vendredi 5 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2400599 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SZYMANSKI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 19 février 2024 et le 12 mars 2024, la société SD2I représentée par Me Sam-Simenot demande au juge des référés :
1°) de suspendre sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative l'exécution de l'arrêté PC 60 087 23 T0006 du 19 décembre 2023 par lequel le maire de la commune de Borest a refusé la délivrance du permis de construire un bâtiment d'activité logistique sur un terrain situé au lieudit " Le champ de Fontaine " sur le territoire de cette commune ;
2°) d'enjoindre au maire de Borest de lui délivrer un permis de construire provisoire dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Borest le versement d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle justifie d'un intérêt à agir suffisant dès lors qu'elle est titulaire de promesses de vente des terrains d'assiette du projet et qu'elle a donné mandat à la société Panafrance de demander le permis de construire en litige ;
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que l'exécution de cet arrêté l'expose à perdre le bénéfice d'une part des promesses de vente des terrains d'assiette qui expirent le 6 septembre 2024, ce qui retardera l'opération à l'année culturale suivante et, d'autre part des effets attachés jusqu'au 4 avril 2024 au certificat d'urbanisme portant sur la parcelle cadastrée Z 97 et jusqu'au 11 janvier 2025 à celui portant sur la parcelle cadastrée Z11 ; il en résultera un préjudice financier de 60 000 euros au titre des indemnités d'immobilisation stipulées aux promesses de vente consenties, de 13 668 euros au titre des frais d'études engagés en pure perte, et un manque à gagner de 838 705 euros au titre de la rémunération attendue de la société Panafrance en contrepartie de prestations de viabilisation et d'aménagement des parcelles d'assiette ;
- cet arrêté est insuffisamment motivé en ce qu'il n'est pas exposé en quoi les prescriptions applicables à la zone A du plan local d'urbanisme de la commune adopté le 22 juin 2019 sont applicables au projet alors que celui-ci est situé en zone 1AUEa ni en quoi les prescriptions de la zone 1AUEa ne lui sont pas légalement applicables ;
- cet arrêté est entaché d'une erreur de droit dans l'application du règlement du plan local d'urbanisme, alors qu'il ne pouvait plus être excipé des éventuels vices de procédure dont ce document serait entaché en tant qu'il crée la zone 1AUEa ainsi que d'une méconnaissance du a) de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme dès lors que les certificats d'urbanisme délivrés le 4 octobre 2022 et le 11 juillet 2023 faisaient obligation au maire d'instruire la demande de permis au regard des prescriptions applicables à la zone 1AUEa qui y étaient mentionnées ;
- le projet satisfait aux prescriptions du règlement écrit de la zone 1AUEa, à l'orientation d'aménagement et de programmation de cette zone inscrite au plan local d'urbanisme, qui est elle-même conforme au projet d'aménagement et de développement durables mis en œuvre par ce plan ;
- en tout état de cause, à supposer même que le règlement de la zone doive être écarté, le projet ne méconnaît pas la règle de constructibilité limitée prévue au règlement national d'urbanisme, puisqu'il correspond aux cas d'autorisation de construire prévus par les dispositions du 3° et 4° de l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 12 mars 2024 et le 13 mars 2024, la commune de Borest représentée par Me Szymanski conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société SD2I d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la requête est irrecevable dès lors que la société SD2I ne justifie pas d'un intérêt à agir suffisant, qu'elle ne satisfait ni à la condition d'urgence, faute que soit démontrée une atteinte grave et immédiate à la situation financière de cette société, ni davantage à la condition de doute sérieux prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative dès lors que l'arrêté attaqué est suffisamment motivé, que l'institution de la zone 1AUEa est illégale en l'absence d'obtention de la dérogation préfectorale requise par l'article L. 142-5 du code de l'urbanisme, que l'orientation d'aménagement et de programmation ayant conduit à la création de cette zone est incompatible avec le projet d'aménagement et de développement durables mis en œuvre par le plan local d'urbanisme, de telle sorte que les prescriptions du règlement de cette zone ne pouvaient être appliquées ; que le refus de permis de construire est susceptible de trouver son fondement, au regard des dispositions pertinentes dont il convient en conséquence de faire application, dans la règle de constructibilité limitée posée par le règlement national d'urbanisme et dans les dispositions du 2° de l'article R.111-14 du code de l'urbanisme ; que le projet méconnaît en outre les objectifs protégés par les articles L. 101-2 et L 101-2-1 du code de l'urbanisme qui peuvent être substitués aux motifs énoncés dans l'arrêté ; à supposer même que le règlement de la zone 1AUEa soit opposable, le refus en litige trouverait alors son fondement dans la méconnaissance des articles 2 et 11 de ce règlement, compte tenu de la desserte insuffisante du projet par la voirie existante.
Par un mémoire en intervention enregistré le 12 mars 2024, la société par actions simplifiée Panafrance, représentée par Me Zeitoun, s'associe aux conclusions de la société SD2I et demande en outre que le versement d'une somme de 5 000 euros soit mis à la charge de la commune de Borest au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Elle reprend les mêmes moyens et arguments que la société SD2I.
Vu :
- la requête enregistrée le 15 février 2024 sous le n°2400598 par laquelle la société Panafrance demande l'annulation de l'arrêté du 19 décembre 2023 du maire de Borest ;
- la requête enregistrée le 19 février 2024 sous le n°2400603 par laquelle la société SD2I demande l'annulation de l'arrêté du 19 décembre 2023 du maire de Borest ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Binand, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties de l'audience publique du 13 mars 2024 à 14 h 30.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, en présence de Mme Grare, greffière :
- le rapport de M. Binand, juge des référés ;
- les observations de Me Sam Simenot représentant la société SD2I qui reprend les moyens et arguments déjà exposés dans ses écritures, en insistant sur ce que :
- elle justifie de son intérêt à agir par la production de promesses de vente sous condition suspensive et d'une demande de permis de construire déposée pour son compte ;
- la condition d'urgence est caractérisée dès lors que les deux promesses de vente, qui sont indissociables, seront automatiquement caduques le 6 septembre 2024 sans qu'il soit besoin de justifier d'un refus tant des vendeurs que de la société Panafrance d'en prolonger la durée, que la période de résiliation des baux ruraux consentis sur les terrains est strictement encadrée et que des indemnités d'immobilisation seront dues, les autres conditions suspensives étant levées ; à cela s'ajoutera la perte des frais dont elle a justifié et de la rémunération de plus de 800 000 euros escomptée de Panafrance en contrepartie de la viabilisation des parcelles ;
- s'agissant du doute sérieux sur la légalité, le refus du préfet qui est visé dans l'arrêté est postérieur à l'adoption du plan local d'urbanisme ; l'étendue de la zone 1AEUa a été réduite pour tenir compte des avis négatifs en cours d'élaboration du plan local d'urbanisme et un tel vice serait régularisable ; à supposer que le règlement écrit de la zone 1AUEa doive être écarté, celui de la zone A ne pourrait pour autant fonder l'arrêté contesté.
- les observations de Me Zeitoun pour la société Panafrance qui développe oralement son argumentation écrite et fait valoir que :
- le plan local d'urbanisme n'est pas entaché d'illégalité par l'avis du préfet qui n'a pas été suivi par les auteurs du document d'urbanisme ; aucune erreur manifeste d'appréciation n'est démontrée quant au zonage lui-même ;
- la règle de constructibilité limitée, à la supposer même applicable, ne serait pas méconnue par le projet qui correspond aux cas d'autorisation prévus à l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme ;
- les demandes de substitution de motifs doivent être rejetées en l'absence d'évidence s'agissant des critiques tenant tant à l'artificialisation excessive des sols, qui ne porte que sur 20% du projet qu'à l'insuffisance des dessertes ;
- et les observations de Me Szymanski pour la commune de Borest qui développe oralement son argumentation écrite et fait valoir que :
- en l'absence de levée d'option des promesses de vente il n'est pas justifié d'un intérêt lésé donnant qualité à saisir le juge des référés ;
- l'urgence à suspendre le refus de permis de construire n'est pas établie dès lors d'une part, qu'il n'est pas justifié des incidences financières alléguées par la seule production d'un devis concernant une entité tierce et sans justification d'un paiement, ni de menaces sur l'équilibre économique en cas de différé de réalisation, ni d'une substitution aux frais supportés par la société Panafrance ; d'autre part, le début des travaux, s'il est autorisé, emportera une artificialisation des sols dont les conséquences seront irréversibles ;
- la surface d'emprise du projet de 5 189 m2, méconnaît le principe d'équilibre ;
- l'autorité préfectorale a estimé en 2019 que la zone 1AUEa emportait encore une consommation excessive d'espaces agricoles en dépit de la réduction de son étendue ;
- le certificat d'urbanisme informatif ne crée pas de droit à construire ; la modification du plan local d'urbanisme qui a été prescrite par délibération du 11 décembre 2023 prévoit de supprimer la zone 1AEUa ;
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " et aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".
2. Par un arrêté du 19 décembre 2023 le maire de la commune de Borest a rejeté la demande de la société Panafrance, enregistrée le 8 août 2023 sous le n° PC 60087 23 T0006, portant sur la délivrance d'un permis de construire des bâtiments à usage de bureaux et d'entrepôt d'une surface totale de 5 195 m2 sur le territoire de cette commune. Par la présente requête, la société SD2I demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cet arrêté jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité.
Sur l'intervention de la société Panafrance :
3. La société Panafrance, dispose d'un intérêt suffisant au litige en qualité de pétitionnaire du permis de construire dont la délivrance a été refusée par l'arrêté attaqué et a demandé l'annulation de cet arrêté par une requête enregistrée au greffe du tribunal sous le n°2400598 Ainsi il y a lieu d'admettre son intervention au soutien de la société SD2I dans la présente instance.
Sur les conclusions à fin de suspension :
4. Il résulte des dispositions des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative rappelées au point 1 que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser, à la date à laquelle il statue, une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit s'apprécier objectivement et globalement.
5. Pour justifier de l'urgence à suspendre l'arrêté du 19 décembre 2023 portant refus de délivrance du permis de construire sollicité, la société SD2I et la société Panafrance se prévalent tout d'abord de la caducité au 6 septembre 2024 de la promesse unilatérale de vente de l'un des terrains d'assiette dont bénéficie la société SD2I et qui est indispensable à la réalisation du projet. Toutefois, aux termes de ses stipulations, cette promesse a été consentie sous la condition suspensive de l'obtention d'un permis de construire purgé " de tous recours, retrait et déféré préfectoral ", condition qui ne pourra être levée avant l'intervention du jugement au fond compte tenu du caractère provisoire du permis de construire susceptible d'être délivré pour l'exécution d'une ordonnance du juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En outre, et à supposer même que le promettant n'accepterait pas de prolonger la durée de cette promesse, ce qui ne résulte pas de l'instruction ni n'est même précisément allégué au demeurant, cette condition suspensive n'a ni pour effet ni pour objet de rendre caduque cette promesse dans l'hypothèse où la société SD2I ne serait pas titulaire d'un permis de construire devenu définitif le 6 septembre 2024, dès lors qu'il est stipulé que le bénéficiaire dispose du pouvoir de lever l'option d'achat sans d'ailleurs être contraint de renoncer au bénéfice de cette condition suspensive.
6. La requérante ne peut davantage soutenir, pour caractériser l'urgence, que le défaut d'acquisition dans le délai prévu par les promesses de vente l'exposera au versement d'indemnités d'immobilisation alors qu'il résulte des stipulations de ces promesses que le bénéficiaire n'en sera redevable que si l'ensemble des conditions suspensives, au nombre desquelles figure l'obtention de l'autorisation de construire sollicitée, ont été réalisées. Par ailleurs, les justificatifs que la société SD2I et la société Panafrance versent au dossier ne permettent pas d'établir, par leur teneur, que l'absence de réalisation de l'opération avant que le juge du fond ait statué les exposerait, en raison des frais qu'elles ont d'ores et déjà engagés, de l'absence de perception à court terme des gains attendus de l'opération ou encore des contraintes inhérentes au délai de résiliation des baux ruraux dont les terrains concernés font l'objet, à des difficultés économiques et financières et porterait de ce fait une atteinte grave et immédiate à leur situation.
7. Enfin, la société SD2I et la société Panafrance font valoir qu'elles perdront prochainement le bénéfice des effets attachés aux certificats d'urbanisme délivrés sur le fondement du a) de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme qui indiquent notamment que les terrains concernés sont situés en zone 1AUEa, correspondant aux caractéristiques de leur projet, alors que tel ne sera plus le cas à l'issue des modifications du plan local d'urbanisme qui sont envisagées. Toutefois, d'une part, ces certificats ne confèrent par eux-mêmes aucune autorisation de construire et, d'autre part, il résulte des dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme que, en cas d'annulation du refus de permis de construire en litige, la demande devra être examinée de nouveau, si elle est confirmée par la pétitionnaire, sur le fondement des dispositions en vigueur et légalement applicables le 19 décembre 2023, date de ce refus.
8. Il résulte de tout ce qui précède que, par les éléments qu'elles font valoir, la société SD2I et la société Panafrance ne peuvent être regardées comme établissant l'urgence qu'elles allèguent. Il s'ensuit que la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par la commune de Borest ni si les moyens soulevés sont de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté du 19 décembre 2023.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
9. La commune de Borest n'étant pas la partie perdante dans la présente instance les conclusions présentées par la société SD2I et la société Panafrance sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la société SD2I le versement de la somme que la commune de Borest demande au titre des mêmes dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : L'intervention à l'instance de la société Panafrance est admise.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société SD2I et la société Panafrance sont rejetées.
Article 3: Les conclusions présentées la commune de Borest sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée SD2I, à la société par actions simplifiée Panafrance et à la commune de Borest.
Fait à Amiens, le 5 avril 2024.
Le juge des référés, La greffière,
Signé : signé :
C. Binand S. Grare
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°2400599
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026