LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2304063

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2304063

vendredi 15 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2304063
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantSCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête n° 2304063, enregistrée le 28 novembre 2023, Mme A C, représentée par Me Chartrelle, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 novembre 2023 par lequel le préfet du Nord a décidé son transfert aux autorités croates comme étant responsables de l'examen de sa demande d'asile ;

2°) d'enjoindre au préfet du Nord de prendre en charge l'instruction de sa demande d'asile et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, dès lors qu'il appartiendra au préfet de démontrer qu'elle a bénéficié des documents d'informations prévues par ces dispositions dans une langue qu'elle comprend ;

- il n'a pas été précédé de l'entretien prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 ;

- le préfet ne démontre pas que les autorités croates ont été destinataires d'une demande de reprise en charge selon la procédure prévue par l'article 21 du règlement (UE) n° 604/2013 ;

- l'arrêté attaqué méconnait l'article 16 du règlement (UE) n° 604/2013, dès lors que son mari et ses quatre enfants se trouvent également sur le territoire français, que les pathologies dont sont atteint son mari et deux de ses enfants nécessitent un suivi médical dont ils bénéficient en France tandis que tel n'a pas été le cas en Croatie ;

- l'arrêté attaqué méconnait l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, dès lors qu'elle n'a pas déposé de demande d'asile en Croatie où son mari a subi des comportements violents, et que ses enfants sont scolarisés sur le territoire français ;

- il méconnait l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013, dès lors que la Croatie présente des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions matérielles d'accueil des demandeurs de telle sorte que ses empreintes ont été relevées de force et qu'elle n'a pas eu accès à un interprète en langue tchétchène.

Le préfet du Nord n'a pas produit d'observations mais des pièces le 29 novembre 2023.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale le 13 décembre 2023.

II. Par une requête n° 2304064, enregistrée le 28 novembre 2023, M. D B, représenté par Me Chartrelle, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 novembre 2023 par lequel le préfet du Nord a décidé son transfert aux autorités croates comme étant responsables de l'examen de sa demande d'asile ;

2°) d'enjoindre au préfet du Nord de prendre en charge l'instruction de sa demande d'asile et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, dès lors qu'il appartiendra au préfet de démontrer qu'il a bénéficié des documents d'informations prévues par ces dispositions dans une langue qu'il comprend ;

- il n'a pas été précédé de l'entretien prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 ;

- le préfet ne démontre pas que les autorités croates ont été destinataires d'une demande de reprise en charge selon la procédure prévue par l'article 21 du règlement (UE) n° 604/2013 ;

- l'arrêté attaqué méconnait l'article 16 du règlement (UE) n° 604/2013, dès lors que son épouse et leurs quatre enfants se trouvent également sur le territoire français, que la pathologie dont il est atteint ainsi que celles dont son atteinte deux de ses enfants nécessitent un suivi médical dont ils bénéficient en France tandis que tel n'a pas été le cas en Croatie ;

- l'arrêté attaqué méconnait l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, dès lors qu'il n'a pas déposé de demande d'asile en Croatie où il a subi des comportements violents, et que ses enfants sont scolarisés sur le territoire français ;

- il méconnait l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013, dès lors que la Croatie présente des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions matérielles d'accueil des demandeurs de telle sorte que ses empreintes ont été relevées de force et qu'il n'a pas eu accès à un interprète en langue tchétchène.

Le préfet du Nord n'a pas produit d'observations mais des pièces le 29 novembre 2023.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale le 13 décembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Thérain, vice-président désigné ;

- et les observations de Me Chartrelle, représentant les requérants, qui conclut aux mêmes fins que ses écritures par les mêmes moyens.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

Sur la jonction des requêtes :

1. Les requêtes enregistrées sous les numéros 2304063 et 2304064, qui concernent un même couple, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il soit statué par un seul jugement.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article 4 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 susvisé : " Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement, et notamment : a) des objectifs du présent règlement et des conséquences de la présentation d'une autre demande dans un État membre différent ainsi que des conséquences du passage d'un État membre à un autre pendant les phases au cours desquelles l'État membre responsable en vertu du présent règlement est déterminé et la demande de protection internationale est examinée ; b) des critères de détermination de l'État membre responsable, de la hiérarchie de ces critères au cours des différentes étapes de la procédure et de leur durée, y compris du fait qu'une demande de protection internationale introduite dans un État membre peut mener à la désignation de cet État membre comme responsable en vertu du présent règlement même si cette responsabilité n'est pas fondée sur ces critères ; c) de l'entretien individuel en vertu de l'article 5 et de la possibilité de fournir des informations sur la présence de membres de la famille, de proches ou de tout autre parent dans les États membres, y compris des moyens par lesquels le demandeur peut fournir ces informations ; d) de la possibilité de contester une décision de transfert et, le cas échéant, de demander une suspension du transfert ; e) du fait que les autorités compétentes des États membres peuvent échanger des données le concernant aux seules fins d'exécuter leurs obligations découlant du présent règlement ; f) de l'existence du droit d'accès aux données le concernant et du droit de demander que ces données soient rectifiées si elles sont inexactes ou supprimées si elles ont fait l'objet d'un traitement illicite, ainsi que des procédures à suivre pour exercer ces droits (). 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3 () ". Il résulte de ces dispositions que le demandeur d'asile auquel l'administration entend faire application du règlement du 26 juin 2013 doit se voir remettre, dès le moment où le préfet est informé de ce qu'il est susceptible d'entrer dans le champ d'application de ce règlement, et, en tout cas, avant la décision par laquelle l'autorité administrative décide de refuser l'admission provisoire au séjour de l'intéressé au motif que la France n'est pas responsable de sa demande d'asile, une information complète sur ses droits, par écrit et dans une langue qu'il comprend. Cette information doit comprendre l'ensemble des éléments prévus au paragraphe 1 de l'article 4 du règlement. Eu égard à la nature desdites informations, la remise par l'autorité administrative de la brochure prévue par les dispositions précitées constitue pour le demandeur d'asile une garantie.

3. Il ressort des pièces du dossier que M. B et Mme C se sont vus délivrer, le 8 août 2023, les brochures d'informations visées au paragraphe 2 de l'article 4 du règlement précité, rédigées en français et traduites par un interprète en tchéchène que les intéressés ont déclarer lire, comprendre et parler au cours de leur entretien individuel du même jour mené en cette même langue, avec l'assistance d'un interprète, par un agent assermenté de la préfecture d'Ille-et-Vilaine. Ces deux brochures remises aux requérants, portant leur signature, comportent l'ensemble des informations rendues obligatoires par les dispositions précitées. Ainsi, M. B et Mme C ont reçu les informations requises leur permettant de faire valoir leurs observations avant que ne soit pris les arrêtés attaqués. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2023 doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. () / 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. / 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. / 6. L'État membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé qui contient au moins les principales informations fournies par le demandeur lors de l'entretien. Ce résumé peut prendre la forme d'un rapport ou d'un formulaire type. L'État membre veille à ce que le demandeur et/ou le conseil juridique ou un autre conseiller qui représente le demandeur ait accès en temps utile au résumé ".

5. Compte tenu de ce qui a été dit au point 4 et du résumé des entretiens de M. B et Mme C produits au dossier par la préfecture, aucun élément ne laisse supposer que ceux-ci n'ont pas été menés dans le respect des exigences posées par les dispositions précitées. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article 21 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. L'Etat membre auprès duquel une demande de protection internationale a été introduite et qui estime qu'un autre Etat membre est responsable de l'examen de cette demande peut, dans les plus brefs délais et, en tout état de cause, dans un délai de trois mois à compter de la date d'introduction de la demande au sens de l'article 20, paragraphe 2, requérir cet autre Etat membre aux fins de prise en charge du demandeur. / Nonobstant le premier alinéa, en cas de résultat positif (" hit ") Eurodac (), la requête est envoyée dans un délai de deux mois à compter de la réception de ce résultat positif (). / Si la requête aux fins de prise en charge d'un demandeur n'est pas formulée dans les délais fixés par le premier et le deuxième alinéa, la responsabilité de l'examen de la demande de protection internationale incombe à l'Etat membre auprès duquel la demande a été introduite. / () ".

7. Il ressort des pièces du dossier que M. B et Mme C ont présenté une demande d'asile le 8 août 2023 et que le préfet a saisi les autorités croates le 28 septembre 2023 d'une demande de prise en charge des requérants, laquelle a été implicitement acceptée le 13 octobre 2023. Il s'ensuit que le moyen tiré du défaut de présentation d'une telle demande dans le délai prévu par l'article 21 du règlement (UE) n° 604/2013 et de son acceptation, manque en fait.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 16 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013, intitulé " Personnes à charge " : " 1. Lorsque, du fait d'une grossesse, d'un enfant nouveau-né, d'une maladie grave, d'un handicap grave ou de la vieillesse, le demandeur est dépendant de l'assistance de son enfant, de ses frères ou sœurs, ou de son père ou de sa mère résidant légalement dans un des États membres, ou lorsque son enfant, son frère ou sa sœur, ou son père ou sa mère, qui réside légalement dans un État membre est dépendant de l'assistance du demandeur, les États membres laissent généralement ensemble ou rapprochent le demandeur et cet enfant, ce frère ou cette sœur, ou ce père ou cette mère, à condition que les liens familiaux aient existé dans le pays d'origine, que l'enfant, le frère ou la sœur, ou le père ou la mère ou le demandeur soit capable de prendre soin de la personne à charge et que les personnes concernées en aient exprimé le souhait par écrit./ () ".

9. Si les requérants se prévalent de l'état de santé de M. B et de deux de leurs enfants, ils n'établissent pas qu'ils seraient dépendants de l'assistance d'un membre de leur famille résidant légalement sur le territoire d'un Etat membre au sens des dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 16 du règlement (UE) n° 604/2013 doit être écarté.

10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 2. () / Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable. / Lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur en vertu du présent paragraphe vers un État membre désigné sur la base des critères énoncés au chapitre III ou vers le premier État membre auprès duquel la demande a été introduite, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable devient l'État membre responsable ". Aux termes de l'article 17 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement () ".

11. D'une part, si M. B et Mme C se prévalent de différents rapports d'associations et organisations internationales relevant les violences et maltraitances dont feraient l'objet les demandeurs d'asile en Croatie, ces documents porte en tout état de cause sur des constats effectués au cours de l'année 2021, alors que la plupart de leur développements renvoient au demeurant à des constats effectués par d'autres organismes, au demeurant souvent indéterminés, ou à des décisions juridictionnelles se prononçant sur des cas personnels déterminés. De même que si les requérants soutiennent qu'ils ont fait l'objet d'un relevé d'empreintes forcé et qu'ils n'ont pas eu accès à un interprète en langue tchétchène, ces allégations ne sont pas démontrées par la seule circonstance qu'aucun interprète dans cette dernière langue ne serait agréé par les autorités croates. Par suite, les requérants n'établissent pas que la procédure d'asile ou les conditions d'accueil mises en œuvre par les autorités croates, se heurteraient, à la date de la décision attaquée, à des défaillances systémiques au sens de l'article 3 du règlement (UE) n°604/2013 du 26 juin 2013.

12. D'autre part, si les requérants se prévalent de la nécessité d'un suivi médical eu égard aux pathologies dont sont atteints M. B et deux de leurs enfants, les pièces médicales produites ne démontrent pas la nécessité d'un tel suivi, ni en tout état de cause qu'il ne pourrait en bénéficier en Croatie, ni enfin que leur état de santé présenterait un tel niveau de gravité qu'il s'opposerait à leur transfert. Enfin, aucune circonstance ne s'oppose à ce que leurs enfants puissent poursuivre leur scolarité en Croatie. Par ailleurs, la circonstance que les requérants n'aient pas déposé de demande d'asile en Croatie est sans incidence sur la légalité des décisions attaquées. Dans ces conditions, alors qu'ainsi qu'il a été dit ci-dessus, les défaillances systémiques dont ils se prévalent ne sont pas démontrées et alors même que les conditions matérielles d'accueil offertes par les autorités françaises seraient plus favorables, M. B et Mme C ne sont pas fondés à soutenir qu'en refusant d'examiner discrétionnairement leur demande d'asile sur le fondement du paragraphe 1 de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation.

13. Il résulte de ce qui précède que M. B et Mme C ne sont pas fondés à demander l'annulation des arrêtés attaquées. Par voie de conséquence, les conclusions qu'ils présentent à fin d'injonction doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes de Mme C et M. B sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à M. D B et au préfet du Nord.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2023.

Le vice-président désigné,

Signé

S. Thérain La greffière,

Signé

V. Martinval

La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement. et 2304064

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions