jeudi 28 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2401141 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | DOUCERAIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 et 27 mars 2024, M. D B, représenté par Me Doucerain, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de reporter l'audience ;
2°) d'annuler l'arrêté du 18 mars 2024, par lequel la préfète de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé l'Egypte comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
3°) d'annuler l'arrêté du 18 mars 2024 par lequel la préfète de l'Oise l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
4°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'obligation de quitter le territoire français est signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, compte tenu de son état de santé ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ;
- la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire est signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, compte tenu des rendez-vous médicaux nécessaires à son traitement ;
- la décision fixant le pays de destination est signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, dès lors que sa situation médicale n'est pas précisée ;
- elle est illégale par voie d'exception, dès lors qu'elle se fonde sur l'obligation de quitter le territoire français ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français est signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnait l'article 42 du règlement (CE) n° 1987/2006 du 20 décembre 2006 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen de deuxième génération, dès lors que l'information de son inscription sur ce système ne respecte pas les prescriptions des articles 10 et 11 de la directive 95/46/CE relative à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation des données ;
- elle est illégale par voie d'exception, dès lors qu'elle se fonde sur l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision l'assignant à résidence est signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, dès lors qu'il réside à Drancy.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 mars 2024, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Rondepierre, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience du 27 mars 2024,
à 15 heures.
Le rapport de Mme Rondepierre, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience, à l'issue de laquelle a été prononcée la clôture d'instruction, en application de l'article R. 776-6 code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. D B, ressortissant égyptien, né le 17 juillet 1980, déclare être entré en France le 24 septembre 2022, sous couvert d'un visa expirant le 19 octobre 2022. Par un arrêté du 18 mars 2024, dont il demande l'annulation, la préfète de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé l'Egypte comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par un arrêté du même jour, la préfète de l'Oise l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur le report de l'audience :
2. Le juge, auquel il incombe de veiller à la bonne administration de la justice, n'a aucune obligation, hormis le cas où des motifs exceptionnels tirés des exigences du débat contradictoire l'imposeraient, de faire droit à une demande de report de l'audience formulée par une partie.
3. Si le conseil de M. B a demandé le report de l'audience dès lors que le requérant souhaitait être assisté par un interprète, il est constant qu'aucune demande en ce sens n'a été présentée dans la requête ou enregistrée au greffe du tribunal avant l'audience. Par ailleurs, la circonstance qu'a également fait valoir le conseil de l'intéressé, le 27 mars 2024, à 14 h 01, selon laquelle qu'il n'a pu ni se faire substituer, ni s'organiser pour assister à l'audience, dont il avait reçu notification de l'avis le 25 mars, à 18 heures 45, ne constitue pas un motif exceptionnel tiré des exigences du débat contradictoire de nature à imposer le renvoi de l'audience à une date ultérieure. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a en conséquence pas lieu de faire droit à la demande de report de l'audience présentée pour le requérant.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, par un arrêté du 30 octobre 2023, régulièrement publié le jour même au numéro spécial du recueil des actes administratifs de la préfecture, la préfète de l'Oise a donné délégation à M. C A, sous-préfet, secrétaire général de la préfecture de l'Oise, à l'effet de signer notamment les décisions et les actes de procédure prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence du signataire de l'ensemble des décisions attaquées manquent en fait et doivent être écartés.
5. En deuxième lieu, la décision obligeant M. B à quitter le territoire français vise le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article L. 611-3 du même code et précise les éléments de la situation personnelle de l'intéressé, la date d'expiration du visa sous couvert duquel il est entré en France et relève qu'il ne démontre pas relever des situations de nature à faire obstacle à la mesure d'éloignement. En outre, la décision refusant à M. B le bénéfice d'un délai de départ volontaire vise le 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes au regard des éléments de sa situation personnelle. Par ailleurs, en indiquant que M. B n'établit pas être exposé à des peines ou des traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour en Egypte, l'autorité préfectorale a également suffisamment motivé sa décision fixant le pays de destination. Dès lors, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de l'obligation de quitter le territoire français sans délai et de la décision fixant le pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure doivent être écartés.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". Aux termes de l'article 3 de la même convention : " Personne ne peut infliger à quiconque des blessures ou des tortures. Même en détention, la dignité humaine doit être respectée ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. B déclare être entré en France le 24 septembre 2022. Il est, d'une part, constant que l'épouse de M. B, ainsi que leurs trois enfants, sa mère, ainsi que ses frères et sœurs résident en Egypte et si l'intéressé déclarer travailler occasionnellement en France, il ne justifie de la perception d'aucun revenu légal. D'autre part, alors qu'il se prévaut de plusieurs documents médicaux établissant le suivi thérapeutique dont il bénéficie en France, M. B, qui se borne à soutenir avoir entrepris des démarches en vue d'obtenir un titre de séjour en raison de son état de santé, sans toutefois l'établir, ne conteste pas sérieusement que la pathologie au titre de laquelle il est actuellement soigné pourrait faire l'objet d'une prise en charge adaptée dans son pays d'origine, où sa pathologie a d'ailleurs été diagnostiquée. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français qu'il conteste méconnait les stipulations rappelées au point précédent.
8. En quatrième lieu, compte tenu des éléments de la situation de M. B exposés ci-avant, le moyen tiré de ce que l'obligation de quitter le territoire français serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle n'est pas fondé.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / 6° L'étranger, entré irrégulièrement sur le territoire de l'un des États avec lesquels s'applique l'acquis de Schengen, fait l'objet d'une décision d'éloignement exécutoire prise par l'un des États ou s'est maintenu sur le territoire d'un de ces États sans justifier d'un droit de séjour ; / 7° L'étranger a contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le sien un titre de séjour ou un document d'identité ou de voyage ou a fait usage d'un tel titre ou document ; / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
10. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des déclarations qu'il a faites aux services de police le 18 mars 2024, que M. B, qui s'est maintenu en France après l'expiration de son visa, le 19 octobre 2022, a exprimé son intention de ne pas se conformer à une mesure d'éloignement prise à son encontre. Par ailleurs, s'il se prévaut d'une attestation d'hébergement datée du 2 octobre 2023, M. B a déclaré à deux reprises, le 18 mars 2024, résider au Bourget, sans indiquer précisément d'adresse dans cette ville. Enfin, s'il justifie de convocations à des rendez-vous médicaux programmés au cours de l'année 2024, il ne démontre, ni même n'allègue qu'il serait privé de la possibilité de consulter des praticiens des mêmes spécialités médicales en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire serait intervenue en méconnaissance des dispositions précitées.
11. En sixième lieu, il ressort de ce qui a été précédemment exposé au point 7 du présent jugement que M. B n'établit pas sérieusement d'obstacle à la prise en charge de sa pathologie en cas de retour en Egypte, pays dont il a la nationalité. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant ce pays de destination en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet serait entachée d'une erreur d'appréciation.
12. En septième lieu, alors qu'il n'établit pas l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français édictée à son encontre, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination serait illégale par voie d'exception.
13. En huitième lieu, la décision interdisant à M. B de retourner sur le territoire français vise les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne la date d'entrée sur le territoire français du requérant, la nature de ses attaches en France, le fait qu'il n'a pas fait l'objet de mesures d'éloignement et la circonstance que son comportement ne semble pas constituer une menace pour l'ordre public. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.
14. En neuvième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français " et selon l'article L.612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
15. Compte tenu des éléments de sa situation exposés ci-avant, M. B, qui d'une part, n'établit pas de circonstance humanitaire particulière, notamment liée à son état de santé, et d'autre part, ne conteste pas ne pas être dépourvu d'attaches en Egypte, où résident notamment son épouse et leurs trois enfants, n'est pas fondé à soutenir que l'interdiction de retour sur le territoire français qu'il conteste méconnaitrait les dispositions rappelées au point précédent, sans qu'il puisse par ailleurs utilement se prévaloir d'une illégalité de son inscription au système d'information Schengen, dès lors que l'arrêté litigieux ne prévoit pas une telle mesure, ni de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, qu'il n'a pas établie.
16. En dernier lieu, alors que, comme cela a été relevé au point 10 du présent jugement, M. B ne justifie pas de l'existence d'une adresse à laquelle il résiderait habituellement, l'intéressé n'établit pas l'atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale de la décision l'assignant à résidence qu'il conteste.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de M. B doivent être rejetées, y compris ses conclusions à fin d'injonction, ainsi que celles qu'il présente sur le fondement des dispositions de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et à la préfète de l'Oise.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2024.
La magistrate désignée,
Signé
A. Rondepierre
La greffière,
Signé
S. FORTIER
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026