lundi 23 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2401091 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | DUJONCQUOY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 20 mars et 16 mai 2024, M. B, représenté par Me Dujoncquoy, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 février 2024 par lequel le préfet de l'Aisne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé la Tunisie comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Aisne de lui délivrer un titre de séjour salarié sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- cet arrêté, en tant qu'il porte refus de séjour et obligation de quitter le territoire français, est entaché d'un vice de forme à défaut d'indiquer son adresse en France ;
- il est insuffisamment motivé, s'agissant de ces décisions, faute de faire état de l'ensemble des éléments caractérisant sa situation ;
- l'atteinte portée à sa vie privée et familiale, qui se situe en France, méconnaît la protection résultant du 10e alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, de l'article 2 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 9 du code civil ;
- cet arrêté méconnaît le droit à régularisation en qualité de salarié qu'il tire de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 ;
- il méconnaît l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il exerce depuis cinq ans un métier de la restauration secteur qui doit être regardé comme en tension au sens et pour l'application de ces dispositions et que son emploi de commis de cuisine correspond à celui d'employé polyvalent de restauration énuméré à l'annexe I du protocole du 28 avril 2008 entre la France et la Tunisie ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 3 de l'accord franco-tunisien, dès lors qu'il est titulaire d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans méconnaît l'article L. 612-6, dès lors qu'il justifie de circonstances humanitaires, ainsi que l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 avril 2024, le préfet de l'Aisne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens présentés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 22 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 11 juin 2024 à 12h00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord du 17 mars 1988 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail ;
- l'accord cadre France-Tunisie et le protocole relatif à la gestion concertée des migrations signés à Tunis le 28 avril 2008 ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Binand, président.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, ressortissant tunisien né le 25 mars 1992, qui est entré en France le 3 février 2019 sous couvert d'un visa de court séjour valable jusqu'au 18 février suivant, a sollicité son admission au séjour en France en qualité de salarié le 18 décembre 2022. Par un arrêté du 20 février 2024, le préfet de l'Aisne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé la Tunisie comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure d'éloignement et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des motifs de droit et des considérations de fait sur lesquels le préfet de l'Aisne s'est fondé pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. B. En particulier il est indiqué que M. B ne satisfait ni à la condition de détention d'un visa de long séjour, ni à celle de détention d'un contrat de travail régulièrement visé par les autorités compétentes requises par les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 pour la délivrance de plein droit d'un titre de séjour permettant d'exercer une activité salariée et que la situation personnelle et professionnelle de l'intéressé, qui y est décrite, ne justifie pas davantage que l'autorité préfectorale l'admette au séjour à titre exceptionnel en faisant usage de son pouvoir de régularisation. En tirant de ce refus, suffisamment motivé, que M. B entrait dans le champ d'application des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de l'Aisne a suffisamment motivé la décision portant obligation de quitter le territoire français qui, en vertu de l'article L. 613-1 du même code, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de décision relative au séjour. Par suite, et alors que le préfet de l'Aisne n'était pas tenu d'exposer l'ensemble des éléments ayant trait à la situation de M. B, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de ces décisions manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, si M. B soutient que l'arrêté attaqué ne comporte aucune mention de son adresse en France, un tel moyen n'est pas assorti des précisions permettant au tribunal d'apprécier l'illégalité dont les décisions litigieuses seraient entachées à ce titre.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 en matière de séjour et de travail : " Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent, après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention ''salarié'' ". Aux termes de l'article 11 de ce même accord : " Les dispositions du présent Accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'Accord. Chaque Etat délivre notamment aux ressortissants de l'autre Etat tous titres de séjour autres que ceux visés au présent Accord, dans les conditions prévues par sa législation ". Aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ".
5. Il résulte des stipulations de l'accord franco-tunisien qui viennent d'être rappelées que celui-ci renvoie, sur tous les points qu'il ne traite pas, à la législation nationale, en particulier aux dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour autant qu'elles ne sont pas incompatibles avec les stipulations de l'accord. Les stipulations de l'article 3 de cet accord ne traitent que de la délivrance d'un titre de séjour pour exercer une activité salariée et cet accord ne comporte aucune stipulation relative aux conditions d'entrée sur le territoire français des ressortissants tunisiens. Par conséquent, les dispositions précitées de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonnent de manière générale la délivrance de toute carte de séjour à la production par l'étranger d'un visa de long séjour, sont applicables aux ressortissants tunisiens sollicitant un titre de séjour mention " salarié ".
6. En l'espèce, M. B, qui n'établit ni n'allègue détenir un visa de long séjour, ne peut prétendre à la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " sur le fondement des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien. Aussi, il ne peut se prévaloir, en tout état de cause, des stipulations de l'article 2.3.3 du protocole relatif à la gestion concertée des migrations signé à Tunis le 28 avril 2008, qui prescrivent la délivrance de ce titre de séjour au ressortissant tunisien exerçant l'un des métiers énumérés sur la liste annexée à ce protocole, sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, condition à laquelle il ne satisfait pas davantage au demeurant. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit au séjour tiré de ces stipulations doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". L'article L. 435-4 de ce code dispose : " A titre exceptionnel, et sans que les conditions définies au présent article soient opposables à l'autorité administrative, l'étranger qui a exercé une activité professionnelle salariée figurant dans la liste des métiers et zones géographiques caractérisés par des difficultés de recrutement définie à l'article L. 414-13 durant au moins douze mois, consécutifs ou non, au cours des vingt-quatre derniers mois, qui occupe un emploi relevant de ces métiers et zones et qui justifie d'une période de résidence ininterrompue d'au moins trois années en France peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " travailleur temporaire " ou " salarié " d'une durée d'un an. "
8. Portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaire prévues par les dispositions auxquelles ils renvoient, les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'instituent pas une catégorie de titres de séjour distincte mais sont relatifs aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France au titre d'une activité salariée ainsi, pour le premier de ces articles, qu'au titre de la vie privée et familiale. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant tunisien souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 ni celles de l'article L. 435-4 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-tunisien, au sens de l'article 11 de cet accord. Toutefois, si l'accord franco-tunisien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un titre de séjour à un ressortissant tunisien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
9. Si M. B, célibataire sans enfant, et qui ne justifie pas d'attaches familiales ou privées d'une intensité particulière en France, se prévaut de son activité salariée sous contrat conclu pour une durée indéterminée dans un établissement de restauration rapide depuis le mois d'octobre 2019, en qualité " d'employé toutes mains " et " commis de cuisine " exercée à temps complet depuis le 1er août 2020, dans lequel il donne satisfaction à son employeur qui serait confronté à d'importantes difficultés de recrutement, ainsi que d'un séjour continu de cinq ans sur le territoire français et d'un bail de location à son nom depuis le 1er mars 2022, ces seuls éléments ne suffisent pas à caractériser une circonstance humanitaire ou un motif exceptionnel au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " le préfet de l'Aisne a méconnu les dispositions de cet article. Dans ces mêmes circonstances, au regard de la nature de cet emploi, et de l'absence de qualification particulière de M. B pour l'exercer, le préfet de l'Aisne n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de faire usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, sans que le requérant qui ne détient aucun droit à l'exercice par le préfet de ce pouvoir, ne puisse utilement se prévaloir des orientations générales contenues dans la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012.
10. En cinquième lieu, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de M. B en France qui viennent d'être rappelées, de la faible intensité des attaches privées et familiales qu'il justifie y avoir nouées, de son absence d'isolement en Tunisie où résident des membres de sa famille, et en dépit de ses efforts d'insertion par une activité professionnelle, exercée sans autorisation de travail, les moyens tirés de ce que l'arrêté, en tant qu'il refuse de lui délivrer un titre de séjour et lui fait obligation de quitter le territoire français sous trente jours, porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale en méconnaissance des dispositions de valeur constitutionnelles qu'il invoque, des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de celles de l'article 9 du code civil, doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français
11. Il résulte des dispositions de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers que lorsque l'étranger qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français s'est vu accorder un délai de départ volontaire, comme c'est le cas de M. B, l'autorité administrative peut assortir cette mesure d'éloignement d'une interdiction de retour sur le territoire français dont les effets cessent à l'expiration d'une durée qui ne peut excéder deux ans. En vertu de l'article L. 612-10 de ce code, l'autorité administrative fixe la durée de cette interdiction de retour, en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français.
12. Il ressort des pièces du dossier et il n'est pas contesté que M. B est présent en France depuis cinq ans, qu'il ne s'est soustrait à aucune précédente mesure d'éloignement et qu'il ne constitue pas une menace à l'ordre public. Dans ces conditions, en décidant d'interdire l'intéressé de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, soit la durée maximale prévue par les dispositions sur lesquelles il s'est fondé, le préfet de l'Aisne a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation. Par suite, il y a lieu, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés à l'encontre de cette décision, d'en prononcer l'annulation.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Le présent jugement, qui annule seulement la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, n'implique aucune mesure d'exécution de la part de l'administration. Les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent dès lors être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
14. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 20 février 2024 du préfet de l'Aisne est annulé en tant qu'il porte interdiction de retour sur le territoire français à M. B pendant une durée de deux ans.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet de l'Aisne.
Délibéré après l'audience du 25 juin 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Binand, président ;
- Mme Parisi, conseillère.
- M. A, magistrat honoraire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2024.
Le président-rapporteur,
Signé
C. BINAND
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
J. PARISI
Le greffier,
Signé
N. VERJOT
La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026