mardi 26 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2304346 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | SIMON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 18 décembre 2023 et
20 décembre 2023, M. F A, représenté par Me Charvet, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 décembre 2023 par lequel la préfète de l'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
2°) d'annuler l'arrêté du 14 décembre 2023 par lequel la préfète de l'Oise l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre, à titre principal, à la préfète de l'Oise de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en qualité de parent d'enfant français avec autorisation de travail dans un délai de soixante-douze heures à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de lui enjoindre de réexaminer sa situation et de lui délivrer récépissé avec autorisation de travail dans le même délai et sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
En ce qui concerne la légalité des deux arrêtés pris dans leur ensemble :
- ils ont été pris par une autorité incompétente ;
- ils sont insuffisamment motivés ;
- ils sont entachés d'un défaut d'examen complet de sa situation ;
- ils sont entachés d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- ils sont entachés d'une erreur de droit ;
- ils ont été pris en méconnaissance du principe du contradictoire garanti par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- ils méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la légalité de la décision lui refusant un titre de séjour :
- elle a été prise en méconnaissance du principe du contradictoire garanti par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure tenant à l'absence de saisine de la commission du titre de séjour prévue par l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreurs de fait ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 371-2 du code civil ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant refus du renouvellement du titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de retour :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la légalité de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :
- il doit être annulé par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- il est disproportionné ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 décembre 2023, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Fumagalli, conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Fumagalli, magistrat désigné,
- les observations de Me Salama substituant Me Charvet, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête et insiste sur la contribution effective du requérant à l'entretien ainsi qu'à l'éducation de ses deux enfants ; sur la circonstance que l'intéressé ne constitue pas une menace à l'ordre public et qu'il est présumé innocent ; sur les difficultés qu'il a rencontrées avec les services de la préfecture de l'Oise dans le cadre de l'examen de sa demande de renouvellement de titre de séjour ; sur le fait que sa situation administrative ne lui permet pas d'obtenir un contrat de travail stable et régulier ; sur le moyen tiré de ce que l'arrêté portant assignation à résidence porte une atteinte disproportionnée au respect de son droit à une vie privée et familiale.
- et les observations de M. A.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant ivorien né le 11 octobre 1988, est entré en France en février 2016 selon ses déclarations. Par un arrêté du 14 décembre 2023 la préfète de l'Oise a refusé de lui renouveler un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays de retour et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Par un arrêté du même jour, la préfète de l'Oise l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. M. A demande au tribunal l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur l'étendue du litige :
2. Aux termes de l'article R. 776-17 du code de justice administrative : " Lorsque l'étranger est () assigné à résidence après avoir introduit un recours contre la décision portant obligation de quitter le territoire () la procédure se poursuit selon les règles prévues par la présente section. () Toutefois, lorsque le requérant a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire. "
3. M. A a fait l'objet d'une mesure d'assignation à résidence par arrêté de la préfète de l'Oise en date du 14 décembre 2023. Par suite, il appartient au magistrat désigné de statuer sur la légalité des décisions du même jour obligeant l'intéressé à quitter le territoire français, lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire, fixant le pays de renvoi et lui interdisant le retour sur le territoire. En revanche, il appartient à une formation collégiale du tribunal administratif de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du
14 décembre 2023 refusant à M. A le renouvellement de son titre de séjour. Par suite, il y a lieu de renvoyer en formation collégiale les conclusions du requérant relatives à cette dernière décision, y compris celles à fin d'injonction et à fin d'astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
4. En premier lieu, il ressort des pièces produites en défense que la décision attaquée a été signée par M. Frédéric Boyet, secrétaire général de la préfecture de l'Oise, qui disposait d'une délégation en vertu de l'arrêté du 11 septembre 2023, régulièrement publié le 14 septembre 2023 au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture à l'effet de signer " tout acte, arrêté () décision () relevant des attributions de l'Etat () ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision doit être écarté.
5. En second lieu, la décision attaquée vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment le 3° de l'article L. 611-1, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle mentionne les éléments de la situation personnelle et familiale de M. A et que ce dernier ne peut se voir délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français dès lors qu'il n'établit pas contribuer à l'éducation de ses deux enfants ni à l'entretien du second. Par suite, la décision de refus de titre de séjour comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée. Cette décision étant suffisamment motivée, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, prise sur le fondement du 3° de l'article L.611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit être écarté par application des dispositions l'article L. 613-1 de ce code. Par suite, la décision d'obligation de quitter le territoire français, qui n'avait pas à faire état de tous les éléments propres à la situation personnelle ou professionnelle du requérant, est suffisamment motivée.
6. En troisième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : "'Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union°". Aux termes du paragraphe 2 du même article : "'Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ()'".
7. Il revient à l'intéressé d'établir devant le juge chargé d'apprécier la légalité de cette décision que les éléments qu'il n'a pas pu présenter à l'administration auraient pu influer sur le sens de cette décision et il appartient au juge saisi d'une telle demande de vérifier, lorsqu'il estime être en présence d'une irrégularité affectant le droit d'être entendu, si, eu égard à l'ensemble des circonstances de fait et de droit spécifiques de l'espèce, cette violation a effectivement privé celui qui l'invoque de la possibilité de mieux faire valoir sa défense dans une mesure telle que cette procédure administrative aurait pu aboutir à un résultat différent.
8. M. A, qui ne pouvait ignorer qu'il pourrait faire l'objet d'une mesure d'éloignement en cas de rejet de sa demande de titre de séjour, n'établit, ni même n'allègue avoir sollicité, sans succès, un entretien avec les services préfectoraux, ni avoir été empêché de s'exprimer avant que ne soit prise la décision en litige. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance du principe général du droit de l'Union européenne d'être entendu préalablement à l'édiction d'une décision défavorable ne peut qu'être écarté.
9. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que la préfète de l'Oise a, avant de prendre la décision attaquée, procédé à un examen complet et personnalisé de la situation du requérant. Le moyen soulevé à ce titre doit donc être écarté.
10. En cinquième lieu, si le requérant soutient que la décision est entachée d'une erreur de droit, il n'assortit pas ce moyen des précisions nécessaires permettant d'en apprécier le
bien-fondé. Ce moyen doit donc être écarté.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans () ".
12. En application de ces dispositions, il appartient au juge de l'excès de pouvoir d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, notamment des ressources de chacun des deux parents et des besoins de l'enfant, la contribution financière de l'intéressé à l'entretien de son fils et son implication dans son éducation.
13. Il est constant que M. A est père de deux enfants français mineurs, G B, née le 6 février 2019, et Noah D, né le 14 avril 2023.
14. S'agissant du premier enfant, s'il ressort des pièces du dossier que l'intéressé fait des virements réguliers destinées à la mère, Mme C B, ayant pour objet " pension alimentaire ", il établit huit paiements au titre de l'année 2022 pour des montants compris entre 100 et 200 euros et des paiements réguliers au titre de l'année 2023, compris entre 40 et 300 euros. Au regard de ses propres revenus et des besoins de l'enfant, le requérant établit participer financièrement à son entretien depuis deux ans à la date de la décision attaquée. Quant à Noah D, M. A produit plusieurs factures d'achat de biens destinés à l'entretien de ce dernier aux côtés de Mme E D, mère de l'enfant. Le requérant produit également six preuves de virements, dont les montants varient entre 58 euros et 317 euros, adressées à cette dernière. Toutefois, les allégations insuffisamment corroborées sur d'autres paiements en espèces ne permettent pas de retenir que l'intéressé satisfait la condition précitée depuis la naissance de l'enfant. En tout état de cause, M. A n'établit pas son implication dans l'éducation de deux enfants, les allégations et les attestations produites sur ce point par chacune des mères pour les besoins de la cause étant insuffisamment circonstanciées. Dans ces conditions, le requérant ne peut être regardé comme satisfaisant aux conditions prévues par l'article 371-2 du code civil. Le moyen tiré de la méconnaissance du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être écarté.
15. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
16. Le requérant se prévaut notamment de l'ancienneté de séjour, qui serait interrompue depuis février 2016 et de son intégration professionnelle, du fait d'un contrat à durée indéterminée signé en 2021 en tant qu'hôte d'accueil, ayant fait l'objet d'un avenant en 2022, puis à l'obtention d'un contrat à durée déterminée de mai à novembre 2023 en qualité d'employé polyvalent. L'intéressé se prévaut également de l'intensité de ses liens familiaux en France, tels que notamment décrits au point 13. Toutefois, M. A ne démontre aucune insertion professionnelle particulière en France et ce malgré l'ancienneté de séjour dont il se prévaut. Il n'est pas établi que M. A contribue à l'entretien de son fils ni qu'il est impliqué dans l'éducation de ses enfants ainsi qu'il a été exposé au point 14. Le requérant, qui est séparée de Mme B, ne justifie pas davantage de la stabilité du récent concubinage qu'il allègue avec Mme D à la date de la décision attaquée et n'établit être dénué de toute attache privée ou familiale dans son pays d'origine, où il a vécu au moins jusqu'à l'âge de vingt-sept ans. En tout état de cause, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que M. A fait état de deux mentions à son bulletin numéro 2 pour conduite sans permis sous l'empire d'un état alcoolique et usage de faux document administratif en date du 26 janvier 2021 ainsi que pour usage de fausse plaque ou de fausse inscription apposée sur un véhicule en date du 19 septembre 2022, faits pour lesquels l'intéressé a été condamné à des amendes. L'intéressé est également défavorablement connu des services de police en 2016, 2017, 2020 et 2022 pour usage de faux document administratif, en 2018 pour refus de se soumettre aux opérations de relevés signalétiques par une personne soupçonnée de crime ou délit, en 2019, 2020, 2021 et 2022 pour des faits d'escroquerie et en 2023 pour usage de faux document administratif. Si M. A relativise les condamnations dont il a fait l'objet, il se borne à alléguer l'absence de suites données par l'autorité judiciaire concernant les autres faits cités par la décision attaquée et ne conteste pas sérieusement leur matérialité. Au contraire, ainsi que le fait valoir la préfète de l'Oise en défense sans qu'il lui soit répliqué sur ce point, que M. A a été condamné le 21 novembre 2023 par le tribunal correctionnel de Nanterre à dix-huit mois d'emprisonnement délictuel et à une amende de 35 000 euros pour des faits d'usage de fausses cartes nationales d'identité, de faux documents administratifs, pour des manœuvres frauduleuses sous fausse identité en conversant avec plusieurs victimes pour lui soustraire des sommes importantes en ouvrant de faux comptes bancaires et pour des faits de placement, dissimulation ou conversion de produit direct ou indirect d'un crime ou d'un délit. Au surplus, alors que la décision litigieuse constitue une mesure de police administrative, le principe de la présomption d'innocence ne peut être utilement invoqué à son encontre. Dans ces conditions, au regard des faits commis et de leur répétition il est établi que M. A représente une menace à l'ordre public. Ainsi, la préfète de l'Oise n'a pas, en prenant la décision portant obligation de quitter le territoire français, porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Le moyen afférent doit donc être écarté.
17. En huitième lieu, et pour les mêmes motifs qu'exposés au point précédent, la préfète de l'Oise n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant. Le moyen soulevé à ce titre doit être écarté.
18. En neuvième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
19. Il ressort de ce qui a été dit au point 14 que M. A ne démontre pas contribuer à l'entretien de son fils ni à l'éducation de ses deux enfants. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
20. En dernier lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point 2, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale par voie de conséquence de l'annulation de la décision refusant le renouvellement du titre de séjour.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
21. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit au point 3, la délégation de signature accordée à M. Frédéric Boyet s'étendu aux décisions refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
22. En second lieu, la décision vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont l'article L. 612-2. Elle indique que la préfète de l'Oise s'est fondée sur la circonstance que l'intéressé constitue une menace pour l'ordre public pour refuser à ce dernier l'octroi d'un délai de départ volontaire, compte tenu des infractions pour lesquelles l'intéressé a été condamné et des faits pour lesquels il est défavorablement connu des services de police, cités par l'arrêté. Par suite, la décision attaquée est suffisamment motivée.
23. En troisième lieu, ainsi qu'il a été au point 8, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée a été prise en méconnaissance de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
24. En quatrième lieu, et pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8, le moyen tiré du défaut d'examen complet de la situation personnelle de M. A doit être écarté.
25. En cinquième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 9 que le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut être qu'écarté.
26. En sixième lieu, comme il a été dit au point 16, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
27. En septième lieu, pour le même motif que celui énoncé au point 17, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
28. En huitième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 18, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
29. En neuvième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public () ".
30. Pour refuser d'accorder à M. A un délai de départ volontaire, la préfète de l'Oise s'est fondée sur la circonstance que l'intéressé constitue une menace pour l'ordre public, ce qui est établi comme indiqué au point 14. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
31. En dernier lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français étant écartés, le moyen tiré de ce que la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision d'éloignement doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de retour :
32. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point 4, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
33. En second lieu, la décision attaquée vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont les articles L. 612-12 et L. 721-3, et stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et notamment son article 3. Elle précise que les pays à destination desquels l'intéressé est susceptible d'être éloigné sont la Côte d'Ivoire ou tout autre pays dans lequel il sera légalement admissible. L'arrêté attaqué comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision fixant le pays de renvoi. Il suit de là que le moyen tiré d'une motivation insuffisante de l'arrêté attaqué doit être écarté.
34. En troisième lieu, comme exposé au point 7, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée a été prise en méconnaissance de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
35. En quatrième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 8, le moyen tiré du défaut d'examen complet de la situation personnelle de M. A doit être écarté.
36. En cinquième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 9 que le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut être qu'écarté.
37. En sixième lieu, comme dit au point 16, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
38. En septième lieu, pour le même motif que celui énoncé au point 17, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
39. En huitième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 18, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
40. En dernier lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français étant écartés, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de retour doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision d'éloignement doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
41. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point 4, la délégation de signature s'étend aux décisions portant interdiction de retour sur le territoire français. Par conséquent, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
42. En second lieu, la décision attaquée vise l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La décision indique que le comportement de M. A constitue une menace pour l'ordre public et que l'interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, la décision attaquée est suffisamment motivée.
43. En troisième lieu, comme exposé au point 7, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée a été prise en méconnaissance de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
44. En quatrième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 8, le moyen tiré du défaut d'examen complet de la situation personnelle de M. A doit être écarté.
45. En cinquième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 9, que le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut être qu'écarté.
46. En septième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. (). ".
47. Ainsi qu'il a été dit, M. A ne justifie pas contribuer à l'entretien de son fils ni à l'éducation de ses enfants et son comportement constitue une menace pour l'ordre public. Compte tenu des motifs exposés au point 14, les éléments de vie personnelle et professionnelle de M. A ne constituent pas des circonstances humanitaires pouvant justifier que l'autorité ne prononce pas d'interdiction de retour. En fixant la durée de cette interdiction à trois ans, la préfète de l'Oise n'a pas, en l'espèce, entaché sa décision d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen soulevé à cet titre doit être écarté.
48. En huitième lieu, ainsi qu'il a été dit aux points 14 et 48, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
49. En neuvième lieu, pour le même motif que celui énoncé aux points 48 et 49,
M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
50. En dixième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 18 et 47, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
51. En dernier lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français étant écartés, le moyen tiré de ce que la décision interdisant le retour doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision d'éloignement doit être écarté.
En ce qui concerne l'arrêté du 14 décembre 2023 portant assignation à résidence :
52. En premier lieu, pour le même motif que celui énoncé au point 4, la délégation de signature s'étend aux décisions portant assignation à résidence. Par conséquent, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
53. En second lieu, aux termes de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées. ".
54. Il ressort des termes de la décision litigieuse que celle-ci vise les textes applicables, dont les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Les motifs de la décision attaquée font apparaître que l'intéressé a fait l'objet d'une mesure d'éloignement pour laquelle un délai de départ volontaire n'a pas été accordé. Il comporte dès lors les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cet arrêté doit être écarté.
55. En troisième lieu, M. A ne démontre pas avoir été privé de la possibilité de communiquer à la préfète de l'Oise, préalablement à l'édiction de la mesure d'assignation à résidence, des informations pertinentes de nature à influer sur le sens de cette décision. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux doit être écarté.
56. En quatrième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté attaqué ni d'aucune autre pièce du dossier que la situation personnelle de M. A n'a pas été dûment prise en compte. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de cette dernière doit être écarté.
57. En cinquième lieu, le moyen tiré de l'erreur de droit n'est pas assorti des précisions nécessaires permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ce moyen ne peut être qu'écarté.
58. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ". Aux termes de l'article L. 732-3 du même code : " L'assignation à résidence prévue à l'article L. 731-1 ne peut excéder une durée de quarante-cinq jours. Elle est renouvelable une fois dans la même limite de durée. "
59. Il ressort de la décision attaquée que la préfète de l'Oise a assigné à résidence
M. A pour une durée de quarante-cinq jours à son domicile, situé à Noyon (Oise) de 5h30 à 7h00, lui fait obligation de se présenter les lundis, mercredi et vendredi matin à l'unité de gendarmerie située dans cette commune et lui interdit de sortir du département sans autorisation. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai, prise moins d'un an avant la décision d'assignation contestée et que son départ demeure une perspective raisonnable. La préfète de l'Oise pouvait donc légalement assigner M. A à résidence.
60. Aux termes de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside. "
61. Il ressort des termes même de l'arrêté attaqué que la préfète de l'Oise a tenu compte de sa situation pour définir les modalités d'application de la décision. M. A reconnaît
lui-même avoir pour domicile le logement de Noyon où il est assigné. Si M. A soutient que la décision fait obstacle à ce qu'il voit ses deux enfants, qui résident respectivement dans le Var et à Paris ainsi qu'à l'exercice d'un emploi, ces seules allégations ne peuvent être regardées comme établies au regard des pièces du dossier. Par ailleurs, le requérant n'exerce pas un emploi à la date de l'arrêté attaqué. Quant aux allégations à l'audience concernant des difficultés rencontrées avec les services de la préfecture pour obtenir l'autorisation de quitter le département celles-ci sont, à les supposer établies, relatives à l'exécution de l'arrêté et sont ainsi sans incidence sur sa légalité. En tout état de cause, l'intéressé peut solliciter la préfète de l'Oise pour sortir du périmètre du département en cas de nécessité et l'obligation de demeurer à son domicile ne concerne qu'une durée d'une heure et trente minutes le matin, lui permettant d'organiser ses obligations privées en conséquence. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté l'assignant à résidence n'est ni nécessaire, ni adapté, ni proportionné et qu'il porte une atteinte excessive au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Les moyens soulevés à ce titre doivent être écartés.
62. En septième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 61, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences personnelles de la décision sur la situation de M. A doit être écarté.
63. En huitième lieu, ainsi qu'il a été dit aux points précédents, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
64. En dernier lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français étant écartés, le moyen tiré de ce que l'arrêté portant assignation doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision d'éloignement doit être écarté.
65. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : Les conclusions de M. A dirigées contre la décision lui refusant un titre de séjour sont renvoyées devant une formation collégiale.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F A et à la préfète de l'Oise.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 décembre 2023.
Le magistrat désigné,
Signé :
E. FUMAGALLILa greffière,
Signé :
S. GRARE
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2304346
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026