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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2302306

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2302306

mercredi 19 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2302306
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantLOPEZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 et 13 juillet 2023, M. A D, représenté par Me Lopez, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 7 juillet 2023 par lequel la préfète de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an ;

3°) d'annuler l'arrêté du 7 juillet 2023 par lequel la préfète de l'Oise l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

4°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de lui restituer son passeport et de procéder à la suppression du signalement dans le système d'information Schengen ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français :

- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de cet arrêté ;

- cet arrêté est insuffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen particulier ;

- son droit d'être entendu a été méconnu ;

- l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français, lui refuse un délai de départ volontaire, fixe le Brésil comme pays de destination et prononce à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français, est entaché d'erreurs de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision fixant le Brésil comme pays de destination méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :

- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de cet arrêté ;

- cet arrêté est insuffisamment motivé ;

- le principe du contradictoire n'a pas été respecté, en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- son droit d'être entendu a été méconnu ;

- il n'a pas reçu l'information prévue à l'article L. 561-2-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'arrêté attaqué est illégal en raison de l'illégalité de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français ;

- cet arrêté, en tant qu'il l'oblige à se présenter trois fois par semaine à la gendarmerie, le contraint à rester chez lui entre 5h30 et 7h30, lui interdit de sortir du département de l'Oise sans autorisation et le contraint à remettre son passeport, est entaché d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- cet arrêté méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- cet arrêté méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juillet 2023, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.

Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Guilbaud pour se prononcer sur les litiges mentionnés à l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Guilbaud, magistrate désignée,

- et les observations de Me Lopez, représentant M. D, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et conclut en outre à ce qu'il soit enjoint à la préfète de l'Oise de réexaminer sa situation.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A D, ressortissant brésilien né le 26 février 1981, demande l'annulation, d'une part, de l'arrêté du 7 juillet 2023 par lequel la préfète de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et, d'autre part, de l'arrêté du même jour par lequel la préfète de l'Oise l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. D, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français :

4. En premier lieu, par un arrêté du 5 août 2022, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs n° 8 de la préfecture, la préfète de l'Oise a donné délégation à M. C B, sous-préfet hors classe, secrétaire général de la préfecture de l'Oise, à l'effet de signer en toutes matières, tous actes, arrêtés, correspondances, décisions, requêtes et circulaires relevant des attributions de l'État dans le département de l'Oise à l'exclusion de certaines mesures limitativement énumérées au nombre desquelles ne figurent pas les actes et décisions concernant le séjour et l'éloignement des étrangers. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.

5. En deuxième lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Ce droit implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur l'irrégularité du séjour et les motifs qui seraient susceptibles de justifier que l'autorité s'abstienne de prendre à son égard une mesure d'éloignement. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il revient à l'intéressé, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.

6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le requérant a été auditionné dans le cadre de la retenue pour vérification des droits au séjour dont il a fait l'objet le 6 juillet 2023, préalablement à l'édiction de l'arrêté attaqué, et a pu faire valoir ses observations sur une éventuelle mesure d'éloignement en français, langue qu'il a déclaré comprendre et parler lors de son audition. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir que son droit d'être entendu aurait été méconnu.

7. En troisième lieu, l'arrêté attaqué, qui n'avait pas à détailler de manière exhaustive l'ensemble des circonstances de l'espèce, vise les dispositions dont il fait application et précise les circonstances de fait pertinentes. Il expose ainsi que M. D est incarcéré au centre pénitentiaire de Beauvais, rappelle qu'il a été condamné par le tribunal judiciaire de Senlis le 4 mai 2022 à une peine de treize mois d'emprisonnement pour escroquerie et faux dans un document administratif et par le tribunal judiciaire de Paris le 29 octobre 2021 à une peine de neuf mois d'emprisonnement pour des faits d'escroquerie, qu'il est également défavorablement connu des services de police pour divers autres faits et qu'il ne justifie pas d'un plein droit au séjour, étant célibataire, sans enfant à charge, sans attaches familiales sur le territoire français et étant dans l'incapacité de justifier qu'il perçoit légalement des ressources. Si l'arrêté attaqué n'évoque pas l'état de santé de l'intéressé, les documents médicaux produits par le requérant, qui ne font nullement état de son incapacité à voyager ni de l'impossibilité de bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, ne sauraient suffire à caractériser un défaut d'examen particulier de la situation de M. D, alors que ce dernier n'a pas évoqué son état de santé lors de son audition le 6 juillet 2023 et n'établit pas en avoir été empêché. L'arrêté attaqué, qui expose ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde, est suffisamment motivé. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit donc être écarté, tout comme celui tiré d'un défaut d'examen particulier.

8. En quatrième lieu, si M. D soutient que l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français, lui refuse un délai de départ volontaire, fixe le Brésil comme pays de destination et prononce à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français, est entaché d'erreurs de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de sa présence en France depuis près de vingt ans et de ce qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public, il n'assortit ses allégations d'aucun élément probant, alors qu'il ne justifie pas être entré en France en 2004, qu'il s'est soustrait à quatre mesures d'éloignement prononcées en 2013, 2018, 2019 et 2022 et qu'il ressort des pièces du dossier qu'il a été condamné par le tribunal judiciaire de Senlis le 4 mai 2022 à une peine de treize mois d'emprisonnement pour escroquerie et faux dans un document administratif et par le tribunal judiciaire de Paris le 29 octobre 2021 à une peine de neuf mois d'emprisonnement pour des faits d'escroquerie. Ces moyens doivent dès lors être écartés.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

10. Si le requérant fait valoir qu'il est arrivé en France en 2004, qu'il a été en couple avec une ressortissante brésilienne en situation régulière et qu'il dispose d'attaches sur le territoire français, il ne l'établit pas, alors qu'il résulte des termes non contredits de l'arrêté attaqué qu'il dispose toujours d'attaches au Brésil. La seule circonstance qu'il exerce les fonctions de plaquiste de manière discontinue depuis 2011 ne saurait suffire à caractériser l'intégration stable et ancienne de l'intéressé, alors qu'il ressort des pièces du dossier qu'il a été condamné à deux peines d'emprisonnement en 2021 et 2022 et constitue ainsi un risque pour l'ordre public et qu'il s'est soustrait à quatre mesures d'éloignement prononcées en 2013, 2018, 2019 et 2022. Dans ces circonstances, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît ainsi les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ce moyen doit donc être écarté.

11. En sixième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

12. Le requérant, qui se borne à soutenir que la décision fixant le Brésil comme pays à destination duquel il pourra être reconduit, l'expose à un risque de traitements inhumains ou dégradants, s'abstient d'assortir ses allégations du moindre élément probant, alors que sa demande d'asile a été rejetée par décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 15 décembre 2013. Ce moyen doit dès lors être écarté.

En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :

13. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposé au point 4, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

14. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. " et L.122-1 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. () ".

15. En l'espèce, ainsi qu'il a été dit au point 6, il ressort des pièces du dossier que le requérant a été auditionné dans le cadre de la retenue pour vérification des droits au séjour dont il a fait l'objet le 6 juillet 2023, préalablement à l'édiction de l'arrêté attaqué, et a pu faire valoir ses observations sur une éventuelle mesure d'éloignement et une éventuelle mesure d'assignation à résidence. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir que son droit d'être entendu et les dispositions précitées de l'article L. 121-1 du code de justice administrative auraient été méconnus.

16. En troisième lieu, l'arrêté attaqué, qui vise les dispositions dont il fait application, notamment les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, expose que M. D fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, qu'il n'est pas possible de procéder immédiatement à son éloignement pour des raisons matérielles mais qu'il dispose d'un logement et présente donc des garanties suffisantes de présentation. Cet arrêté, qui expose ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde, est suffisamment motivé. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit donc être écarté.

17. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 561-2-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction en vigueur jusqu'au 1er mai 2021 : " Les étrangers assignés à résidence sur le fondement des articles L. 552-4 et L. 561-2 se voient remettre une information sur les modalités d'exercice de leurs droits, sur les obligations qui leur incombent et, le cas échéant, sur la possibilité de bénéficier d'une aide au retour ". Aux termes de l'article R. 561-5 du même code, dans sa rédaction en vigueur jusqu'au 1er mai 2021 : " L'étranger auquel est notifiée une assignation à résidence en application de l'article L. 552-4 ou de l'article L. 561-2 est informé de ses droits et obligations par la remise d'un formulaire à l'occasion de la notification de la décision par l'autorité administrative ou, au plus tard, lors de sa première présentation aux services de police ou de gendarmerie. / () Ce formulaire est traduit dans les langues les plus couramment utilisées désignées par un arrêté du ministre chargé de l'immigration ".

18. D'une part, l'article précité a été abrogé par l'ordonnance du 16 décembre 2020, et d'autre part, et en tout état de cause, il résulte des dispositions précitées que la remise du formulaire doit s'effectuer au moment de la notification de la décision d'assignation à résidence ou, au plus tard, lors de la première présentation de l'étranger aux services de police ou de gendarmerie. Ainsi, cette formalité peut être remplie postérieurement à l'édiction de la décision d'assignation à résidence. Par suite, l'absence d'information telle que prévue aux articles L. 561-2-1 et R. 561-5 précités est sans incidence sur la légalité de l'arrêté litigieux, laquelle s'apprécie à la date de son édiction. Ce moyen doit donc être écarté comme inopérant.

19. En sixième lieu, il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français pris à son encontre est entaché d'illégalité. Le moyen tiré de l'illégalité de l'arrêté portant assignation à résidence en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français prononcée à l'encontre de l'intéressé doit dès lors être écarté.

20. En septième lieu, si le requérant soutient que l'arrêté attaqué, en tant qu'il l'oblige à se présenter trois fois par semaine à la gendarmerie, le contraint à rester chez lui entre 5h30 et 7h30, lui interdit de sortir du département de l'Oise sans autorisation et le contraint à remettre son passeport, est entaché d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation, il n'assortit ses allégations d'aucun élément probant ni d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Ces moyens doivent dès lors être écartés.

21. En huitième lieu, si le requérant soutient que son assignation à résidence est susceptible de constituer un traitement inhumain ou dégradant, il n'assortit ses allégations d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Ce moyen doit dès lors être écarté.

22. En dernier lieu, si le requérant soutient que son assignation à résidence porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît ainsi les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales citées au point 7, il n'assortit pas son moyen des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Ce moyen doit, par suite, être écarté.

23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. D doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : La requête de M. D est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et à la préfète de l'Oise.

Copie en sera adressée pour information au bureau d'aide juridictionnelle.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2023.

La magistrate désignée,

Signé :

V. Guilbaud

La greffière,

Signé :

S. Grare

La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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