vendredi 17 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2400572 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 12 et 26 février 2024, dont le dernier n'a pas été communiqué, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 février 2024 par lequel le préfet de la Somme a ordonné le dessaisissement de toutes les armes et munitions de toute catégorie en sa possession, lui a interdit d'acquérir ou de détenir des armes de toute catégorie et a enregistré cette interdiction dans le fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes.
Il soutient que :
- il a été condamné le 5 mai 2023 à une interdiction de détenir des armes pour une durée d'un an seulement ;
- il a été soigné par un addictologue depuis cette condamnation et peut détenir une arme en toute sécurité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 7°Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. Aux termes de l'article L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure : " L'autorité administrative peut interdire l'acquisition et la détention des armes, munitions et de leurs éléments des catégories A, B et C aux personnes dont le comportement laisse craindre une utilisation dangereuse pour elles-mêmes ou pour autrui. "
3. En premier lieu, si M. B soutient que la condamnation pénale dont il a fait l'objet le 5 mai 2023 comportait une peine complémentaire d'interdiction de détenir ou porter une arme pour une durée d'un an seulement, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de l'arrêté préfectoral attaqué, qui a été pris sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 312-3-1 du code la sécurité intérieure en raison de l'incompatibilité du comportement de l'intéressé avec la détention d'armes de catégorie A B et C. Ce moyen doit donc être écarté comme inopérant.
4. En second lieu, si M. B se borne soutenir qu'à la suite des soins qui lui ont été prodigués, il lui est aujourd'hui possible de détenir ou de porter une arme en toute sécurité, ce moyen n'est manifestement pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
5. Aucun autre moyen n'ayant été présenté dans le délai de recours contentieux, qui est expiré à la date de la présente ordonnance, il y a lieu, par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, de rejeter la requête de M. B.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Amiens, le 17 mai 2024.
La présidente de la 1ère chambre,
Signé
C. Galle
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026