vendredi 24 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2401329 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 5 avril et 14 mai 2024, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) l'annulation de la décision du 28 février 2024 par laquelle la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lille a rejeté sa demande de transfert d'établissement ;
2°) l'annulation des décisions de la directrice interrégionale des services pénitentiaires accusant réception de son recours administratif et transmettant cette demande à l'administration pénitentiaire.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code pénitentiaire ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ()".
2. En premier lieu, eu égard à leur nature et à leurs effets sur la situation des détenus, les décisions refusant de donner suite à la demande d'un détenu de changer d'établissement ne constituent pas des actes administratifs susceptibles de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir, sous réserve que ne soient pas en cause des libertés et des droits fondamentaux des détenus. Dès lors que M. A se borne à faire état des différents motifs qui l'incitent à demander son transfert d'établissement, sans assortir ce moyen du moindre élément de preuve, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision attaquée porterait atteinte à des libertés ou des droits fondamentaux des détenus. Par suite, la décision attaquée du 28 février 2024 n'est pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir et les conclusions dirigées contre elles sont manifestement irrecevables.
3. En second lieu, ni le courrier par lequel la directrice interrégionale des services pénitentiaires a accusé réception du recours administratif de M. A dirigé contre la décision précitée, ni les mentions de la transmission de ce recours dans le dossier de
M. A ne constituent des décisions faisant grief, susceptibles d'un recours pour excès de pouvoir. Les conclusions dirigées contre ces courriers sont également manifestement irrecevables et doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Amiens, le 24 mai 2024.
Le président de la 2ème chambre,
Signé
B. Boutou
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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