vendredi 5 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2303001 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CLAVEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 septembre 2024, M. A B, représenté par Me Clavel, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 11 août 2023, par laquelle le ministre de l'intérieur a maintenu sa demande de retrait de son autorisation de monter des chevaux de courses en qualité de jockey, ensemble la décision du même jour par laquelle l'association France Galop a prononcé le retrait de cette autorisation ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat et de l'association France Galop une somme de
3 000 euros chacun sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens.
Il soutient que :
- les décisions attaquées méconnaissent le principe selon lequel nul ne peut être condamné deux fois pour les mêmes faits, rappelé à l'article 368 du code de procédure pénale et à l'article L. 1331-1 du code du travail, alors qu'elles se fondent sur trois délits routiers pour lesquels il a été condamné par un tribunal correctionnel ;
- ces faits sont prescrits par application de la prescription prévue à l'article L. 1332-5 du code du travail ou de la prescription quinquennale ;
- les décisions attaquées méconnaissent la liberté professionnelle et le droit de travailler alors que les faits qui lui sont reprochés ne présentent pas de lien avec sa profession ;
- elles méconnaissent la présomption d'innocence et les droits de la défense résultant de l'article 48 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'article 9-1 du code civil, dès lors qu'il conteste vivement la matérialité des faits qui lui sont reprochés et notamment le délit de fuite, ainsi qu'il résulte du témoignage de la personne qui l'accompagnait dans son véhicule au moment des faits ;
- elles méconnaissent le principe de nécessité des délits et des peines, dès lors qu'il n'a fait l'objet d'aucune condamnation pénale ;
- elles constituent une mesure de police administrative, laquelle est illégale dès lors qu'elle n'est pas adaptée, nécessaire et proportionnée, notamment aux atteintes portées à sa vie professionnelle et personnelle ;
- la mesure est disproportionnée, dès lors que son comportement ne porte pas atteinte au bon déroulement des courses et des paris.
Par un mémoire, enregistré le 7 mai 2024, M. B déclare se désister de la procédure d'annulation introduite devant le tribunal.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements () ".
2. Le désistement d'instance de M. B de l'ensemble de ses demandes est pur et simple. Aucune circonstance ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à l'association France Galop et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Fait à Amiens, le 5 juillet 2024.
Le président de la 3ème chambre,
signé
S. Thérain
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026