vendredi 31 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2401024 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU2 |
| Avocat requérant | CARDON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 et 27 mars 2024,
M. A B, représenté par Me Cardon, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 12 mars 2024 par lequel le préfet de l'Aisne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Aisne de lui délivrer un certificat de résidence algérien ou à défaut de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le signataire de l'arrêté n'était pas compétent pour ce faire ;
- les décisions attaquées n'ont pas été précédées d'une procédure contradictoire telle qu'instituée par les principes généraux de l'Union européenne ;
- l'arrêté est insuffisamment motivé ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen circonstancié de sa situation personnelle ;
- les décisions portent une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaissent les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les décisions méconnaissent les stipulations de l'article 3.1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
S'agissant ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur de base légale dès lors qu'elle ne peut être fondée sur l'article L. 611-1 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 611-1 5° dès lors qu'il ne réside pas irrégulièrement en France depuis plus de trois mois et ne constitue pas une menace grave pour l'ordre public ;
- elle méconnaît les articles 6-1, 6-4 et 6-5 et 7 bis de l'accord franco-algérien ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision refusant un délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'une erreur de fait et il ne présente aucun risque de fuite ;
-
S'agissant de la décision lui interdisant le retour sur le territoire français :
- la décision ne reprend pas les quatre critères repris à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision est insuffisamment motivée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 avril 2024, le préfet de l'Aisne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la requête est non fondée dans les moyens qu'elle soulève.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention de New-York relative aux droits de l'enfant ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Boutou, vice-président, conformément à l'article
R. 776-13-3 du code de justice administrative, pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement sur les requêtes instruites selon les dispositions de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Boutou, magistrat désigné ;
- et les observations de Me Cardon pour M. B, qui indique abandonner le moyen tiré de l'incompétence et maintient ses conclusions et autres moyens qu'il précise.
Considérant ce qui suit :
Sur les moyens dirigés contre l'ensemble des décisions attaquées :
1. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application, notamment les 1° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il mentionne, notamment, la situation pénale de M. B, les éléments de sa vie privée et familiale depuis son entrée en France ainsi que sa situation au regard des règles du séjour. L'arrêté n'avait pas à mentionner l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ou l'accord franco-algérien sur le fondement desquels aucune décision n'est prise. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué serait entaché d'une insuffisance de motivation ou d'un défaut d'examen particulier doit être écarté.
2. En deuxième lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. Enfin, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.
3. En l'espèce, il n'est pas contesté que précédemment à l'édiction de la décision attaquée, M. B a été entendu par un officier de police judiciaire le 27 février 2024. Le requérant a donc été mis en mesure de faire valoir ses observations orales et écrites au sujet de la mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
4. En troisième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant sont dirigés indifféremment contre toutes les décisions attaquées, sans autre précision. Ils ne sont pas assortis des éléments permettant d'en apprécier le bien-fondé et doivent être écartés comme irrecevables.
Sur les conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants :1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ;2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public () ".
6. Il ressort des pièces du dossier et notamment de l'extrait de casier judiciaire produit par le préfet en défense que M. B a été condamné le 22 août 2019 à six mois d'emprisonnement pour recel de bien provenant d'un délai puni d'une peine n'excédant pas 5 ans d'emprisonnement, pour des faits ayant eu lieu de courant avril à mai 2019 et, le 12 juin 2019, à six ans d'emprisonnement pour importation non autorisée de stupéfiants et récidive de trafic, transport non autorisé de stupéfiants, détention non autorisée de stupéfiants, offre ou cession non autorisée de stupéfiants, acquisition non autorisée de stupéfiants et infraction à une interdiction de séjour, pour des faits ayant eu lieu entre mai et novembre 2018. Ces faits et condamnations démontrent la réalité et l'actualité de la menace pour l'ordre public que représente M. B. Dès lors que celui-ci était en situation irrégulière au regard des règles du séjour depuis 2019 le préfet a pu légalement et pour ce seul motif, fonder sa décision d'éloignement sur le 5° de l'article L. 611-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, la circonstance que l'arrêté est également fondé de façon erronée sur le 1° du même article L. 611-1 est sans incidence sur sa légalité et il n'est pas besoin de statuer sur la demande de substitution de base légale présentée par le préfet.
7. En deuxième lieu, si M. B soutient qu'il peut prétendre de plein droit à la délivrance d'un certificat de résidence algérien au titre des articles 6-1, 6-4, 6-5 et 7 bis de l'accord franco-algérien, il résulte de ce qui est dit au point précédent que la réserve d'ordre public s'oppose en tout état de cause à ce qu'il puisse être fait droit à cette délivrance. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. M. B soutient à l'audience avoir le centre de ses intérêts privés et familiaux en France dès lors qu'il dispose d'un droit de visite auprès de ses enfants dont leur mère s'est désintéressée et qu'il a une concubine de nationalité française. Il ressort, toutefois, des pièces du dossier que les enfants de M. B qui sont tous les deux majeurs, ont été placés en foyers d'accueil depuis 2018. Il n'y aucune preuve au dossier des rapports existant encore entre le requérant et ses enfants ou de l'existence d'une vie commune antérieure à son incarcération avec une ressortissante française. Par suite, le préfet n'a pas porté à son droit au respect de sa vie familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus et n'a donc ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
Sur les conclusions dirigées contre la décision portant refus de délai de départ volontaire :
10. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public () ".
11. Ainsi qu'il est dit au point 6, M. B constitue une menace pour l'ordre public. Eu égard à ces circonstances, le préfet a pu légalement lui refuser un délai de départ volontaire pour ce seul motif.
Sur les conclusions dirigées contre la décision lui interdisant le retour sur le territoire français :
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ". Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
13. Il résulte des termes de l'arrêté en litige que, pour fixer à 5 ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français, le préfet s'est borné à constater que le requérant ne justifiait pas de circonstances exceptionnelles sans examiner sa situation au regard des critères définis à l'article L. 612-10 précité. Dès lors, le préfet ne pouvait légalement fixer à 5 ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prise à son encontre.
14. Compte tenu du caractère indivisible de la décision en litige, qui porte à la fois sur le principe de l'interdiction de retour sur le territoire français et sur la durée de cette interdiction, la décision prise à l'encontre de M. B doit être annulée dans son ensemble, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés à l'encontre de cette décision. Cependant, une telle annulation ne fait pas obstacle à ce que l'administration, qui, comme il a été dit, a pu régulièrement décider de prendre à l'encontre de M. B une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français, prenne une nouvelle mesure d'interdiction, pour une durée adaptée à la situation de
M. B au regard des quatre critères fixés par la loi.
Sur les conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination :
15. En indiquant que M. B n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, le préfet de l'Aisne a suffisamment motivé sa décision.
16. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens dirigés contre cette décision, que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet lui a interdit le retour sur le territoire français. Le surplus de ses conclusions à fin d'annulation doit, en revanche, être rejeté.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Le présent jugement, qui se borne à prononcer l'annulation de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français, n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions de M. B aux fins d'injonction et d'astreinte.
Sur les conclusions à fin d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances particulières de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme que M. B demande au titre des frais exposés par lui en cours d'instance et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 12 mars 2024 par laquelle le préfet de l'Aisne a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de 5 ans de M. B est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions présentées par M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Cardon et au préfet de l'Aisne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mai 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
B. Boutou
La greffière,
Signé
F. Joly
La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026