LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2302886

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2302886

mercredi 28 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2302886
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDE DIEULEVEULT

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Compiègne du 3 mars 2023 portant cession d’un bien communal. En cours d’instance, la commune a retiré cette délibération par un acte du 15 mars 2024 devenu définitif. Le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation, devenues sans objet. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il condamne la commune à verser 1 000 euros à M. A, ce dernier n’étant pas la partie perdante, et rejette les conclusions reconventionnelles de la commune.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 août 2023, M. B A, représenté par Me Rollin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération n°7 du 3 mars 2023, par laquelle le conseil municipal de Compiègne a décidé de céder un bâtiment à usage d'habitation, situé au n°6 bis avenue Thiers sur la parcelle cadastrée section BC n°75 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Compiègne le versement d'une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 janvier 2024, la commune de Compiègne, représentée par Me de Dieuleveult, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge du requérant de la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 18 septembre 2024, M. A, représenté par Me Rollin conclut à ce qu'il n'y a plus lieu à statuer sur ses conclusions à fin d'annulation, dès lors que la commune a procédé au retrait de l'acte litigieux par une délibération n°9 du 15 mars 2024 devenue définitive sur ce point et maintient ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 décembre 2024, la commune de Compiègne, représentée par Me Portelli conclut d'une part au rejet de la requête de M. A dirigée contre la délibération n°9 du 15 mars 2024 en tant qu'elle porte déclassement du bien en cause, d'autre part à la mise à la charge du requérant de la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête / ()5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; ".

2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la commune de Compiègne a retiré, par une délibération du 15 mars 2024 devenue définitive sur ce point, la délibération n°7 adoptée par son conseil municipal le 3 mars 2024 dont M. A demande l'annulation. Par suite, les conclusions de la requête de M. A à fin d'annulation ont perdu leur objet en cours d'instance et il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. En deuxième lieu, les productions de la commune de Compiègne déposées le 23 décembre 2024 sous le n°2302886 par la voie de l'application Télérecours constituent en réalité un mémoire en défense de cette commune également produit dans l'affaire enregistrée sous le n°2403654. Par suite, elles doivent être rayées du registre du greffe du tribunal.

4. Enfin, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme que la commune de Compiègne demande sur leur fondement soit mise à la charge de M. A, qui ne peut être regardé comme la partie perdante, eu égard à la satisfaction qu'il a obtenue de la défenderesse en cours d'instance. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Compiègne, le versement d'une somme de 1 000 euros à M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la délibération n°7 du 3 mars 2023 de la commune de Compiègne.

Article 2 : les productions de la commune de Compiègne enregistrées le 23 décembre 2024 sous le n°2302886 seront rayées du registre du greffe.

Article 3 : La commune de Compiègne versera à M. A une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions de la commune de Compiègne présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la commune de Compiègne.

Fait à Amiens, le 28 mai 2025.

Le président de la 4ème chambre,

Signé

C. Binand

La République mande et ordonne au préfet de l'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions