son pays d'origine, où il n'a jamais vécu, pour se rendre au Kenya, qu'il n'a pas de famille au Rwanda à l'exception de ses frères avec lesquels il n'a pas de contact, qu'il vit en couple avec une ressortissante française à Evreux et qu'il souhaite suivre une formation d'électricien ; qu'en outre, la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il a une compagne en France ; qu'en outre la décision fixant le pays de destination est entachée d'un défaut d'examen sérieux de la situation du requérant dès lors qu'il n'a pas d'attache au Rwanda et que ce pays ne le reconnaît pas comme l'un de ses ressortissants ; qu'enfin, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans est entachée d'une insuffisance de motivation, d'un défaut d'examen sérieux et d'une erreur d'appréciation au regard de sa présence en France et de son intégration,
- et les observations de M. B.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant rwandais né le 5 févier 1993, est entré en France le 23 mars 2002, selon ses déclarations, démuni de visa de long séjour. Par un premier arrêté du 16 juillet 2019, dont la légalité a été confirmée par un jugement n° 1906285 du 26 juillet 2019 du tribunal administratif de Lille, il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire. Sa demande d'asile du 18 septembre 2019 a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 8 septembre 2022 confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 24 mai 2023.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les textes dont elle fait application, notamment les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. L'arrêté précise les conditions d'entrée et de séjour du requérant sur le territoire français, notamment qu'il déclare être entré en France le 23 mars 2002 démuni de visa long séjour. Il ressort des termes de la décision attaquée que, pour obliger M. B à quitter le territoire français, le préfet de la Somme s'est fondé, d'une part, sur le motif tiré de ce que l'intéressé représente une menace à l'ordre public compte tenu des faits qu'il a commis ayant justifié les multiples condamnations pénales dont il a fait l'objet entre 2011 et 2023 pour différents types de délits, tous énumérés par la décision attaquée. D'autre part, le préfet s'est également fondé sur la circonstance selon laquelle l'intéressé a fait l'objet le 16 juillet 2019 d'une obligation de quitter le territoire français par la préfecture du Nord, confirmée par le tribunal administratif de Lille le 26 juillet 2019, et à laquelle il n'a jamais déféré, ainsi que sur la circonstance tirée de ce que sa demande d'asile du 18 septembre 2019 a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 8 septembre 2022 confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 24 mai 2023. La décision mentionne également les éléments pertinents relatifs à la situation personnelle de l'intéressé, notamment qu'il est célibataire et sans enfant à charge, qu'il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où réside sa mère, qu'il indique être sans emploi déclaré et sans ressource légale. Par suite, la décision, qui n'est pas tenue d'énumérer l'ensemble des éléments du dossier, comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée doit être écarté, ainsi que, pour les mêmes motifs, le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle.
3. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
4. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. B a fait l'objet de nombreuses condamnations pénales de 2011 à 2023, pour des faits notamment de vol, de recel de bien provenant d'un vol en récidive, de violence, de violence aggravée par deux circonstances suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours en récidive, d'outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique, de menaces de mort et d'actes d'intimidation. Il ne conteste pas les faits pour lesquels il a été condamné. Par conséquent, la menace à l'ordre public est constituée.
5. D'autre part, M. B, qui déclare être entré en France en 2002, a fait l'objet le 16 juillet 2019 d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, décision confirmée par le tribunal administratif de Lille le 26 juillet 2019, à laquelle il n'a pas déféré. Il a également fait l'objet d'un refus de demande d'asile confirmé en dernier lieu, le 24 mai 2023 par la Cour nationale du droit d'asile. Si M. B soutient qu'il vit en couple avec une ressortissante française à Evreux, il n'établit par aucune pièce produite au dossier ni cette allégation, ni la stabilité ou l'ancienneté de la relation. S'il déclare, notamment dans le procès-verbal de police du 21 mai 2023, que son père, son cousin et ses cousines sont présents sur le territoire français, il n'établit cette allégation par aucune pièce produite au dossier, et en tout état de cause, il n'établit, ni même n'allègue que sa présence en France aux côtés de ces derniers serait indispensable. Il ressort des pièces du dossier, et il n'est pas contesté que le requérant est sans enfant à charge, sans profession et qu'il n'a aucune ressource. Si le requérant soutient qu'il a fui son pays de naissance, d'abord pour le Kenya, puis pour la France, et qu'il n'a plus d'attaches au Rwanda, à l'exception de ses frères avec qui il n'a pas de contact, il n'établit pas son récit par les pièces produites au dossier, alors au demeurant que sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 8 septembre 2022 et par la Cour nationale du droit d'asile du 24 mai 2023. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qu'elle serait entachée d'une erreur d'appréciation ou d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle. Par suite, les moyens doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
6. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ".
7. Aux termes de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ;
/ 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
8. Si M. B soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de sa situation personnelle notamment de la présence en France de sa compagne avec laquelle il vit à Evreux, toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 5, le requérant n'établit, par aucune pièce produite au dossier, la réalité de la relation alléguée, ni davantage sa stabilité ou son ancienneté. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de destination :
9. En premier lieu, l'arrêté attaqué mentionne que l'intéressé, né au Rwanda, est de nationalité rwandaise, qu'il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans le pays dont il est ressortissant et qu'il n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le préfet de la Somme a suffisamment motivé la décision attaquée. Le moyen doit être écarté.
10. En second lieu, le requérant soutient que la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen sérieux dès lors que le préfet de la Somme n'a pas pris en compte la circonstance qu'il a fui, lorsqu'il était enfant son pays d'origine, où il n'a jamais vécu, pour se rendre au Kenya, qu'il n'a pas de famille au Rwanda à l'exception de ses frères avec lesquels il n'a pas de contact, que sa mère désormais décédée et que le Rwanda ne le reconnaît pas comme l'un de ses ressortissants. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 5, le requérant n'établit pas son récit par les pièces produites au dossier, alors au demeurant que sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 8 septembre 2022 et par la Cour nationale du droit d'asile du 24 mai 2023. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier, notamment du procès-verbal de police du 21 mai 2023 que ces informations auraient été portées à la connaissance des services de la préfecture ou qu'ils en auraient eu connaissance par d'autres moyens. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen sérieux doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans :
11. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
12. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que pour prononcer à l'encontre de M. B une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, le préfet a relevé que, compte tenu de l'absence de liens de l'intéressé en France, la menace à l'ordre public qu'il représente, la précédente mesure d'éloignement dont il a fait l'objet, et malgré la durée de son séjour en France, l'interdiction de retour d'une durée trois ans ne portait pas d'atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale. Dans ces conditions, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée doit être écarté, ainsi que, pour les mêmes motifs, le moyen tiré du défaut d'examen.
13. En second lieu, si le requérant soutient que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de la durée de sa présence en France et de son intégration, ce moyen doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 4 et 5.
14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées par le préfet de la Somme, que les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. B doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Somme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juin 2023.
La magistrate désignée,
Signé :
L. BazinLa greffière,
Signé :
S. Grare
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026