lundi 30 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2400505 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | JU4 |
| Avocat requérant | QUENNEHEN-TOURBIER |
Vu la procédure suivante :
I) Par une requête, enregistrée le 9 février 2024 sous le n° 2400505, Mme A D, représentée par Me Tourbier, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2024 par lequel le préfet de la Somme a refusé de renouveler son attestation de demande d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination pour sa reconduite à la frontière et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Somme de renouveler son attestation de demande d'asile ou, à défaut de procéder au réexamen de sa situation ;
4°) à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français jusqu'à la notification de la décision de la cour nationale du droit d'asile ;
5°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur les conclusions à fin d'annulation :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- le préfet a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en décidant de l'obliger à quitter le territoire français ;
- l'arrêté attaqué méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il méconnait les stipulations du 1° de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- il méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision fixant l'obligation de quitter le territoire français qui en constitue le fondement ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur les conclusions à fin de suspension :
- compte tenu des éléments présentés, le tribunal devra prononcer la suspension de la décision d'éloignement en application de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mars 2024, le préfet de la Somme conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
II) Par une requête, enregistrée le 9 février 2024 sous le n° 2400506, M. C D, représenté par Me Tourbier, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2024 par lequel le préfet de la Somme a refusé de renouveler son attestation de demande d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination pour sa reconduite à la frontière et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Somme de renouveler son attestation de demande d'asile ou, à défaut de procéder au réexamen de sa situation ;
4°) à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français jusqu'à la notification de la décision de la cour nationale du droit d'asile ;
5°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soulève les mêmes moyens et arguments que ceux exposés par Mme D dans la requête n° 2400505.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mars 2024, le préfet de la Somme conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
III) Par une requête, enregistrée le 9 février 2024 sous le n° 2400507, M. B D, représenté par Me Tourbier, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2024 par lequel le préfet de la Somme a refusé de renouveler son attestation de demande d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination pour sa reconduite à la frontière et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Somme de renouveler son attestation de demande d'asile ou, à défaut de procéder au réexamen de sa situation ;
4°) à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français jusqu'à la notification de la décision de la cour nationale du droit d'asile ;
5°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soulève les mêmes moyens et arguments que ceux exposés par Mme D dans la requête n° 2400505.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mars 2024, le préfet de la Somme conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Mme et MM D ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par des décisions du 21 février 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Binand pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Binand, magistrat désigné.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A D, MM. C et. B D, ses enfants majeurs, tous les trois ressortissants géorgiens, nés respectivement le 22 décembre 1971, le 26 septembre 2004 et le 14 mars 1999, ont chacun présenté une demande d'asile qui a été rejetée par décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides notifiées le 22 novembre 2023 pour Mme D, le 23 novembre 2023 pour M. C D et le 28 novembre 2023 pour M. B D. Par les requêtes enregistrées dans les instances n° 2400505, n° 2400506 et n° 2400507, ils demandent au tribunal chacun en ce qui le concerne, d'annuler les arrêtés du 25 janvier 2024 par lequel le préfet de la Somme a refusé de renouveler leur attestation de demande d'asile, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé la Géorgie ou tout autre pays dans lequel ils établiraient être légalement admissibles pour leur reconduite à la frontière et leur a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
2. Les requêtes E et MM. D présentent à juger des questions semblables et connexes, qui ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour qu'il soit statué par un même jugement.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
4. Les requérants ont été admis en cours d'instance au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur leur demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. En premier lieu, le préfet de la Somme a indiqué de manière suffisamment précise l'exposé des motifs de droit et des considérations de fait sur lesquels il s'est fondé pour refuser l'admission au séjour des requérants au titre de l'asile, leur faire obligation de quitter le territoire français, fixer leur pays de renvoi et prononcer une interdiction de retour, tirés notamment de ce que les intéressés, ressortissants d'un pays d'origine sûr, n'ont plus droit au maintien sur le territoire français après le rejet de leur demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides statuant en procédure accélérée, qu'ils peuvent être renvoyés en Géorgie à défaut d'établir qu'ils y seraient exposés au risque de subir des traitements inhumains ou dégradants et a exposé l'appréciation qu'il a portée sur chacun des critères prévus à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, et alors que le préfet de la Somme n'était pas tenu de décrire l'ensemble de la situation des intéressés, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.
6. En deuxième lieu, les requérants, qui ne contestent pas que leur situation entre, à la date de l'arrêté attaqué, dans les prévisions du d) du 1° de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui est celle de l'étranger dont le droit de se maintenir sur le territoire français a pris fin en raison du rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides en procédure accélérée au motif qu'il est ressortissant d'un pays d'origine sûr, soutiennent que le préfet de la Somme, en leur faisant obligation de quitter le territoire français, les a exposé a des risques de subir des atteintes graves à leur vie ou leur liberté en cas de retour leur pays d'origine, en méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois, les requérants ne produisent ni même n'allèguent aucun élément circonstancié pour étayer leurs craintes qu'ils font valoir subir en cas de retour en Géorgie. Par suite, ce moyen doit être écarté.
7. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que les requérants sont entrés récemment en France en juin 2023. Ils ne justifient pas de liens privés ou familiaux particulièrement intenses sur le territoire français, ni davantage être isolés dans leur pays d'origine qu'ils n'ont quitté qu'au cours de l'année 2023. Si Mme D soutient par ailleurs avoir des problèmes de santé nécessitant son maintien en France afin de bénéficier d'un traitement adapté, elle ne le démontre pas alors d'ailleurs qu'elle n'a pas sollicité de titre de séjour sur un tel motif. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale doit être écarté. Pour les mêmes motifs, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les mesures d'éloignement dont ils font l'objet, sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elles emportent sur leur situation personnelle et familiale.
8. En quatrième lieu, rien ne fait obstacle à ce que les enfants mineurs E Mme D, nés respectivement en 2006, 2007 et 2012, l'accompagnent en Géorgie, où il n'est pas démontré que la cellule familiale ne pourrait être reconstituée ni qu'ils ne pourraient y poursuivre leur scolarité. Par suite, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Somme, en prenant les arrêtés attaqués, aurait méconnu les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
9. En cinquième lieu, si les requérants se prévalent de craintes pour leur vie ou leur liberté en cas de retour dans leur pays d'origine, ils n'apportent, ainsi qu'il a été dit, aucun élément probant à l'appui de leurs allégations. Par suite, et alors qu'il ne ressort ni des motifs des arrêtés attaqués ni d'aucune autre pièce du dossier que l'autorité préfectorale se serait crue tenue par le rejet de la demande d'asile des intéressés, le moyen tiré de ce que les arrêtés attaqués, en tant qu'ils fixent la Géorgie comme pays de renvoi, méconnaissent les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
10. En sixième lieu, ainsi qu'il a été dit, l'arrêté du préfet de la Somme, en tant qu'il porte obligation à chacun des requérants de quitter le territoire français, n'est entaché d'aucune des illégalités invoquées. Par suite, l'exception d'illégalité de cette mesure d'éloignement soulevée à l'encontre de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français, doit être écartée.
11. En septième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, les arrêtés du préfet de la Somme, en tant qu'ils portent interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ne méconnaissent pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen doit être écarté.
Sur les conclusions à fin de suspension :
12. Aux termes de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci ". Selon l'article L. 752-11 du même code : " Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné, saisi en application des articles L. 752-6 ou L. 752-7, fait droit à la demande de l'étranger lorsque celui-ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d'asile, son maintien sur le territoire durant l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile ".
13. Ainsi qu'il a été dit, les requérants n'apportent aucun élément suffisamment probant pour établir la nécessité de leur maintien sur le territoire français durant l'examen de leur recours devant la Cour nationale du droit d'asile. Par suite leurs conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement dont ils font chacun l'objet doivent être rejetées.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes E et MM. D doivent être rejetées en toutes leurs conclusions, en ce compris celles à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de l'instance
15. Enfin, les arrêtés attaqués par les requêtes n° 2400506 et n° 2400507 de MM. D correspondent à un litige similaire à celui enregistré sous le n° 2400505 dirigé par Mme D, leur mère, contre l'arrêté qui la concerne. Pour contester ces arrêtés du préfet de la Somme, les requérants bénéficient de l'aide juridictionnelle totale et sont assistés par Me Tourbier. En conséquence, il y a lieu de faire application des dispositions de l'article 92 du décret du 28 décembre 2020 et d'appliquer un abattement de 30% sur le montant de l'aide juridictionnelle correspondant à la requête enregistrée sous le n° 2400506 et un abattement de 40% sur le montant de l'aide juridictionnelle correspondant à la requête enregistrée sous le n° 2400507.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les demandes des requérants sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes E D et MM. D enregistrées dans les instances n° 2400505, n° 2400506 et n° 2400507 est rejeté.
Article 3 : Il est appliqué une réduction de 30 % sur le montant de la part contributive à l'aide juridictionnelle versée à Me Tourbier au titre de la requête de M. C D enregistrée sous le n° 2400506.
Article 4 : Il est appliqué une réduction de 40 % sur le montant de la part contributive à l'aide juridictionnelle versée à Me Tourbier au titre de la requête de M. B D enregistrée sous le n° 2400507.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D, à M. C D, à M. B D, au préfet de la Somme et à Me Tourbier.
Rendu public par mise à disposition au greffe de la juridiction le 30 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
C. BINAND
Le greffier,
Signé
N. VERJOT
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2400505 - 2400506 - 2400507
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026