LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2302678

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2302678

mercredi 27 août 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2302678
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme A contestant le refus du maire de Quend de lui délivrer un permis de construire pour l’extension de sa maison. Le refus était fondé sur le non-respect de la cote de référence de 6,00 mètres imposée par le plan de prévention des risques naturels (PPRN) Marquenterre-Baie de Somme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par la requérante étaient soit insuffisamment précis, soit inopérants, notamment celui tiré de l’utilité professionnelle du projet. La décision a été prise en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 août 2023, Mme B A demande au tribunal d'annuler la décision du 15 juin 2023 par laquelle le maire de la commune de Quend a refusé de lui délivrer un permis de construire pour l'extension de sa maison à usage d'habitation située 5 rue du Val d'Authie sur le territoire de la commune.

Elle soutient que :

- sa maison a été construite avant l'adoption du plan de prévention des risques naturels (PPRN) Marquenterre-Baie de Somme approuvé par arrêté préfectoral le 10 juin 2016 ;

- des bâtiments à usage d'habitation ont été construits après l'adoption du PPRN alors qu'ils se trouvent à proximité d'une zone présentant un risque d'inondation ;

- l'extension qu'elle projette est utile à l'activité professionnelle d'assistante maternelle qu'elle exerce à domicile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ".

2. Par arrêté du 15 juin 2023, le maire de la commune de Quend a refusé de délivrer à Mme A un permis de construire portant sur l'extension de sa maison à usage d'habitation, au motif qu'un tel projet, qui prévoit un niveau de plancher situé à la cote de 5,07 mètres, ne respecte pas la cote de référence de 6,00 mètres applicable aux extensions à usage d'habitation en secteur S2 du plan de prévention des risques naturels (PPRN) Marquenterre-Baie de Somme où il se situe.

3. En premier lieu, si Mme A, qui ne conteste pas que le plancher de l'extension projetée est en dessous du niveau de référence fixé par le PPRN, fait valoir que son habitation a été construite antérieurement à l'entrée en vigueur de ce plan et est de ce fait déjà exposée au risque d'inondation que ce document entend prévenir, un tel moyen n'est manifestement pas assorti des précisions suffisantes quant au droit à construire une extension de son habitation qu'elle tirerait d'une telle circonstance ou sur l'inapplicabilité à sa situation des dispositions du PPRN sur lesquelles le maire de Quend s'est fondé pour refuser de lui délivrer le permis de construire sollicité.

4. En deuxième lieu, le moyen tiré de ce que d'autres constructions ont été édifiées après l'adoption du PPRN à proximité d'une zone de pâturage présentant, selon la requérante, un risque d'inondation n'est manifestement pas assorti des précisions suffisantes pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé, alors, au demeurant, qu'il ne ressort pas des pièces du dossier ni n'est même allégué que les autorisations d'urbanisme délivrées à cet effet ne respecteraient pas les prescriptions édictées au PPRN pour prévenir un tel risque ou que ce risque ne serait pas constitué dans le secteur dans lequel le projet de Mme A est situé.

5. En troisième et dernier lieu, la requérante ne peut utilement se prévaloir de ce que l'extension sollicitée serait utile à son activité professionnelle, une telle circonstance étant sans rapport avec les objectifs poursuivis par la réglementation de l'urbanisme, qui vise à régir l'occupation des sols. Un tel moyen doit donc être écarté comme inopérant.

6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A ne comporte que des moyens qui ne sont ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé et un moyen inopérant. Par suite, elle doit être rejetée par application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1 : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Amiens, le 27 août 2025.

Le président de la 4ème chambre,

Signé

C. Binand

La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions