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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2303938

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2303938

mardi 31 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2303938
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationCHAMBRE PRESIDENT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un indu d’allocation de logement familiale de 1 363 euros pour la période d’avril à décembre 2022. Mme B soutenait ne pas avoir occupé son logement durant cette période en raison de travaux, mais le tribunal a jugé que cette absence d’occupation effective, même justifiée par des travaux, ne permettait pas le maintien de l’aide, conformément aux articles L. 822-2 et R. 822-23 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de la décision de la CAF de l’Aisne du 13 octobre 2023.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 16 novembre et 1er décembre 2023, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 13 octobre 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Aisne a rejeté son recours administratif préalable contre la décision du 30 mai 2023 en tant que par cette décision cette même caisse d'allocations familiales lui a notifié un indu d'allocation de logement familiale d'un montant initial de 1 363,00 euros pour la période d'avril à décembre 2022.

Elle soutient qu'elle n'occupait pas son logement pendant la période litigieuse d'avril à décembre 2022 pour cause de travaux et qu'elle avait prévenu la caisse d'allocations familiales, de sorte que l'indu n'est pas justifié.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 juin 2024, la caisse d'allocations familiales de l'Aisne conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, le rapport de M. Wavelet a été entendu et, les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 30 mai 2023, la caisse d'allocations familiales de l'Aisne a notifié à Mme B un indu d'allocation de logement familiale d'un montant initial de 1 363 euros pour la période d'avril à décembre 2022. A la suite du recours administratif préalable formé par l'intéressée contre cette décision, la caisse d'allocations familiales de l'Aisne, s'appropriant l'avis de la commission de recours amiable du 11 octobre 2023, a confirmé l'indu notifié par une décision du 13 octobre 2023, dont Mme B demande l'annulation.

2. Aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " Les aides personnelles au logement comprennent : / () / 2° Les allocations de logement : / a) L'allocation de logement familiale ; / () ". Aux termes de l'article L. 822-2 de ce code :

" I.- Peuvent bénéficier d'une aide personnelle au logement : / 1° Les personnes de nationalité française ; / () / II.- Parmi les personnes mentionnées au I, peuvent bénéficier d'une aide personnelle au logement celles remplissant les conditions prévues par le présent livre pour son attribution qui sont locataires () d'un local à usage exclusif d'habitation et constituant leur résidence principale. / () ". Aux termes de l'article R. 822-23 du même code : " Est considéré comme résidence principale, pour l'application du premier alinéa du II de l'article L. 822-2, le logement effectivement occupé soit par le bénéficiaire de l'aide personnelle au logement () ".

3. Pour contester le bien-fondé de l'indu mis à sa charge, Mme B soutient qu'elle n'occupait pas son logement pendant la période litigieuse d'avril à décembre 2022 en raison de travaux effectués dans celui-ci. Ce faisant, alors qu'il résulte des dispositions précitées que l'allocation de logement familiale ne peut être perçue par un locataire que si celui-ci occupe effectivement un logement à usage d'habitation constituant sa résidence principale, la requérante reconnait elle-même qu'elle n'occupait pas effectivement son logement pendant la période litigieuse. La circonstance que cette absence d'occupation effective résulterait de la réalisation de travaux dans le logement et que l'intéressée aurait prévenu la caisse d'allocations familiales de l'Aisne de cette situation est sans incidence sur l'absence d'occupation effective du logement. Il en résulte que Mme B n'est pas fondée à contester le bien-fondé de l'indu mis à sa charge et que ses conclusions à fin d'annulation de la décision de la caisse d'allocations familiales de l'Aisne du 13 octobre 2023 doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la caisse d'allocations familiales de l'Aisne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 décembre 2024.

Le magistrat désigné,

Signé

F. Wavelet La greffière,

Signé

V. Martinval

La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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